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Réduire les émissions de CO2 sauverait 74 millions de vies

© Photo PixabayClimate change
Climate change - Sputnik France, 1920, 05.08.2021
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Une réduction rapide des émissions de gaz à effet de serre permettrait de sauver plusieurs millions de vies, selon une nouvelle étude.
L'étude réalisée par l'Université de Berne et la London School of Hygiene & Tropical Medicine a bel et bien établi un lien direct entre le changement climatique et l'augmentation des risques de mortalité due à la chaleur.
Publiée dans la revue Nature Climate Change, l’étude, qui a porté sur 732 villes et 43 pays, a souligné qu’entre 1991 et 2018, plus d'un tiers des décès dans lesquels la chaleur a joué un rôle, étaient attribuables au réchauffement climatique.
De même, un rapport publié en 2020 par la revue de recherche médicale "The Lancet" portant sur les données de santé publique de 2019, a confirmé que les vagues de chaleur, la pollution atmosphérique et les conditions météorologiques extrêmes nuisent de plus en plus à la santé humaine.
Déni ou inadvertance ? Ces résultats ne semblent pas toujours éclairer le développement de modèle économique ou la prise de décision politique.
"L'élément clé à retenir, c’est qu'un nombre important de vies peuvent être sauvées en réduisant les émissions" de gaz à effet de serre, a déclaré à la Radio publique américaine NPR, Daniel Bressler, doctorant à l'Université de Columbia et auteur de la nouvelle étude, publiée la semaine dernière dans la revue "Nature Communications".
Lorsqu'il a examiné les dernières recherches sur la mortalité et le changement climatique, Bressler a découvert qu'environ 74 millions de vies pourraient être sauvées ce siècle si les émissions de gaz à effet de serre sont réduites à zéro d'ici 2050. Une conclusion qui, si prise en compte, permettrait de s'éloigner du scénario désastreux dans lequel la Terre connaîtrait une hausse de température de 4°C d'ici la fin du siècle.
Le chercheur espère que ces nouveaux chiffres seraient bénéfiques à un groupe de travail fédéral qui réévalue actuellement la façon dont le gouvernement calcule les coûts et les avantages des politiques climatiques.
En effet, le gouvernement américain calcule, depuis 2010, le "coût social du carbone", un montant en dollars qui représente la charge associée à l'émission d'une tonne métrique de dioxyde de carbone dans l'atmosphère. Ce coût englobe la santé humaine, la consommation d'énergie, l'extinction d'espèces, les changements dans la productivité agricole et l'élévation du niveau de la mer.
Le coût social du carbone a un impact sur la politique fédérale qui est évalué à des milliards de dollars, y compris les réglementations sur les émissions d'échappement des véhicules, les centrales électriques et les normes d'efficacité des équipements.
"Il y a eu plus de 100 réglementations gouvernementales américaines où le coût social du carbone a été pris en compte", a pour sa part déclaré Maureen Cropper, économiste du climat à l'Université du Maryland.
Avoir un chiffre précis du coût social du carbone est particulièrement important au moment où le Congrès et les gouvernements des États envisagent des investissements majeurs dans les infrastructures, a confié Daniel Bressler.
Sous l'administration Obama, le coût associé à l'émission de carbone a été calculé comme étant au moins sept fois plus élevé que sous l'administration Trump.
De son côté, le président Joe Biden a rétabli le chiffre des coûts de l'ère Obama. Il a aussi désigné un groupe de travail fédéral chargé de réexaminer ce calcul pour s'assurer que celui-ci prend en compte les recherches les plus récentes sur la question. Un nouveau calcul est prévu début 2022.
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