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L’aéroport de Kaboul en passe de tomber aux mains des talibans

© AFP 2021 WAKIL KOHSARAéroport de Kaboul
Aéroport de Kaboul - Sputnik France, 1920, 30.08.2021
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Les talibans* ont salué le retrait complet des forces étrangères de l'aéroport de Kaboul et annoncé vouloir étendre leur contrôle sur l'ensemble du site «dans un avenir proche». Le Conseil de sécurité de l’Onu va discuter ce 30 août de la formation d'une «zone protégée» dans la ville pour mener des opérations humanitaires.
Le mouvement taliban* contrôle déjà plusieurs parties de l'aéroport international de Kaboul et compte en prendre le contrôle total «dans un avenir proche», a informé le 29 août dans une interview à la chaîne NHK son porte-parole, Zabihullah Mujahid.
Il a par ailleurs souligné que les talibans* étaient optimistes quant au retrait complet des forces étrangères de l'aéroport, notamment du personnel des pays membres de l'Otan qui gèrent le trafic aérien, la sécurité et d'autres missions à l'aéroport.
De nombreux États ont déjà évacué leurs citoyens, le personnel de leurs ambassades ainsi que des Afghans souhaitant fuir le pays. Selon l’AFP, environ 114.400 personnes, dont près de 5.500 citoyens américains, ont été évacuées d'Afghanistan depuis le 14 août.
Les talibans*, qui ont pris le contrôle du pays, ont ordonné à toutes les forces étrangères de quitter le territoire afghan avant le 31 août, faute de quoi leur présence sera considérée comme une occupation.

La crise afghane débattue ce lundi à l’Onu

Le Conseil de sécurité de l’Onu se réunit ce lundi 30 août pour aborder la crise afghane. La France et le Royaume-Uni vont plaider en faveur de la création à Kaboul d'une «zone protégée» pour mener des opérations humanitaires.
«C'est très important. Cela donnerait un cadre des Nations unies pour agir dans l'urgence, et cela permettra surtout de mettre chacun devant ses responsabilités et à la communauté internationale de maintenir une pression sur les talibans*», explique Emmanuel Macron dans un entretien accordé le 28 août au Journal du dimanche.
Ils sont «à risque en raison de leurs engagements – des magistrats, des artistes, des intellectuels – mais aussi beaucoup d’autres personnes qui ont été signalées par des proches et dont on nous dit qu’elles sont à risque», ajoute-t-il, évoquant également la situation des femmes «qui ont été éduquées ces vingt dernières années, en particulier dans les villes, et qu’on doit aider à échapper à la répression.»
Interrogés le 29 août par Franceinfo, les talibans* ont réfuté ces propos. En outre, le porte-parole du bureau politique du mouvement fondamentaliste islamiste, Suhail Shaheen, a qualifié de «sans fondement» le rapport de l’Onu qui les accuse d’avoir dressé des «listes prioritaires» d’individus qu’ils souhaitent arrêter.
«Ils [le rapport] affirment qu’il existe une liste pour cibler les gens, les chercher, les identifier, les arrêter et les tuer. Mais il n’y a rien de tel», assure-t-il sur Franceinfo.
Les talibans* avaient déjà dirigé le pays entre 1996 et 2001, imposant une version ultra-rigoriste de la loi islamique. Une répétition de ce scénario est crainte par de nombreux Afghans, principalement dans les villes. Mais cette fois, les talibans* promettent de respecter les croyances religieuses et les valeurs spirituelles de tous les Afghans, de fournir aux femmes tous les droits dans le cadre de la loi islamique et aux médias la possibilité de travailler librement.
*Organisation terroriste interdite en Russie
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