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Migrants afghans: Macron met de l’eau dans son vin et s’attire les foudres du RN

© AFP 2021 JOHN THYSEmmanuel Macron
Emmanuel Macron  - Sputnik France, 1920, 30.08.2021
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Critiqué pour avoir appelé à «anticiper» les flux migratoires venus d’Afghanistan et à s’en «protéger», Emmanuel Macron a depuis nuancé sa position. Au risque de déplaire à droite.
Deux semaines après avoir suscité un tollé avec des propos fermes sur l’immigration afghane, Emmanuel Macron a tempéré son discours, lors d’un récent entretien sur TF1. Alors qu’il avait souligné mi-août qu’un afflux de migrants venus d’Afghanistan pouvait nourrir les «trafics de toutes natures», le Président a cette fois-ci mis en garde contre l’amalgame entre immigration et terrorisme.
«Je pense qu'il ne faut pas confondre les risques terroristes et le phénomène des migrations […]. Il y a parfois des liens, il y a des gens qui commettent le pire sur notre sol, qui sont issus de l'immigration récente ou plus ancienne. Pour autant, je distingue ces deux notions de manière très claire», a ainsi déclaré le chef de l’État sur TF1.
Le Président a ajouté que la crise migratoire afghane ne serait pas comparable à la crise syrienne et que le terrorisme était souvent fait d’individus isolés plutôt que de «complots construits depuis l'extérieur».
Un rétropédalage qui a eu le don d’agacer à droite, en particulier du côté du RN. Sur Twitter, Marine Le Pen s’est ainsi désolée que le Président ne fasse qu’un lien «anecdotique» entre terrorisme et immigration, et a appelé à contrôler le flux de migrants afghans, pour «la sécurité de la France et de l'Europe».
Même son de cloche pour l’eurodéputée Hélène Laporte (RN), qui voit dans la dernière intervention du chef de l’État l’illustration du «en même temps» macronien.
À droite aussi, la valse-hésitation de Macron a soulevé quelques critiques. Patrick Stefanini, directeur de campagne de Valérie Pécresse, a ainsi souligné que les risques migratoires et sécuritaires étaient «intimement liés» et que le «risque zéro» n’existait pas, sur LCI.

Infiltration terroriste

La crainte de voir de potentiels terroristes profiter des flux migratoires pour arriver en Europe a été réveillée après l’entrée des talibans* dans Kaboul. Ce 28 août, Zamir Kaboulov, représentant spécial du Président russe pour l’Afghanistan, avait mis en garde contre ce risque d’infiltration, invitant à «surveiller très attentivement» les candidats à l’exil.
En France, le paysage politique se déchire sur la question. Le RN a récemment publié une pétition pour limiter l’accueil des migrants afghans, y voyant un «cheval de Troie» du terrorisme. De l’autre côté de l’échiquier, Sandrine Rousseau, candidate à la primaire écologiste, a suscité un tollé en déclarant qu’«avoir de potentiels terroristes en France» permettait de mieux les surveiller qu’en Afghanistan.
Sur le terrain, plusieurs réfugiés afghans débarqués en France ont déjà fait parler d’eux. Ce 23 août, quatre hommes soupçonnés d’entretenir des liens avec les talibans* ont fait l’objet d’une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance (MICAS) à leur arrivée sur le territoire. Placé dans une structure d’accueil, l’un d’entre eux a finalement violé sa zone de surveillance. Il a été condamné à 10 mois de prison avec sursis.
*Organisation terroriste interdite en Russie
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