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L'UE divisée sur la question des investissements "verts"

© AFP 2021 JEFF PACHOUD / AFPCentrale nucléaire de Cruas-Meysse
Centrale nucléaire de Cruas-Meysse - Sputnik France, 1920, 16.12.2021
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Les dirigeants de l'Union européenne réunis en sommet à Bruxelles ont affiché jeudi leurs désaccords sur la nature des investissements "verts" au sein du bloc, dans l'attente d'une décision de la Commission européenne.
L'exécutif européen a été appelé par les Etats membres à trancher sur la question de savoir s'il fallait inclure le gaz et le nucléaire dans la liste des énergies considérées comme vertueuses pour l'environnement.
Ce système de classification ou "taxonomie pour une finance durable" vise à mieux orienter les flux de capitaux vers des activités durables dans l'ensemble de l'Union européenne, afin de contribuer à l'objectif européen d'atteindre la neutralité carbone à l'horizon 2050.
La Commission a présenté ces règles dès novembre 2020 mais a retardé sa décision sur le gaz et le nucléaire après un lobbying intense de certains pays membres et des secteurs concernés.
La France, notamment, où le nucléaire fournit 70% de l'électricité, milite activement pour l'intégration du nucléaire dans la "taxonomie verte" de l'UE. Elle s'oppose sur ce point à l'Allemagne, qui a entériné l'abandon du nucléaire après l'accident de Fukushima en 2011, ou à l'Autriche.
"Nous sommes contre l'écoblanchiment de l'énergie nucléaire (...). Nous avons des alliés, parmi lesquels le Luxembourg, mais bien sûr aussi de puissants opposants qui soutiennent l'énergie nucléaire", a déclaré le chancelier autrichien Karl Nehammer.
Paris peut s'appuyer sur plusieurs alliés au sein du bloc, dont Varsovie, qui défend le recours aux centrales à gaz.
"La Pologne soutient très fortement la possibilité de financer des investissements dans le gaz et le nucléaire", a réaffirmé son Premier ministre, Mateusz Morawiecki, à son arrivée à Bruxelles.
"Les centrales électriques au gaz ont des émissions plus faibles (que le charbon) et les centrales nucléaires ont zéro émission et nous en aurons besoin comme combustible pour les 30 prochaines années ou plus longtemps. D'autres ont des doutes à ce propos, la Pologne appelle clairement en faveur (de cette mesure)", a-t-il ajouté.
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