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"Nous arrivons face à l’opportunité historique que la guerre froide finisse enfin"

© AFP 2021 DENIS BALIBOUSEPourparlers américains et russes à Genève, 10 janvier 2022
Pourparlers américains et russes à Genève, 10 janvier 2022 - Sputnik France, 1920, 15.01.2022
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Après une semaine d’échanges entre la Russie et l’Occident sur les tensions en Ukraine, la situation pourrait se résoudre plus rapidement qu’il n’y paraît. Analyse de Sébastien Cochard, conseiller d’eurodéputés, pour Le Désordre mondial.
Le 10 janvier s’est tenu à Genève le sommet Russie–États-Unis sur la sécurité en Europe. L’un des objectifs de cette réunion était de déminer la situation explosive autour de l’Ukraine.
Au-delà de cette crise, Moscou souhaite que les États-Unis et l’Otan arrêtent de menacer la frontière russe avec leurs systèmes de missiles et leurs soldats. Washington, pour sa part, veut que Moscou éloigne ses troupes de la frontière russo-ukrainienne. La Russie a pourtant souligné qu’elle n’avait aucune intention d’envahir l’Ukraine.
Les drapeaux russe et américain - Sputnik France, 1920, 12.01.2022
Russie-USA: place à la détente?
Elle souhaite en revanche que Washington arrête son expansion vers la frontière russe par le biais de son soutien massif à l’Ukraine et réduise les déploiements de troupes de l’Otan en l’Europe de l’Est. Washington a opposé une fin de non-recevoir à Moscou. Ainsi, il laisse sur la table une éventuelle intégration de l’Ukraine dans l’Otan, une ligne rouge pour la Russie.
Sébastien Cochard, ancien diplomate et conseiller de députés au Parlement européen sur les affaires économiques et de relations internationales, approuve la démarche de Moscou :
"Il faut garder à l’esprit que l’Otan n’a pas plus de raison d’être depuis la chute de l’URSS. La demande de la Russie pour essayer de sécuriser son environnement proche n’est pas déraisonnable. Ce qui est déraisonnable, c’est le maintien de l’Otan, son développement et son extension."
Quel est l’intérêt de l’Ukraine aux yeux des États-Unis? Le conseiller considère qu’elle n’en a guère:
"La Russie est beaucoup plus préoccupée par l’Ukraine que les États-Unis, c’est pour cela que les Russes sont plus déterminés que les Américains. L’Ukraine, profitant du changement d’administration aux USA, a mis un coup d’accélérateur à son lobbying pour devenir membre de l’Otan. Face à cet activisme ukrainien, Moscou a commencé à avoir ces mouvements de troupes d’intimidation. Mais la Russie n’a aucune intention d’envahir l’Ukraine."
Un accord est-il envisageable?
"Je pense que Washington est tout à fait prêt à entrer dans un accord avec Moscou. La Russie considère qu’elle a besoin de cet accord car le danger devient trop grand que l’Ukraine –et dans une moindre mesure la Géorgie– rejoigne l’Otan. Les États-Unis, eux, veulent se concentrer sur leur politique d’isolation de la Chine. Nous arrivons, à cause de l’obsession légitime ou pas des Américains vis-à-vis de la Chine, face à l’opportunité historique que la guerre froide finisse enfin entre la Russie et le reste du monde."
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