Claude Guéant incarcéré pour huit mois dans l'affaire des sondages de l'Élysée

© AFP 2022 ERIC FEFERBERGClaude Guéant
Claude Guéant - Sputnik France, 1920, 21.01.2022
L'ancien ministre de l’Intérieur Claude Guéant a été condamné à de la prison ferme pour favoritisme, dans une affaire d’attribution litigieuse de sondages. Nicolas Sarkozy avait déjà été invité à témoigner devant le tribunal à ce sujet.
Claude Guéant, ex-secrétaire général de la présidence, a été condamné à huit mois de prison ferme avec mandat de dépôt dans l'affaire des sondages de l'Élysée. Trois autres anciens conseillers et collaborateurs de Nicolas Sarkozy, soupçonnés de favoritisme ou de détournement de fonds publics, ont également été condamnés.
Parmi eux, Patrick Buisson a écopé de deux ans de prison avec sursis ainsi que 150.000 euros d'amende. Alors qu’Emmanuelle Mignon, à l’époque directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, a été sanctionnée de six mois avec sursis.
Le tribunal a présenté son jugement en l’absence de Claude Guéant. Celui-ci, incarcéré à la prison de la Santé pour l'affaire dite des primes de cabinet, avait demandé à ne pas en être extrait.

Affaire des sondages de l'Élysée

Il était reproché aux accusés d’avoir commandé pour plusieurs millions d’euros de sondages à la société de Patrick Buisson, entre 2007 et 2012, sans publicité ni appel d’offres.
Fin 2021, le parquet national financier avait déjà requis un an de prison ferme et 10.000 euros d’amende contre Claude Guéant. Écroué depuis le 13 décembre dans le cadre d’une autre condamnation, celui-ci s’était récemment plaint de ses conditions d’incarcération, avait rapporté son entourage à Europe 1. Sa demande de remise en liberté devait d’ailleurs être examinée début février.
Quant à Nicolas Sarkozy, son immunité présidentielle lui a permis de passer au travers des gouttes dans l’affaire des sondages de l’Élysée. L’ancien Président avait cependant été cité à comparaître comme témoin lors du procès, une décision de justice jusqu’alors inédite. Lors de son audience le 2 novembre, il avait refusé de répondre aux questions de Benjamin Blanchet, président du tribunal de Paris.
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