Le procès de l'attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray s'ouvre à Paris

© AP Photo / Francois MoriLe 26 juillet 2016, le père Jacques Hamel, 85 ans, avait été égorgé en pleine messe par deux djihadistes de 19 ans.
Le 26 juillet 2016, le père  Jacques Hamel, 85 ans, avait été égorgé en pleine messe par deux djihadistes de 19 ans. - Sputnik France, 1920, 14.02.2022
Le procès de l'assassinat sauvage du père Jacques Hamel, le prêtre de la paroisse de Saint-Étienne-du-Rouvray, en Normandie, en pleine vague d'attentats d'inspiration djihadiste en 2016 en France, s'ouvre ce lundi devant une cour d'assises spécialement composée à Paris.
Le 26 juillet 2016, le père Hamel, 85 ans, avait été égorgé en pleine messe par deux djihadistes de 19 ans, Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean, qui avaient eux-mêmes été abattus lors de l'intervention des forces de l'ordre.
Ce meurtre sauvage, que les assaillants avaient forcé un paroissien, Guy Coponet, aujourd'hui âgé de 92 ans, à filmer, répondait à l'appel du groupe Etat islamique (EI)* à s'attaquer à des églises catholiques pour déclencher une guerre de religions en France.
Il s'était produit douze jours après l'attentat au camion bélier qui avait fait 86 morts sur la promenade des Anglais, à Nice, deux mois après le meurtre de deux policiers à Magnanville et un peu plus de huit mois après les attentats du 13 novembre 2015 à Saint-Denis et Paris, dont le procès se déroule en ce moment dans une salle d'audience voisine du tribunal de l'île de la Cité, en plein coeur de la capitale.
Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean, qui s'étaient radicalisés de manière express et avaient tenté sans succès de rejoindre l'EI* en Syrie, étant morts, seuls trois de leurs proches, âgés de 25 à 36 ans, sont présents dans le box des accusés de la Cour d'assises. Ils sont jugés pour association de malfaiteurs terroriste criminelle et risquent jusqu'à 30 ans de prison.
Le parquet national antiterroriste n'a en revanche pas retenu à leur encontre le chef d'accusation de "complicité" de l'assassinat du père Hamel, faute d'avoir établi qu'ils étaient au courant du projet des deux tueurs, qui étaient passés à l'acte seulement quelques jours après évoqué cette idée sur la messagerie cryptée Telegram.
Un quatrième homme est jugé par contumace pour "complicité", le djihadiste français Rachid Kassim, destinataire d'une vidéo d'allégeance à l'EI* d'Adel Kermiche et Abdel Malik Petitjean et considéré comme le commanditaire de plusieurs attentats en France, présumé mort dans une frappe aérienne américaine à Mossoul, en Irak, en juillet 2017.
*Organisation terroriste interdite en Russie.
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