L’Algérie et la Russie veulent coopérer dans ce secteur clé

© Sputnik . Pavel BedniakovVladimir Poutine et Abdelmadjid Tebboune
Vladimir Poutine et Abdelmadjid Tebboune - Sputnik Afrique, 1920, 05.07.2023
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Alger et Moscou vont travailler de concert dans le domaine des hydrocarbures, ont annoncé les autorités russes. Le géant russe Gazprom collabore déjà avec la Sonatrach pour exploiter des champs gaziers en Algérie.
De la suite dans les idées. Après la visite du Président algérien Abdelmadjid Tebboune à Moscou mi-juin, la Russie et l’Algérie continuent leur rapprochement. Les deux pays vont notamment continuer de collaborer dans le secteur des hydrocarbures, a annoncé le vice-ministre russe de l'Énergie, Sergueï Mochalnikov, à l’issue d’une réunion avec l’ambassadeur algérien Smail Benamara.
Les deux parties veulent coopérer sur les questions pétrolières, gazières mais aussi dans le domaine de l’industrie électrique. Moscou pourrait ainsi fournir des équipements russes pour les centrales thermiques algériennes.
"La Russie et l'Algérie mettent en œuvre de nombreux projets conjoints dans le domaine du combustible et de l'énergie. Les entreprises de nos pays sont intéressées par la poursuite du développement du dialogue énergétique et de la coopération mutuellement bénéfique", a ainsi déclaré Sergueï Motchalnikov dans un communiqué.
Un groupe de travail russo-algérien sur l'énergie devrait d’ailleurs se réunir en septembre. Moscou et Alger discutent en outre d’une coopération dans le domaine de l’énergie atomique civile. Le ministre algérien de l’Énergie Mohamed Arkab avait ainsi rencontré Alexandre Voronkov, directeur régional Rosatom au Moyen-Orient et Afrique du Nord, ce 3 juillet.

L’alliance de deux géants

Sur le terrain, des partenariats ont déjà été noués entre les deux poids lourds des hydrocarbures russe et algérien: Gazprom et la Sonatrach. L’entreprise russe devrait d’ailleurs aider à exploiter deux nouveaux gisements gaziers dans la région d’Oum El-Assel, pour un investissement estimé à un milliard de dollars.
Les deux sociétés avaient déjà lancé un plan de développement conjoint en juillet 2022, soumis à l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT).
L’Algérie reste l’un des plus importants producteurs de pétrole africain, derrière la Libye et l’Angola, rapportait récemment le portail Trading Economics. Elle peut se targuer de produire 999.000 barils par jour (b/j).
Alger a cependant décidé de resserrer le robinet en avril dernier, réduisant sa production de 48.000 b/j. Une nouvelle baisse est attendue en août, à hauteur de 20.000 b/j. D’autres pays de l’Opep+, comme l’Arabie saoudite ou la Russie, ont opté pour la même stratégie baissière.
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