"Ils tiraient dans le dos de la foule": un employé du Crocus raconte comment il a sauvé des gens

© Sputnik . Sergey Bobylev / Accéder à la base multimédiaСотрудники силовых структур и медицинской службы выносят раненого из концертного зала "Крокус Сити Холл"
Сотрудники силовых структур и медицинской службы выносят раненого из концертного зала Крокус Сити Холл - Sputnik Afrique, 1920, 24.03.2024
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Lorsque les terroristes ont fait intrusion dans le Crocus City Hall, Alexeï Ossanouchkov, employé de la sécurité de la salle de concert, se trouvait près du portique de détection. Il a vite réagi et a dirigé les visiteurs vers un abri. Pour Sputnik, le survivant de l'attaque revient sur les événements de ce soir-là.

"Cela a commencé très soudainement. Tout avait été préparé 100 % à l'avance... Ils se sont mis à tirer dans le dos de la foule. Les gens ont couru à ma rencontre, je me trouvais en première ligne. J'avais un ami à côté de moi, il a été fauché par une rafale", a déclaré Alexeï.

Le survivant a ajouté qu'il se tenait près du portique de sécurité et qu'il avait ensuite conduit les gens pour les aider.

"Les gens paniquaient. Ils étaient juste assis par terre, les bras autour de la tête [...]. Et ils courent, les terroristes, et tirent", s'est-il souvenu.

Alexeï a réussi à fermer la porte d'un local du complexe au nez et à la barbe des assaillants.

"J'ai été aidé par les hommes qui étaient là. L'un d'eux a cassé un bouclier anti-incendie, et a sorti une hache d'incendie. Nous étions trois à tenir la porte, alors qu'il se tenait prêt avec la hache", se souvient M.Ossanouchkov.

Après le départ des hommes armés, la fumée a commencé à pénétrer dans le local. Alexeï a alors décidé de faire sortir les gens par les sous-sols.
"Je travaille au Crocus depuis treize ans, je connais tous les passages. J'ai guidé les gens, ils étaient une centaine", a-t-il expliqué.
Après avoir inhalé de la fumée, Alexeï a eu besoin d'une aide médicale. De plus, suite à cet événement, il n'a pas dormi pendant deux nuits.

"Il n'y avait pas de peur du tout, tout était précis, comme si tout cela se répétait chaque jour en mode automatique. La peur est venue après coup. Il y a eu une prise de conscience de ce qu'il s'était passé", a ajouté Alexeï.

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