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    La petite Elise, fille d'un père français et d'une mère russe, est au centre d'un conflit entre ses parents

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    Elise, une fillette franco-russe enlevée à Arles en mars dernier et interpellée lundi avec sa mère en Hongrie, est transmise à son père, de nationalité française, a déclaré à RIA Novosti la porte-parole de l'ambassade russe en Hongrie Irina Zvonova représentante de l'ambassade.
    La petite Elise, 3 ans, fille d'un père français et d'une mère russe, est au centre d'un conflit entre ses parents divorcés dont chacun réclame la garde de l'enfant. Son père accuse la mère de la fillette, la ressortissante russe Irina Belenkaïa, dont il est séparé depuis 2007, d'être l'auteur du rapt au terme duquel elle a enlevé la fillette, sans que cette accusation soit confirmée par la justice russe ou française.
    Le 24 mars deux informations judiciaires ont été ouvertes en France à l'encontre d'Irina. L'une pour " soustraction de mineur par ascendant " et l' autre pour " complicité de violences volontaires ayant entraîné une interruption de travail temporaire de plus de huit jours ". Cela étant la justice française persiste à ignorer que Jean- Michel André ait kidnappé sa fille en Russie en 2008 et l'a ramenée en France et que son acte constitue une violation non seulement des lois russes, mais aussi des lois françaises, qui sont plus sévères à ce sujet.
    Les juristes russes estiment que la meilleure des issues dans le cas d'Elise André serait de laisser la justice russe prendre la décision, a dit le président de la commission de la Chambre sociale pour le conträle sur les institutions liées au droit et sur la réforme de la justice, le maître Anatoli Koutcherena. " Aux termes de la loi russe, les Russes se trouvant à l'étranger doivent être défendus et les institutions consulaires russes doivent donc prêter toute assistance nécessaire à Elise et à sa mère. La meilleure des solutions des organismes consulaires de Hongrie serait d'accorder le droit de décider à la justice russe, qui avait déjà tranché ce conflit en faveur de la mère et de la résidence de l'enfant en Russie. Le président du comité de la Douma (la chambre basse du parlement russe) pour le droit Pavel Kracheninnikov a exprimé à son tour l'opinion que la petite Elise devait rester avec sa mère, Irina Belenkaya, conformément à la décision de la justice russe. Commentant l'information sur l'interpellation d'Irina Belenkaya en Hongrie, il a rappelé l'existence entre Moscou et Budapest d'un traité d'assistance juridique réciproque. " Aux termes de ce traité, toute décision de la justice russe doit être reconnue et appliquée, " a-t-il précisé. Il s'est prononcé pour la conclusion d'un accord dans ce domaine entre la Russie et la France pour régulariser la coopération entre les deux Etats dans les affaires civiles et les conflits de famille. Tant que cet accord n'est pas conclu, les cas analogues se reproduiront.

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