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    « PISTE RUSSE » AU FESTIVAL DE CANNES

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    Le 62e festival du film à Cannes s’est terminé par la projection d’un film du réalisateur français Jan Kounen « Coco Chanel et Igor Stravinski ». Ce film sur l’amour des deux grands hommes n’a pas participé au concours, mais c’était une jolie finale du prestigieux concours.
    C’est le réalisateur autrichien Michael Haneke aui a reçu « la Palme d’or », le prix principal, pour son film « Un ruban blanc ». C’est l’histoire des deux adolescents qui chantent dans un chœur dans un village allemand habité de protestants à la veille de la première guerre mondiale. Les protagonistes deviennent victimes de la société cruelle, ils ne peuvent pas tenir le coup contre le mal. Le Grand Prix du festival a été décerné au réalisateur Jacques Audiard pour son film « Un prophète », sur un adolescent arabe qui se retrouve dans une prison française.
    La nécessité de surmonter, par l’homme et par la société moderne, d’une peur devant l’avenir, c’est le sujet principal du festival actuel qui s’est passé pendant la première crise financière et économique de l’époque de mondialisation. Le forum a montré que les plus grands cinéastes du monde continuent à étudier et à prédire les voies du développement ultérieur de la civilisation, qu’ils sont capables de voir les dangers pouvant aboutir à la destruction de la personnalité et celle du monde et de prévenir les hommes sur ces dangers. Le critique du cinéma Kiril Razlogov a commenté les bilans du festival pour la Voix de la Russie.
    Je me suis rappelé qu’il y a 20 ans, lorsque Buñuel et Bergman se sont retrouvés ensemble parmi les membres du concours, le jury a demandé que cela ne se répète plus : de gros maitres ne doivent pas participer ensemble à un seul concours car le jury ne peut pas évaluer objectivement les nouveaux processus dans le cinéma. Maintenant, tous les membres du concours sont à la hauteur de Buñuel et de Bergman, donc, il n-y a pas de place pour d’autres et les critères de l’appréciation sont définitivement embrouillés.
    Malheureusement, les films russes n’ont pas participé au concours. La Russie a présenté deux films dans le programme Un certain regard. Le film historique de Pavel Lounguine « le Tsar » sur Ivan le Terrible a connu un grand intérêt du public. La dernière œuvre de l’acteur Oleg Yankovski, récemment décédé, qui a interprété dans le film le rôle du métropolite de Moscou Philippe a été hautement appréciée des professionnels et des spectateurs. Le deuxième film russe, un conte sur l’obscurité de Nikolai Khomeriki, c’est un essai touchant sur la solitude d’une femme moderne née à Vladivostok. La Russie n’a pas reçu de prix, le jury a préféré le film grec « Dogtooth » du réalisateur Yorgos Lanthimos. Il s’agit d’une histoire d’une famille dont les membres rappellent les automates et incarnent les vices de la civilisation non seulement moderne, mais aussi ancienne. Selon Kiril Razlogov, les films qui dépassent le cadre coutumier du cinéma européen ont reçu des prix, tandis que les nôtres suivent les traditions du cinéma européen.
    Kiril Razlogov dit que dans le monde du cinéma, la conjoncture fait que l’on préfère en ce moment l’exotisme, les extrémités, la non-ressemblance. En ce sens, nos films perdent. La situation est compliquée, mais certaines personnalités talentueuses et des ouvrages talentueux arrivent à se frayer le chemin sur cette toile de fond.
    On a pu le voir également dans le programme « Flash sur le nouveau cinéma russe », proposé par le Pavillon russe dans le village international sur le quai de la Croisette. Le Pavillon russe a toujours été fréquenté, les spectateurs y viennent pour rencontrer des réalisateurs russes, les professionnels y discutent avec leurs collègues les questions de distribution, de coproduction. Avant la fin du 62e festival du film, on a annoncé le projet du premier festival du film écologique en Russie.

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