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    LA RUSSIE EST EN DROIT DE JUGER LES PIRATES AYANT PRIS EN OTAGE « ARCTIC SEA »

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    La Russie est en droit d’instruire l’affaire du cargo « Arctic Sea » et de juger les pirates l’ayant pris en otage. Comme l’a déclaré le porte-parole officiel du MAE de Russie, cela est fixé noir sur blanc dans le droit international.
    On commence à voir plus clair dans l’affaire de la disparition énigmatique du vraquier « Arctic Sea ». Les pirates présumés sont arrêtés. Les enquêteurs établissent le rôle de l’équipage. Le cargo se dirige actuellement vers le port russe de Novorossiïsk, où il sera minutieusement inspecté pour savoir si l’incident n’avait été provoqué par quelque chargement de contrebande.
    A ce jour le film des événements se présente comme suit. Le vraquier « Arctic Sea », battant le pavillon de Malte et avec un équipage russe, transportait un chargement de bois de la Finlande en Algérie. Dans les eaux territoriales suédoises il a été attaqué par 8 hommes en vestes marquées « police ». Peu après la communication avec le cargo s’est interrompue. Une opération internationale a été organisée, qui a permis aux marins du patrouilleur de guerre russe « Ladnyï » de libérer les otages. Les attaquants étaient : deux Russes, un Estonien, un Letton et quatre hommes sans nationalité. Les pirates présumés ont été interpellés et placés à la maison d’arrêt « Lefortovo », les ambassades des pays concernés en ont été informées. Seulement que la perspective d’être jugés à Moscou ne sourit pas aux personnes arrêtées. Leur défense cherche à obtenir le transfert du procès à Malte ou en Suède. Alors que la Russie est pleinement en droit d’instruire l’affaire du vraquier « Arctic Sea », constate le porte-parole officiel du MAE de Russie Igor Liakine-Frolov.
    « Arctic Sea » a été arraisonné en haute mer comme un navire, pris en otage par de présumés pirates. En vigueur de l’article 105 de la Convention de l’ONU sur le droit maritime de 1982, tout Etat est en droit d’arraisonner et d’inspecter un navire pris en otage par des pirates, d’arrêter des personnes se trouvant à son bord et de saisir les biens qu’il transporte. Les organes judiciaires de l’Etat, ayant procédé à l’arraisonnement, peut déterminer des sanctions et des mesures qui doivent être prises à l’égard de tels navires.
    On doit dire que les pirates présumés veulent transférer l’instruction en territoire d’un autre pays, mais aussi rejettent tous les faits qui leur sont incriminés. Ils se font passer pour des écologistes pacifiques — mais on ignore seulement de quelle organisation. Et se disent être amis des marins, tandis que ces derniers le démentent, en montrant les traces des menottes et des cordes sur leurs mains. L’enquête aura à tout clarifier. Et même si la formation de groupes conjoints d’enquêteurs n’est pas prévue par la législation russe, ont étudie maintenant la possibilité d’établir l’interaction entre tous les Etats intéressés. Ce ne sera pas facile – car la louche affaire du cargo « Arctic Sea » a une vaste géographie.

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