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    Au sommaire de cette édition : Le programme de protection des témoins concerne dix mille habitants de

    Au sommaire de cette édition :
    Le programme de protection des témoins concerne dix mille habitants de Russie
    La Russie entend mettre en valeur les nouveaux marchés de céréales
    L’espace commun des paiements de la CEI contribue à la stabilité financière
    Les perspectives de radiodiffusion numérique

    Le programme de protection des témoins concerne dix mille habitants de Russie

    Le Premier ministre russe Vladimir Poutine a approuvé le programme de protection des témoins pour 2009-2013. 1,6 milliards de roubles soit plus de 53 millions de dollars sont accordés pour le réaliser. Plus de dix mille personnes bénéficieront du soutien de l’Etat dans le cadre du programme. Le Département du ministère de l’Intérieur pour la garantie de la sécurité des témoins et des victimes fondé l’été dernier assumera ces fonctions
    Le programme est adopté pour la deuxième fois en Russie. Le premier document était prévu pour deux ans : 2006-2008. L’expérience s’est avérée efficace. Plus de 3 mille personnes ont reçu l’assistance de l’Etat, a indiqué le vice-président du Comité pour la sécurité de la Douma d’Etat Nikolaï Goudkov.
    Le programme s’avère de plus en plus efficace d’année en année et exige les ressources de plus en plus importantes. Il suppose la protection physique des participants à la procédure judiciaire, leur protection contre la pression, les menaces criminelles et les règlements de comptes mais aussi les mécanismes sérieux de protection de ceux qui aident la Justice à accomplir sa mission. Cela concerne, en particulier, le déménagement ou le changement d’emploi de quiconque peut être attaqué par les criminels. Le programme suppose le changement d’aspect, de documents, etc.
    Lorsque le programme était adopté pour la première fois, la Russie n’avait aucune expérience d’application de telle loi et ne savait pas combien de moyens faudra-t-il dépenser pour le réaliser. Le mécanisme de protection des témoins est perfectionné. Le gouvernement fait croître d’année en année les crédits accordés au programme. A mon avis, le niveau stable de financement sera atteint dans deux ou trois ans.
    La plupart du financement : plus de 875 millions de roubles seront dépensés pour le déménagement temporaire des témoins dans un endroit où ils se sentiront en sécurité. Le reste sera dépensé pour la garde personnelle et la garde du logement des participants au programme. Il est prévu d’accorder les crédits pour assurer la confidentialité, acheter les moyens de protection individuelle. Les auteurs du projet ont réfléchi aux détails en se fondant sur les programmes analogues occidentaux qui y sont appliqués depuis plusieurs années, estime l’avocat moscovite en vue Andrei Kniazev.
    Ce processus est engagé et c’est un fait réjouissant. Le président et l’Etat se soucient de consolider le système judiciaire. Le témoin qui fait les dépositions sur les dossiers pénaux, d’arbitrage, civils sérieux doit être sûr de sa sécurité. J’espère que ce département déploiera efficacement ses activités en protégeant la vie et la sécurité des témoins.
    Le ministère russe de l’Intérieur est coordinateur du programme mais chaque ministère fort protégera ses clients par ses propres forces. Si le dossier relève de la compétence du FSB, c’est au FSB d’assumer la responsabilité de la garantie de la sécurité. Si l’action est intentée par le Comité de contrôle des stupéfiants, c’est lui qui sera responsable des témoins et des victimes. Le financement sera centralisé. Selon les experts, un tel système assurera le maximum de confidentialité.

    La Russie entend mettre en valeur les nouveaux marchés de céréales

    Pour développer efficacement le secteur céréalier russe il faut conserver les exportations indépendamment de la conjoncture au marché mondial, a dit à une conférence de presse à Moscou le président de l’Union céréalière russe Arkadi Zlotchevski.
    Il est possible que la récolte constitue cette année 93 millions de tonnes en Russie. Cet indice est inférieur à celui qui a été enregistré l’année passée mais il n’y aura pas, néanmoins, de problèmes du blé au marché intérieur et extérieur, a expliqué le président de l’Union céréalière.
    Nous avons plus de ressources réunies qu’en 2008 compte tenu de l’actuelle récolte et des réserves. Cela garantit la satisfaction des besoins intérieurs et le maintien du potentiel d’exportation au niveau de la saison précédente. Malheureusement, la conjoncture au marché mondiale s’est brusquement détériorée. Nous évaluons dans l’ensemble les exportations entre 16 et 20 millions de tonnes contre 23 millions de tonnes pendant la saison précédente. Il existe des quantités nécessaires qu’il faut exporter obligatoirement pour éviter la pression excédentaire sur le marché intérieur.
    La Russie consolide depuis 2002 ses positons au marché mondial des céréales. Cependant, cette année, ces marchés se sont réduits pour des raisons qui ne dépendant pas de la Russie, a dit Arkadi Zlotchevski, et il est nécessaire de compenser ces pertes.

    Pour compenser les pertes de 3 à 4 millions de tonnes il faudra mettre en valeur de nouveaux marchés. Si nous voulons laisser intacte la part dans les livraisons mondiales, nous devrons mettre en cette saison en valeur de nouveaux marchés d’écoulement.
    En particulier dans les régions les plus prometteuses : en Asie du Sud-Est, estime Arkadi Zlotchevski.
    La Russie aspire à créer un pool céréalier avec l’Ukraine et le Kazakhstan qui pourrait rendre plus compétitifs les trois principaux fournisseurs de blé dans l’espace postsoviétique.
    L’idée est fondée sur les facteurs objectifs. Nous faisons concurrence dans le bassin de la mer Noire en détruisant les intérêts les uns des autres. Nous faisons concurrence au Canada, à l’Europe, aux Etats-Unis, à l’Australie. Qui plus est, nous sommes en concurrence intérieure dans le cadre du bassin de la mer Noire. Notre blé est compétitif d’après les frais de logistique, les conditions de déchargement. Il en résulte que nous nous détruisons dans la concurrence des prix. Cela concerne l’Ukraine, la Russie et le Kazakhstan.
    Pour remédier à la situation qui s’est créée il faut s’entendre. Plus vite nous y réussissons, et plus chaque partie sera gagnante. Vu l’absence d’une telle structure et d’une politique intégrée des prix, la Russie et d’autres éventuels participants au pool perdent de 10 à 20 dollars en exportant chaque tonne de céréales. Dans le contexte d’une brusque baisse des prix mondiaux de telles pertes sont désavantageuses pour le secteur en général, affirme le président de l’Union céréalière.

    L’espace commun des paiements de la CEI contribue à la stabilité financière

    Les pays de la CEI, ont-ils besoin d’une monnaie commune de réserve ? Ce problème a été débattu au Forum bancaire à Bakou. Les délégués des institutions financières de la Communauté estiment à l’unanimité qu’un moyen commun de paiement sera fondé en CEI dans les deux à trois ans à venir.
    La CEI traverse une période de refonte, en premier lieu en tant qu’union politique. La crise mondiale a confirmé la nécessité de s’intégrer, d’établir les liens économiques solides. La coopération dans le système bancaire est dynamique. Les banques russes ouvrent les succursales dans les pays de la CEI, les banques azerbaïdjanaises, kazakhes, ukrainiennes fonctionnent en Russie et dans d’autres pays de la Communauté. Une telle intégration financière prescrit la nécessité de règlements en monnaies nationales. Il faut s’attendre en perspective à l’apparition d’une monnaie commune de réserve. Il est possible que ce soit le rouble. Or, il est peu probable que cela se produise dans les années à venir, estime l’analyste bancaire Mikhaïl Matovnikov :
    D’après les statistiques, le chiffre d’affaires du commerce entre les pays de la CEI est peu important. Les liens financiers prescrivent la nécessité d’une monnaie commune. Les Etats européens sont les partenaires commerciaux prioritaires de tous les pays de la CEI et la Chine l’est pour les pays d’Asie Centrale membres de la Communauté.
    Le président de la Banque d’Etat d’épargne d’Ukraine Anatoli Goulei estime qu’une monnaie de réserve sera instituée en CEI en 2015.
    Dès que le dollar est devenu en 1972 monnaie de réserve, les experts ont signalé la nécessité d’une autre monnaie. Les crises stimulent les projets locaux. Or, il n’existe pas d’îles du bonheur. Il faut concerter les règles du jeu, aborder le problème des règlements réciproques et des systèmes de paiement.
    Il faut implanter le plus vite possible les règlements en monnaies nationales, ont indiqué pratiquement tous les délégués au forum. Cela permettrait d’éviter les risques inutiles dans les rapports, précise Mikhaïl Matovnikov.
    C’est un scénario inévitable. Les risques monétaires ont nui au commerce. Les contrats en dollars de livraisons de produits russes et des pays de la CEI se sont avérés désavantageux dans le contexte de la dévaluation. Les parties ont décliné de tels contrats. S’ils étaient conclus en monnaies nationales qui dévaluaient parallèlement, la situation airait été plus stable.
    Il est temps de passer aux démarches concrètes, ont dit les délégués au forum à Bakou. Pour appliquer cette initiative, il faut que les leaders des pays de la CEI fassent preuve de volonté politique. La plupart des acteurs au marché financier se montrent prêts aux règlements en monnaies nationales.

    Les perspectives de la radiodiffusion numérique

    Le système d’information audiovisuel russe (RAVIS) a été présenté au Symposium international de la radiodiffusion numérique à Moscou. Il est possible que les habitants de Russie puissent acheter prochainement les récepteurs portatifs pour écouter et « regarder » la radio. Le nouveau système de diffusion multimedia mobile (standard DRM) permet de retransmettre jusqu’à une vingtaine de stéréo-programmes et les vidéos sur une chaîne.
    La Russie passera en 2015 à la télévision numérique. Ce système permettra d’offrir aux abonnés l’image d’une très haute qualité et un son pur comparable au CD. Les abonnés auront, en outre, la possibilité de regarder les chaînes supplémentaires et d’écouter les autres stations radio. Selon le vice-ministre russe de la Communication et des Médias Dmitri Severov, le passage au numérique se déroule conformément au calendrier et par étapes :
    Nous nous proposons en premier lieu d’embrasser tous les habitants du pays dans les régions où ils habitent en permanence. Il est prévu de passer définitivement au numérique en 2015. Ce processus sera terminé en 2010-2011 en Extrême-Orient, en 2011-2012 – dans l’Ouest et au Caucase et en 2012-2013 – dans la plupart des localités. Il faudra examiner minutieusement les problèmes de la radiodiffusion et d’adopter les décisions définitives.
    Selon le vice-ministre de la Communication, les spécialistes russes n’ont pas choisi jusqu’à présent le système de radiodiffusion numérique. Ils décident s’il faut utiliser les systèmes importés produits à l’échelle industrielle et ayant accumulé une certaine expérience ou les technologies russes qui ne sont pas implantées en série. Fait réjouissant : les technologies informatiques russes ne sont pas moins fiables que les technologies occidentales et les devancent parfois, d’après leurs potentialités fonctionnelles, raconte l’inventeur du système RAVIS Victor Dvorkovitch :
    Il est possible de retransmettre aujourd’hui à Moscou une cinquantaine de programmes stéréophoniques au diapason FM. Si nous implantons notre système RAVIS, on aura besoin de 5 à 6 chaînes pour diffuser une centaine de programmes. Notre système permet de diffuser les vidéos, c’est déjà en fait une télévision.
    Le système RAVIS offre la possibilité de capter l’information numérique sur les antennes traditionnelles installées sur les véhicules. Le signal d’une très haute qualité pourra être capté dans les régions d’un relief complexe : dans les montagnes, en forêt). Il est possible de l’utiliser dans les situations d’urgence, dans la télémédecine.
    Des millions des téléspectateurs des Jeux Olympiques d’Hiver 2014 pourront apprécier les avantages de ce type du numérique. Il est prévu de l’utiliser pour retransmettre les compétitions de Sotchi. La commission d’Etat pour les fréquences a adopté la décision d’engager les essais du RAVIS à Moscou et dans la capitale des futurs Jeux Olympiques d’Hiver. S’il est essayé avec succès, les ingénieurs élaboreront dès l’année prochaine un échantillon de récepteur. Il aura deux systèmes de réception des ondes en numérique et en digital. Les émissions radio et télévisées seront doublés en digital sur l’ensemble du territoire de la Russie.

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