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    L’EXPLOSION EN IRAN A PLACE LE PAYS AU SEUIL D’UN CONFLIT ARME

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    Téhéran a adressé aux autorités pakistanaises l’ultimatum ayant exigé l’extradition du leader du groupe extrémiste « Jundallah » (Soldats d’Allah) et de ses complices s’étant rendus responsables de l’attentat en Iran.

    Téhéran a adressé aux autorités pakistanaises l’ultimatum ayant exigé l’extradition du leader du groupe extrémiste « Jundallah » (Soldats d’Allah) et de ses complices s’étant rendus responsables de l’attentat en Iran. Sinon, la partie iranienne n’exclut pas la riposte aux terroristes, notamment la lutte antiterroriste sur le territoire pakistanais.
    Les obsèques de 15 commandants du Corps des gardiens de la révolution islamique péris suite à l’attentat à Sarbaz, dans la province Sistan-Belugistan, dans le Sud-Est du pays, se sont déroulées la veille en Iran. Les autorités se sont hâtées de révéler la piste étrangère dans l’attentat ayant accusé traditionnellement les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Les services spéciaux iraniens ont constaté les liens des criminels avec les agents des services spéciaux pakistanais. Le chargé d’affaires au Pakistan a été invité tout de suite au ministère iranien des AE où on lui a fourni les preuves confirmant la pénétration des exécutants de l’attentat à Sarbaz depuis le territoire pakistanais. Le président Mahmud Ahmadinejad a exhorté les voisins à arrêter sans tarder les initiateurs du crime et à les extrader à la justice iranienne.
    Cependant, Islamabad a décliné les accusations d’avoir abrité les commandos. Une telle réaction n’arrange pas Téhéran. Les leaders du Corps des gardiens de la révolution islamique se sont montrés prêts à engager une opération d’envergure en vue de détruire les commandos de Jundallah, y compris sur le territoire pakistanais d’où les extrémistes entreprennent leurs attaques, ont-ils déclaré ayant averti que leur riposte serait foudroyante.
    Deux explosions ont retenti aussitôt sur le territoire de l’Université islamique internationale dans la capitale pakistanaise. Plusieurs étudiants ont péri ainsi que les kamikazes.
    Il convient de noter que les hypothèses concernant la participation du Pakistan à la diversion ou au moins sur la présence de ses initiateurs sur son territoire sont bien fondées. Selon l’expert du Centre d’études arabes de l’Institut d’Orient de l’Académie des sciences de Russie Vladimir Sotnikov, le Pakistan participe à la lutte antiTaliban et fait tout ce qui est en son pouvoir pour se distancer des initiateurs de l’attentat et éviter un conflit armé avec l’Iran.
    A mon avis, il n’y aura pas cette fois de conflit armé entre l’Iran et le Pakistan. En déniant leur participation à l’attentat, les Pakistanais appliqueront les mesures en vue d’améliorer leurs relations avec l’Iran. Tout affrontement armé avec l’Iran contraindrait Islamabad à retirer ses troupes des provinces Nord-Ouest où se déroule la lutte contre le Taliban. Il est possible que les Iraniens et les Pakistanais s’entendent et ces derniers extradent même plusieurs extrémistes à Téhéran.
    L’attentat a coïncidé avec le début des consultations internationales sur le problème nucléaire iranien à Genève. Téhéran pourra suspendre les pourparlers sous prétexte des tentatives de l’Occident de déstabiliser, en échange de gestes de bonne volonté, la situation dans la république et de renverser le pouvoir légitime. Selon Ahmadinejad, les ponts qu’a essayé de dresser Obama sont brûlés.
    Ni Washington ni Londres n’ont démenti cette déclaration. Ils ont condamné le terrorisme et exprimé leurs condoléances au peuple iranien. Le CS de l’ONU dont les pays membres ont réaffirmé la nécessité de poursuivre par tous les moyens dans le cadre de la Charte de l’ONU la lutte contre les forces mettant en cause la paix internationale a fait une déclaration appropriée.

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