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    L’INTÉRÊT POUR L’HISTOIRE AUGMENTE

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    Les Russes s’intéressent de plus en plus à l’histoire du pays et le nombre de ceux qui souhaitent connaître le passé a augmenté ces dernières années.

    Les Russes s’intéressent de plus en plus à l’histoire du pays et le nombre de ceux qui souhaitent connaître le passé a augmenté ces dernières années. D’après le journal « Vremia Novosteï », beaucoup souhaitent que l’enseignement de l’histoire à l’école soit harmonieux et ordonné et demandent que toutes les écoles du pays adoptent un seul manuel d’histoire. Ces faits permettent aux historiens professionnels de conclure que les citoyens s’intéressent à l’histoire non comme à une science mais seulement comme aux discussions, attisées parfois par les hommes politiques, portant sur quelques sujets historiques. D’après les statistiques, le nombre de citoyens se passionnant de l’histoire aurait plus que doublé. D’une manière générale, ce sont les personnes bien instruites et les habitants des villes moyennes qui s’intéressent à l’histoire. Les moins ou peu instruits et les habitants des bourgs et des villages s’intéressent moins à l’histoire encore que même ces couches sociales marquent un certain progrès
    60% des répondants sont convaincus qu’il est inadmissible de reconsidérer les évènements. Du reste, un répondant sur trois entend par l’écriture de l’histoire un processus sans fin au cours duquel chaque génération interprète l’histoire à sa façon et en fonction de son expérience.
    D’après les experts, l’intérêt pour l’histoire augmente dans les milieux politiques en reflétant les intérêts des idéologèmes dominants. Il est attisé aussi sur le périmètre des frontières de l’ancienne Union soviétique et, en particulier, en Europe de l’Est.

    COMMENTAIRE

    Serguei Romanenko, collaborateur scientifique de l’Académie des sciences de Russie, estime que la reconsidération de l’histoire est d’actualité et même une idée fixe dans beaucoup de pays.
    Nous assistons à ce processus tant dans l’espace postsoviétique que post-yougoslave et dans certains autres pays. L’histoire est repensée dans toutes les régions de l’Europe Centrale et de l’Est où des transformations politiques et sociales fondamentales s’étaient opérées. Les nouveaux Etats ayant fait partie d’une entité beaucoup plus importante, essaient de mettre en relief leur propre passé, s’affirmer au plan ethnique et politique, légitimer leur existence. Oui, c’est un processus douloureux et complexe, mais il est naturel et il ne peut y avoir d’alternative. La question est de savoir quelle approche adopter et comment y réagir. Les discussions politiques sont une chose et celles entre les professionnels en sont une autre. Malheureusement la majorité des gens dans le monde n’imaginent pas l’histoire en tant que science. Or l’histoire n’est pas un recueil de nouvelles mais la science qui repose sur l’analyse de la source. Des professionnels expérimentés s’occupent de l’historiographie, science inaccessible à la majorité des gens, alors que ceux qui sont en dehors de la science se plaisent à politiser les cas historiques litigieux. Cela donne lieu à moult mythes et conclusions fallacieuses.
    C’était le commentaire de Serguei Romanenko, collaborateur scientifique de l’Académie des Sciences de Russie,

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