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    Au sommaire de cette édition : La prospection du gisement de Shtokman, exemple de coopération internationale dans

    Au sommaire de cette édition :

    La prospection du gisement de Shtokman, exemple de coopération internationale dans l’Arctique
    Les virologues russes sont prêts à protéger le pays contre toute forme de grippe
    L’industrie automobile russe forme son image d’après-crise
    La région de Mourmansk

    La prospection du gisement de Shtokman, exemple de coopération internationale dans la mise en valeur de l’Arctique

    Mourmansk, grand centre industriel et port maritime dans le Nord-Ouest de la Russie devient un centre international de mise en valeur de l’Arctique. Les chercheurs, les politiciens et les hommes d’affaires ayant pris part au premier Forum Economique International à Mourmansk estiment que la prospection des gisements de pétrole et de gaz sur le plateau continental et l’aménagement d’un grand nœud de transport dans la presqu’île de Kola constitueront un exemple à suivre dans la coopération internationale
    La prospection du gisement de Shtokman sur le plateau continental de la mer de Barents est parmi les grands projets arctiques. Il suppose l’extraction du gaz sur les puissantes plateformes de forage, son transport dans la presqu’île de Kola où sera construite une usine de gaz naturel liquéfié. Il sera exporté partiellement de Russie vers l’Allemagne et d’autres pays européens par le fond de la Baltique dans le cadre du projet « Nord Stream ». Une autre partie sera transférée en Amérique du Nord. En plus des investissements de plusieurs milliards, le projet de prospection du gisement de Shtokman suppose l’implantation des technologies de pointe et d’un équipement compliqué. La société russe « Gazprom » devra coopérer avec les grandes compagnies étrangères. L’entreprise norvégienne « StatoilHydro » déployant depuis plus de 40 ans ses activités sur le plateau continental, a accumulé une grande expérience dans l’implantation des technologies innovantes et la mise en œuvre des projets dans les conditions compliquées, dit Bengt Lee Hansen, président de la représentation de l’entreprise en Russie :
    A mon avis, une telle expérience doit être très utile dans la réalisation des projets dans les conditions climatiques difficiles du plateau continental russe. La compagnie « StatoilHydro » donne la priorité à la coopération avec la Russie. Nous faisons aujourd’hui part d’expérience à nos partenaires dans la prospection des gisements de Shtokman et de Khariaga, en Sibérie. Nous sommes fiers de coopérer avec « Gazprom » et nous entretenons également les contacts avec les compagnies régionales fournissant les marchandises et les services, notamment dans les régions situées à proximité du plateau : de Mourmansk et d’Arkhangelsk. Nous réussirons, en réunissant nos efforts, à assurer les livraisons sans accrocs de ressources énergétiques aux marchés mondiaux et à mettre efficacement en valeur les richesses arctiques.
    « Gazprom » met en œuvre le projet de Shtokman conjointement avec « Total » française et « StatoilHydro » norvégienne. Le gaz du gisement dont les réserves sont évaluées à près de quatre trillions de mètres cube sera extrait à partir de 2013. En ce qui concerne l’aménagement d’un puissant réseau de transport à Mourmansk, le développement de la navigation internationale dans la Grande Voie du Nord permettrait d’économiser de 10 à 12 jours lors du transit des cargaisons entre l’Europe et les pays de l’Asie du Sud-Est suivant cet itinéraire au lieu du canal de Suez. De ce fait, le projet de développement de ce réseau de transport est très attrayant pour les investisseurs.

    Les virologues russes sont prêts à protéger le pays contre toute forme de grippe

    Une vague de grippe déferle tous les ans en automne-hiver sur les habitants de la planète. D’après les données de l’OMS, le virus de la grippe atteint 15% de la population du monde dont 500 mille personnes sont mortes. Cette année tout le monde est menacé en plus de la grippe saisonnière, de la grippe porcine, c’est-à-dire il faut s’attendre à l’épidémie. La vaccination des habitants a été engagée un mois avant que d’habitude en Russie et 14 millions de personnes sont déjà vaccinées.
    Selon les résultats des essais cliniques, les vaccins russes assurent deux semaines après l’immunité pour une année chez 96% des vaccinés. « Nos vaccins devancent les médicaments étrangers », explique le professeur Mikhaïl Kostikov, docteur en médecine, chef du laboratoire de prophylaxie et d’immunothérapie de l’Institut de vaccins et de sérums Metchnikov.
    La concentration d’antigènes dans les vaccins russes est de trois fois inférieure à celle des préparations étrangères grâce à l’emploi de nouveaux stimulateurs. La Russie détient le leadership dans ces développements.
    Les vaccins russes contre le virus de la grippe ne suscitent ni de réactions allergiques ni d’effet collatéral. Ils ne contiennent pas de virus vivant de la grippe et ne provoquent pas même une forme légère de maladie.
    Le vaccin contre la grippe porcine sera mis à la disposition des cliniques russes dès le mois de décembre. Cependant, soulignent les experts, il ne protège que contre le virus A1/H1N1. Les spécialistes exhortent à se faire vacciner d’abord contre la grippe saisonnière par le vaccin contenant deux souches du virus A et une souche du virus B et ensuite contre la grippe porcine. Il ne faut pas craindre deux vaccins, poursuit le professeur Mikhaïl Kostikov, ils ne nuiront pas à l’immunité. Les essais cliniques le confirment.
    D’après les données de l’OMS, la première vague de grippe sera suivie de la seconde et de la troisième. Les experts conseillent à tout le monde de se

    L’industrie automobile russe est en train de former son image d’après-crise

    Le gouvernement russe élabore un programme de développement de l’industrie automobile d’ici 2020. Le document doit être prêt vers décembre mais la priorité est déjà donnée à la modernisation de la production et au règlement du problème des dettes des entreprises. Une grande attention est accordée aux projets sociaux dans le domaine.
    Le gouvernement déploie les efforts substantiels en vue de soutenir l’industrie automobile russe dans le contexte de la crise et de former son image d’après-crise. Les correctifs sont apportés à la politique douanière. Les quotas d’importation des véhicules légers et des camions étrangers ont été élevés depuis janvier 2009 pour protéger les entreprises russes et les compagnies étrangères assemblant les véhicules sur le territoire de la Russie. La part des automobiles assemblées en Russie, y compris de marques étrangères, a été portée de 38% en 2008 à 49% en 2009. Celle des véhicules, des autocars et des camions commerciaux a monté de 59% à 75%. Les fournisseurs étrangers ayant lancé la production en Russie se sentent parfaitement à leur aise même en période de crise, estime Tatiana Arabadji, directrice de la revue « Autobusiness ».
    La crise ne se répercute pas sur les projets des compagnies étrangères assemblant les véhicules en Russie. Il existe un certain marché d’écoulement. La demande est en baisse mais c’est un phénomène temporaire. La crise finira tôt ou tard et l’ampleur du marché sera rétablie en 2013-2014. Les compagnies ayant lancé leur production en Russie : « Volkswagen », « Ford », « General Motors » poursuivront leurs activités. Le « Volkswagen » engage, par exemple, la production de nouveaux modèles en Russie.
    Le « Volkswagen » a ouvert le 20 octobre son usine dans la région de Kalouga. Pratiquement tous les gros fournisseurs automobiles sont représentés en Russie : nippons, américains, allemands, français, italiens, sud-coréens. Certaines compagnies lancent de zéro la production industrielle, par exemple « Ford » et « Toyota », « Volvo » (camions). D’autres entreprises les entreprises mixtes et les alliances stratégiques avec les partenaires russes comme dans le cas du « Kamaz » et de « Daimler », « Sollers » et « Fiat », « Renault-Nissan » et « Avtovaz ». Cela entraîne l’afflux des investissements et de nouveaux emplois, poursuit Tatiana Arabadji.
    C’est mieux que les importations. Les compagnies étrangères ont leur production, la localisation en Russie et s’appuient sur le soutien des fournisseurs russes.
    Les compagnies russes: « Avtovaz », « GAZ » et dans une mesure moins grande – « KAMAZ » se sont avérées dans une condition la plus difficile ayant accumulé une grande quantité de problèmes en suspens avant la crise. Par exemple, « Avtovaz » n’offre pas de nouveaux modèles prometteurs. L’usine a fourni avant la crise de 700 à 800 mille véhicules. A y ajouter les équipements complets. La compagnie fournissait tous les ans jusqu’à un million de véhicules. Elle occupe une place bien déterminée au marché et a ses consommateurs. Or, il n’existe pas de nouveaux modèles. Pour infléchir sur la situation, « Avtovaz » projette de lancer en 2012 la production de cinq nouveaux véhicules sur la base de « Renault » : deux « Lada », deux « Renault » et un « Nissan ». L’alliance « Renault-Nissan » se charge de deux tiers des frais. La situation à l’usine « GAZ » fournissant essentiellement les véhicules commerciaux est moins sérieuse. Le minicar « Gazel » et d’autres modèles sont demandés dans certains pays.
    La tâche consistant à stimuler la demande est urgente. Le financement budgétaire sera accru en 2009 grâce à la commande d’Etat, notamment à la modernisation du parc automobile régional. Près de 60 milliards de roubles soit quelque deux milliards de dollars sont accordés à ces fins.
    Le gouvernement poursuivra sans doute la mise en œuvre du programme d’octroi des crédits à facilité de paiement qui s’est avéré efficace. Il est possible que le prix plafond des véhicules figurant dans le projet soit élevé.
    Il est prévu de recycler en 2010 près de 200 mille vieux véhicules. Ce projet pilote est fondé sur l’expérience étrangère, avant tout allemande. Le propriétaire d’un véhicule de plus de dix ans recevra 50 mille roubles soit près de 2 mille dollars qu’il pourra utiliser pour acheter un véhicule léger, construit, en particulier, par une compagnie étrangère en Russie. C’est une mesure efficace en vue de stimuler la demande en période de crise. Plus tard la demande sera rétablie car les crises se terminent tôt ou tard.

    La région de Mourmansk

    La région de Mourmansk est la première région russe pour laquelle a été élaborée la stratégie d’un développement socio-économique stable dans les nouvelles conditions climatiques. Les experts de l’ONU et du Centre écologique régional ont envisagé les possibilités de s’adapter au changement de climat et d’atténuer ses conséquences nuisibles.
    Le projet pilote est conçu pour la région de Mourmansk. Premièrement, elle a une très grande importance pour l’économie russe. Mourmansk, l’un des plus grands ports au-delà du cercle polaire qui ne gèle pas, est considéré à juste titre comme la porte du Nord de la Russie. Qui plus est, la région est riche en ressources minérales. Les gisements richissimes de gaz sont prospectés sur le plateau continental des mers de Barents et de la Petchora. Deuxièmement, la région de Mourmansk fait partie de l’Arctique où les changements de climat se manifestent le plus nettement. Selon les scientifiques, la température moyenne s’est élevée ce siècle dans la région de près de deux fois plus vite qu’en moyenne sur la planète.
    L’élévation de la température, la montée du niveau de l’Océan, l’érosion du littoral, la fonte des glaces et du pergélisol, le déplacement de la faune et de la flore – ces conséquences et d’autres encore du changement global de climat sont ressenties dans la région de Mourmansk, dit l’experte du Centre écologique régional Youlia Dobrolioubova, l’un des auteurs de l’étude.
    Le changement de climat se répercute d’une manière ambiguë sur la nature, l’économie et la population. Il existe des exemples positifs et négatifs dans la région de Mourmansk. D’après les pronostics des chercheurs, l’Arctique il n’y aura pas en 2030 de glaces en été en Arctique. Cela offrira des possibilités plus vastes à la navigation, au développement de la Grande Voie du Nord, l’une des principales voies de transport reliant l’Europe à l’Asie. La mise en valeur des gisements de pétrole et de gaz sur le plateau continental des mers du Nord sera simplifiée. Or, il convient de noter que la fonte des glaces complique la situation dans les mers. D’immenses fragments d’icebergs mettront en cause la sécurité de la navigation et les installations d’extraction du pétrole et du gaz. Que faire ? Il faut engager un monitoring permanent, doter les navires d’équipement de contrôle du déplacement des glaces, rendre les corps des navires plus résistants.
    Les auteurs invoquent de multiples exemples et donnent les recommandations aux grands secteurs de l’économie de la région de Mourmansk. Les experts proposent, en particulier, de réviser les normes de consommation des combustibles en hiver vu l’éventuelle réduction de la saison de chauffage. Une grande attention est accordée au développement de l’infrastructure côtière. Il faut réviser, en outre, les normes techniques de la construction dans le pergélisol en fonte.
    Les petits peuples ressentent le plus douloureusement le changement de climat. Les experts proposent d’aménager pour eux les territoires bénéficiant d’un statut particulier où ils pourraient procéder à l’élevage de rennes et à la pêche. Il est prévu d’entraîner les peuples autochtones dans le tourisme écologique, etc.
    Selon Youlia Dobrolioubova, les scientifiques ont débattu pour la première fois le problème des changements de climat avec l’administration de la région de Mourmansk et les hommes d’affaires. Pour adopter les décisions concrètes il faut assurer la présence de toutes les parties concernées. Selon les auteurs de l’étude, les premiers projets d’adaptation aux nouvelles conditions climatiques seront réalisés dans un avenir prévisible. Ils permettront d’atténuer l’effet nuisible du changement de climat et assureront les avantages économiques.



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