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    Après la revue du courrier nous proposons à votre demande les commentaires des économistes russes au sujet des manifestations de la crise globale en Russie, puis notre récit des volcans du Kamtachatka et du Jardin des Plantes de l’Université de Moscou Bonjours, chers auditeurs!

    Après la revue du courrier nous proposons à votre demande les commentaires des économistes russes au sujet des manifestations de la crise globale en Russie, puis notre récit des volcans du Kamtachatka et du Jardin des Plantes de l’Université de Moscou
    Bonjours, chers auditeurs! Votre courrier est toujours le bienvenu surtout s’il contient des références aux émissions de la « Voix de la Russie ». Nous avons reçu trois rapports d’écoute très détaillés de Bernard Watelet de Clermont-Ferrand qui a l’habitude de nous informer régulièrement de ce qu’il a particulièrement aimé dans nos émissions.
    Voilà justement ce qu’il écrit : « Dans le « Club des voyages » j’ai apprécié le récit des aventures d’un marchand russe au 15ème siècle. Dans le programme « Science et Technologies », j’ai bien aimé le reportage sur le volcan Elbrouz et les actualités spatiales. Au cours du magazine « La Culture et les Arts » j’ai écouté avec intérêt le panorama des évènement culturels russes à l’étranger ».
    Compte tenu de l’intérêt manifesté par M.Watelet, nous avons inclu dans notre programme le récit des volcans du Kamtcahtka. Et n’oubliez pas que nous apprécions le fait qu’au delà de votre qualité d’auditeurs, vous êtes des hommes avec vos occupatons préférées et les sujets qui vous passionnent. C’est notamment le cas de notre auditeur permanent Serge Finet d’Hérin qui se passionne pour le jardinage et l’horticulture mais trouve parfois le temps pour écouter nos émissions.
    « J’ai reçu avec plaisir votre lettre. Vous appréciez mon travail de jardinage, j’aime les fleurs, les fruits, les légumes, les bêtes. Ça me rend heureux de voir que vous vous intéressez à mes occupations. J’écoute parfois vos émissions sur les ondes courtes 49 m entre 20 et 21 heures. Je garde un très bon souvenir de mon passage en Russie ».
    Nous remercions Serge Finet pour la photo où on voit sur sur le bureau le ruban Saint-Georges à côté d’autres souvenirs. En effet, la qualité de réception de nos émissions laisse parfois à désirer mais nous avons maintenant une nouvelle grille des ondes et des fréquences qui sera valable jusqu’au 6 mars 2010 et la feront parvenir à tous ceux qui le souhaitent
    Nous avons reçu après une longue période la lettre de M.André Biot de Romeré (Belgique) : « Félicitations à l’occasion des 80 ans de votre station. Je suis un ancien auditeur de votre station. Pendant 3 ans, j’ai arrêté l’écoute des ondes courtes et j’ai repris l’écoute depuis le mois de février de cette année. Je vous ferai parvenir quelques rapports d’écoute d’ici quelques jours ».
    Cela nous ferait un grand plaisir. Nous avons également reçu la lettre d’Aimable Desterbecq de Gesves (Belgique) qui est un de nos auditeurs fidèles. Il n’arrive pas à capter nos émissions mais s’intéresse toujours à la Russie : « La TV nous fait parfois connaître les évènemnts divers en Russie, notamment les succès de De Winne dans l’Espace. Bravo!» Notre auditeur nous parle ensuite de la crise économique.
    « La crise économique s’étend de jour en jour, beaucoup de fermetures, de chômage, de difficultés pour les gens. Les économies sont bien obligatoires surtout pour les familles, et je ne pense pas que cela s’améliorera très vite, on cite 2015. La France connaît de même une période extrêmement difficile, on parle d’un déficit de 140 millards d’euros. On se demande surtout comment cela a pu se produire et qui sont réellement les responsables. Gamin, j’ai connu la même situation qui a perduré dix ans. Espérons qu’il n’y aura pas la même similitude ».
    Nous vous ferons connaître aujourd’hui les opinions d’éminents experts russes au sujet de la crise économique en Russie. Dmitri Sorokine, vice-directeur de l’Institut de l’Economie de l’Académie Russe des Sciences, a qualifié de mal fondée la prévision optimiste avancée par le gouvernement comme quoi vers 2012 la Russie sortira de la crise et reprendra son niveau d’avant celle-ci. D’après lui, ce serait le retour à l’économie basée sur l’exportation des matières premières et non pas une reprise basée sur des innovations. Il a noté en même temps que nous sommes en train de sortir de la phase aigüe de la crise et que celle-ci prend un cours lent.
    L’académicien Abel Aganbeguian estime quant à lui que la Russie ne pourra pas éviter la deuxième vague de la crise qui submergera cette fois le secteur économique réel et non pas bancaire comme le pensent certains experts. Selon l’académicien, une baisse considérable des cours de pétrole et de gaz n’est pas à exclure.
    Mikhaïl Deliaguine, un économiste réputé, pense que la crise financière globale connaît actuellement un répit en raison de l’effet stabilisateur exercé par l’injection dans les économies des fonds publics énormes. Mais cet effet ne peut se prolonger à l’infini. Le phénomène auquel nous sommes confrontés ne relève pas de la crise mais plutôt d’une longue période de transition de l’ensemble de l’Humanité vers un état nouveau. Notre société, nos structures étatiques et tout le système de gouvernance étaient adaptées aux technologies industrielles. Le changement de la base technologique conduit inéluctablement à revoir le mode d’organisation et d’interaction des hommes dans le cadre de la société. Il n’en reste pas moins que les pays développés ont la possibilité de mettre en oeuvre des programmes très ambiteux destinés à stimuler leurs économies.
    Il serait intéressant de relever l’opinion du magazine « Forbes » qui dans son article du 2 novembre dernier attire l’attention sur « les rythmes du rétablissement de l’économie russe ». C’est ainsi que le PIB russe calculé sur une année a accusé un taux de croissance de 2,4% dans le troisième trimestre. L’inflation recule plus vite que prévu ce qui permet à la Russie de réduire le taux de refinancement. De nombreux économistes indépendants prédisent que l’année prochaine la Russie pourrait accuser un taux de croissance économique de l’ordre de 5%. Les sceptiques prétendent quant à eux qu’il n’y aura plus de gros investissements à cause de la crise. Or, les investisseurs cherchent déjà à profiter des prix bas et des perspectives qui tendent à s’améliorer pour la Russie. La Banque Centrale russe estime que les investissements nets dépasseront le seuil des 15 milliards de dollars au cours du 4ème trimestre.
    Bon, comme on dit, qui vivra verra. Nous passons au sujet suivant pour parler, à la demande de Bernard Watelet de Clermont Ferrand, des volcans du Kamtchatka.
    Le Kamtchatka a été découvert il y a 300 ans par les Cosaques russes, mais cette région reste toujours assez mal connue. La presqu’île du Kamtchatka est une succession de beaux paysages, de volcans, de geysers, de chutes, de forêts et de fleuves. Les curiositées y sont fort nombreuses mais le Kamtchatka est surtout réputé pour ses volcans, ses « torches de pierre».
    Il y a peu de lieux dans le monde où l’on puisse voir tant de volcans à la fois. Deux crêtes volcaniques, Sredniï et Vostochny, traversent la presqu’île du Sud au N ord. La chaîne compte environ 120 volcans mais seulement deux d’entre eux sont en activité. Le volcan le plus haut est Itchinskiï qui culmine à 3621 m. Il avait de tout temps attiré l’attention des voyageurs par sa taille, sa forme inédite et les affleurements d’obsidienne bleue mais ses pentes sont si abruptes que seuls les alpinistes expérimentés peuvent accéder à son sommet.
    La dorsale Vostochny est une formation volcanique relativement jeune. On trouve une centaine de puissants volcans dont une trentaine sont en activité et six, y compris Avatchinsky, Klioutchevskoï et Chiveloutch, sont en phase éruptive.
    Le volcan Klioutchevskoï (4750 m) est le plus haut en Eurasie. Sa forme classique est d’une perfection étonnante. Il a rassemblé autour de lui un groupe de 12 volcans qui ont le statut de parc naturel.
    Les volcans naissent aussi de nos jours et le Kamtchatka est un étonnant laboratoire naturel qui permet d’observer ce phénomène. En 1975-1976 le monde entier a assisté à une éruption spectaculaire, lorsque des coulées de lave s’échappaient d’une fissure qui s’était formée sur le plateau et les cônes de nouveaux volcans poussaient comme des champignons.
    A 80 km de Petropavlovsk se trouve un groupe de volcans dont Moutnovski, l’un des plus actifs au Kamtchatka. Une station géothermale a été construite à son pied. Le voyage au cratère du volcan est aussi passionnant que dangereux et les touristes qui s’y décident doivent absolument être accompagné d’un guide qualifié.
    Le volcan Koriakskiï est entré en éruption à la fin de l’année dernière et on peut l’observer en régime « on line » sur Internet. Les traînées de cendres s’étiraient sur des dizaines et des centaines de kilomètres. En avril le volcan a cessé de cracher les cendres mais les éruptions ont repris en août. Le volcan Koriakskiï fut le plus actif il y a 3000 ans. Plus près de notre temps, il y a eu une éruption en 1956 mais elle était relativement faible et a perduré jusqu’au mars 1957. Détail intéressant, le volcan est considéré comme éteint s’il ne s’est pas manifesté pendant 70000 ans mais cele ne signifie pas pour autant qu’il ne peut un jour renaître à la vie.
    Et maintenant écoutons un morceau de musique. « Je t’attendrai toujours », — chante Aïda Veditcheva.
    Vous venez d’entendre la chanson « Je t’attendrai toujours » interprétée par Aïda Veditcheva.
    Et maitenant nous allons parler à la demande de notre auditeur assidu Serge Finet d’Hérin du Jardin des Plantes de l’Université de Moscou.
    En 1706 Pierre Premier fonde dans le quartier qui se trouvait alors dans la banlieue Nord de Moscou un potager apothicaire afin de cultiver des plantes médicinales et subvenir ainsi aux besoins de l’armée. Resté à l’abandon à la fin du 18ème siècle, le potager est récupéré en 1805 par l’Université de Moscou. Vers cette époque, outre les plantes médicinales, on y cultivait déjà toutes sortes de plantes exotiques.
    Le jardin est alors confié aux soins de Georg Franz Hofman, professeur de botanique de l’Université de Götingen. Le jardin prospère sous sa direction et on publie même un premier catalogue de ses collections. Le Jardin des Plantes est ravagé par l’incendie de 1812 et il faut vendre une partie du terrain pour le remettre en état. On y organise des stages pour les étudiants de l’Université de Moscou et l’établissement dispose d’une riche bibliothèque botanique.
    De nos jours, ce petit jardin (environ 6 hectares) situé au coeur de la ville est une division du Jardin des Plantes de l’Université de Moscou. Les serres, les laboratoires et les collections végétales en serre et à ciel ouvert, ont été rénovés à l’occason de son tricentenaire.
    Le nouveau Jardin des Plantes se trouve sur les Monts Vorobiovy et regroupe de riches collections de plantes poussant à ciel ouvert. La plus vaste partie du jardin est le dendrarium qui occupe 10 hectares. Les arbres et les arbrisseaux y sont disposés selon le principe géographique en formant une grande diversité de paysages. Ici on peut se faire une idée de l’aspect des forêts d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Extrême-Orient, voir des hybrides et des arbres jardiniers, se documenter sur l’usage que l’homme fait des différentes essences.
    En été on organise des visites dans la partie décorative du jardin avec des plantes aquatiques. Les visiteurs qui viennent dans le jardin fruitier en septembre peuvent goûter les fruits de la nouvelle récolte. Depuis le mois de septembre dernier, le Jardin des Plantes de l’Université de Moscou pratique la formation continue des diplômés d’études supérieures et secondaires spécialisées dans le métier de jardinier.
    En relativement peu de temps le travail de sélection a permis de produire des variétés d’argousier et de pommier, d’abricotier et de chèvrefeuille comestible se prêtant bien à l’acclimatation ainsi que plus d’une centaine de variétés de plantes décoratives.
    C’était le dernier sujet de notre émission. Ecrivez-nous et posez vos questions. Vous entendrez les réponses dans notre « Boîte aux lettres ».


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