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    BORIS GROMOV : CETTE DATE UNIT TOUS CEUX QUI ONT PASSE PAR LA

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    Ce vendredi tous les militaires de Russie et d’autres ex-r soviétiques, marquent l’entrée il y a 30 ans des troupes soviétiques en Afghanistan. Les unités de la 40e armée ont franchi le fleuve Amou-Daria par un ponton, en passant en territoire afghan.

    Ce vendredi tous les militaires de Russie et d’autres ex-républiques soviétiques, marquent l’entrée il y a 30 ans des troupes soviétiques en Afghanistan. Les unités de la 40e armée ont franchi le fleuve Amou-Daria par un ponton, en passant en territoire afghan. Ainsi commençait une opération militaire, appelée « guerre d’Afghanistan », qui allait durer 10 ans.
    A considérer cette guerre d’aujourd’hui, elle comportait dès le début bien des moments flous. Les troupes étaient envoyées, conformément au Traité sur l’entraide conclu par l’Union Soviétique et l’Afghanistan. Des demandes dans ce sens parvenaient durant l’année 1979 de la part des dirigeants afghans prosoviétiques – Nour Mohammed Taraki, et puis Hafizula Amin, arrivé au pouvoir en septembre. Amin a salué l’entrée des troupes. Or deux jours seulement après Amin a été tué. Peu après Babrak Karmal, se trouvant en exil à Moscou et représentant un groupe rival, a été proclamé leader du pays. A la radio on passera son message, enregistré d’avance, sur la chute du régime antipopulaire. L’opération « Tempête » prenait fin.
    Les témoins de l’entrée des troupes disent que dans plusieurs villes les Afghans accueillaient les soldats soviétiques par des fleurs. Et pourtant la guerre prendra rapidement une tournure acharnée. Les unités régulières afghanes et les forces soviétiques les appuyant se heurteront à une résistance farouche des rebelles bien formés. Les effectifs de la résistance augmentaient. En novembre 1986 à la réunion du Bureau politique du Comité central du PCUS sera fixée la tâche de retirer les troupes en espace de deux ans. L’évacuation commencera après avril 1988, quand grâce à la médiation de l’ONU des accords sur un règlement politique en République Démocratique d’Afghanistan seront signés en Suisse. L’URSS et les Etats-Unis deviendront les garants de ces ententes. Le 15 février 1989 la dernière colonne des troupes soviétiques retournera par le même pont sur Amou-Daria. Le dernier à suivre le convoi à pied était le commandant de la 40e armée le général Boris Gromov. Cela symbolisait la fin de la guerre. A présent il est persuadé que l’entrée des troupes en Afghanistan était une erreur :
    Pour ceux qui y entraient et ceux qui ont passés par l’Afghanistan la date de l’entrée, je dirais, est beaucoup plus mémorable que celle du retrait des troupes. Cela pour de nombreuses raisons. Et bien entendu, parce qu’à cent pour cent il n’y fallait pas s’engager militairement. Or la décision avait été prise et appliquée. Et pour nous c’est un souvenir, car pour chacun qui a été en Afghanistan au début, en pleine guerre ou à son étape finale c’est avant tout un grand nombre d’événements d’ordre moral, liés y compris à la perte des amis et des proches.
    Du point de vue des intérêts de l’URSS, l’entrée des troupes était entièrement justifiée. Car à ce moment les rebelles afghans contrôlaient des provinces afghanes du nord et menaçaient de déstabilisation les républiques d’Asie Centrale. D’ailleurs, le plus grand pays de la région – l’Inde – avait soutenu les actions de l’URSS en Afghanistan.
    L’opération militaire en Afghanistan avait donc plusieurs causes. Et on ne peut pas considérer la guerre comme perdue. Si quelqu’un l’avait perdue, ce sont les hommes politiques de l’époque et non les militaires.

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