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    Un nouveau terrain de rapprochement

    Un nouveau terrain de rapprochement

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    Ce n'est qu'en conjuguant les efforts qu'il est possible d'obtenir que l'Eurasie devienne un espace commun anti-terrorisme et anti-drogue. A cet effet il faudra renoncer aux standards doubles. C'est ce qu'a déclaré le ministre russe des AE Sergueï Lavrov au sommet de l'ASEM (Asia-Europe meeting) à Bruxelles, auquel se sont jointes cette année la Russie, l'Australie et la Nouvelle-Zélande.

     Au regard de M. Lavrov, l'ASEM peut devenir un terrain pour rapprocher les stratégies énergétiques des pays membres, un point de départ de lancement de très importants projets d'investissements en Eurasie. Pour cela il y a tout : les Etats de l'ASEM assurent les deux tiers du commerce international et plus de la moitié du PIB mondial.

    La traditionnelle stricte confidentialité permet de tenir un dialogue au maximum franc sur les problèmes de plus grande actualité du continent. Moscou a plus d'une fois jugé nécessaire de réformer le système de sécurité en vigueur. Et à présent le moment est venu de conjuguer les efforts et de mettre en place un système viable qui garantirait une sécurité égale et indivise pour tous. Le sommet de l'ASEM est un terrain excellent pour mettre en œuvre un tel projet.

    Le chef de la diplomatie russe a une nouvelle fois énoncé l'idée sur la nécessité de résoudre en brefs délais le problème de piraterie, devenue un vrai fléau pour la navigation maritime internationale. Pourtant la casuistique juridique permet aux flibustiers d'échapper dans la plupart des cas à une responsabilité pénale pleine. De la même façon on aura à renforcer, sinon à changer radicalement, les activités en vue d'enrayer la criminalité transnationale, y compris la lutte anti-drogue. Et sur ce point la Russie a également des choses à proposer à ses partenaires pour le dialogue. En gros, le sommet a une tâche noble, celle de  rapprocher l'Europe et l'Asie, remarque Boris Makarenko, président de la direction du Centre des technologies politiques.

    Il s'agit d'un dialogue des civilisations. L'Europe y est représentée par l'Union Européenne, et à partir d'aujourd'hui également par la Russie. L'Asie est représentée principalement par des Etats du Sud-est asiatique, ainsi que par la Chine et le Japon. Le dialogue est extrêmement nécessaire. L'Asie est un centre émergent de force et d'influence. Et c'est très bien que la Russie se trouve  intégrée dans le forum des pays les plus dynamiques d'Asie et pratiquement de toute l'Europe. Nous nous rapprochons de l'UE, renforçons notre présence à l'Est de l'Asie.

    D'autre part, l'expert note qu'à la différence des organisations comme l'OTAN, l'UE, l'OTSC ou OCS, l'ASEM  n'a pas pour le moment de mécanismes institutionnels pour mettre en œuvre des programmes concrets. Or le fait même qu'un tel terrain de dialogue existe et évolue, donne de l'espoir que lesdits mécanismes soient prochainement élaborés.

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