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    La France au cœur de la diplomatie mondiale en 2011

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    La France sera en 2011 au centre de la diplomatie mondiale en présidant le G20 et le


    La France sera en 2011 au centre de la diplomatie mondiale en présidant le G20 et le G8. Le président de la République, Nicolas Sarkozy va, pour reprendre l’expression employée dans les médias français, pouvoir endosser l'un de ses costumes préférés : celui de grand dirigeant mondial apte à régler les crises.  Il exposera le 24 janvier, lors d’une conférence de presse, les détails de cette mission d’envergure.

    Le G8 et le G20 sont des clubs élitaires de formats différents. Le G20 est un instrument international assez jeune en voie de gestation. Cependant, les sommets annuels des 19 pays et de l’UE assurant 85% du PIB mondial ont confirmé leur efficacité dans la coordination des efforts en vue de surmonter la crise.

    Selon les experts, la France propose d’appliquer toute une série de réformes globale à l’échelle quasi planétaire. Elle insistera sur une réforme cardinale du système monétaire mondial, sur les mesures plus dures de contrôle de la circulation des capitaux dans le monde. Selon le président français, il est nécessaire de réguler les marchés financiers des matières premières. Il faut rendre ces marchés plus transparents pour stabiliser les prix des produits agricoles et des ressources énergétiques.

    Selon certains observateurs, les priorités de Sarkozy sont ambitieuses. Le vice-ministre russe des finances, Dmitri Pankine, cité par le « Nouvel Observateur » estime qu’il « vaut mieux se concentrer sur un agenda plus modeste et avoir des résultats concrets ».

    D’après le sondage engagé par Opinion Way, 61% des Français se montrent sceptiques en ce qui concerne les résultats de l’application des tâches prioritaires de Paris.

    Le chef du secteur de l’Institut d’économie mondiale et de relations internationales, Serguei Outkine a notamment déclaré :

    « Il est nécessaire d’assurer un consensus entre les forces concernées. La France jouera le rôle de médiateur, de modérateur. C’est un rôle très important mais il est peu probable les résultats escomptés soient atteints. Les autres ne soutiendront pas les objectifs fixés par la France. Le résultat sera nul. Il existe des divergences sérieuses. Chaque partie tire la couverture de son côté. Or, il est possible de trouver un compromis », estime Serguei Outkine.

    Les observateurs occidentaux et russes mettent l’accent sur les intérêts pluri vectoriels des membres du G20 et du G8 dans le monde ayant substantiellement changé à l’issue de la crise. Cependant, la ministre française de l’économie, Christine Lagarde n’estime pas cette tâche irréalisable. La France s’est dotée en 2010 à Deauville du soutien de la Russie et de l’Allemagne en ce qui concerne les positions synchronisées sur les tâches du G20 et du G8. Paris est, semble-t-il, prêt à confier une partie de ses fonctions aux partenaires.

    La Russie doit être un partenaire constructif, une force apte à présenter des solutions correspondant aux intérêts de la communauté internationale et pouvant être acceptées par l’ensemble de celle-ci, estime l’expert, Serguei Outkine. Au lieu de s’appuyer sur les grands projets de refonte du système financier mondial, il faut avancer des initiatives concrètes en vue d’optimiser les institutions financières. Il est impossible de refaire entièrement ce système en un instant.

    Selon l’ambassadeur de France à Moscou, M. Jean de Gliniasty, la partie russe pourrait se charger de régler des problèmes concrets, la Russie étant un grand fournisseur de produits agricoles et d’énergie. Il est possible de former des groupes de travail, de convoquer des conférences à ce sujet dans le cadre du G20 et d’élaborer des initiatives concrètes en prévision du sommet.

     

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