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    Un partenariat stratégique pour le Conseil Russie-OTAN

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    Les chefs de la diplomatie des différents pays membres de l'Alliance atlantique n'évoqueront certainement pas la question du bouclier antimissile, mais seront cependant enclins à discuter du partenariat stratégique et du perfectionnement de la structure du Conseil.

    Le programme du Conseil Russie-OTAN qui réunit les ministres des Affaires Etrangères et s’ouvre le 8 décembre à Bruxelles inclut l’ensemble des problèmes évoqués lors du précédent Conseil du 20 novembre 2010 à Lisbonne. Si la Russie était représentée par son président Dmitri Medevedev à la capitale portugaise, cette fois, c'est au tour de son chef de la diplomatie Sergueï Lavrov de s'y rendre. Selon la déclaration officielle du ministère des Affaires étrangères russe, le Conseil dressera le premier bilan de la mise en oeuvre des accords réalisés à Lisbonne.

    Le document fait ressortir que le Conseil de Bruxelles se consacrera surtout sur la mise en place d’un «partenariat stratégique modernisé» fondé sur les principes d’indivisibilité de la sécurité, de confiance mutuelle, de transparence et de prévisibilité. Mais bien que, comme on lit dans le document, les parties aient accumulé un certain capital positif, notamment en ce qui concerne la réaction aux menaces communes, des dissensions sérieuses demeurent sur les questions fondamentales, qu’il s’agisse de la mise en place du bouclier antimissile européen ou des tentatives d’utiliser le «modèle libyen» dans les situations de crise.

    Rien de nouveau sur le bouclier antimissile

    Victor Litovkine, rédacteur en chef de la Revue militaire indépendante estime pour sa part qu’on n’entendra rien de nouveau sur la question du bouclier antimissile. La position des États-Unis et par définition celle de l’Alliance, ne changera pas avant l’élection d’un nouveau président américain. Dans le même temps, l’expert ne voit aucune menace de faillite de la rencontre de Bruxelles. «Je crois que le sommet qui s’annonce aura de positif que la Russie et les pays de l’OTAN se garderont de claquer la porte. Ils confirmeront leur intéressement à la coopération et à la poursuite des négociations sur le bouclier antimissile. Aucun événement «vraiment révolutionnaire» n’est à prévoir à Bruxelles. En revanche, la situation actuelle, quand nous sommes ni amis, ni ennemis, mais partenaires dans certains domaines, a toutes les chances de se perpétuer», ajoute Litovkine.

    Le Conseil Russie-OTAN a besoin d'être perfectionné

    A la veille de la rencontre de Bruxelles, les médias européens ont largement cité l’expression de Dmitri Rogozine, représentant permanent de Russie auprès de l’Alliance, qui a dit que le Conseil Russie-OTAN devrait être «perfectionné». Aujourd’hui il est une sorte de «paravent» derrière lequel sont prises les décisions dont on informe seulement la partie russe. Selon Rogozine, il faut revenir à la disposition de la Déclaration de Rome de 2002 qui dit que la Russie et les Etats-membres de l’OTAN se rencontrent au Conseil sur un pied d’égalité comme «29» au lieu du format bilatéral «OTAN+1» préexistant. Litovkine est convaincu qu’on aura du mal à y parvenir pour la bonne raison qu’en adhérant à l’OTAN les Etats lui délèguent une partie de leurs prérogatives souveraines. C’est la raison pour laquelle ils doivent parfois passer l’éponge sur leur propre opinion. Toutefois, selon l'expert, le Conseil joue globalement un rôle positif.

    «Moscou ne nourrit évidemment aucune illusion quant aux négociations sur le bouclier antimissile. En témoigne la déclaration du président Dmitri Medvedev sur les éventuelles mesures de rétorsion», ajoute Victor Litovkine. «Selon Rogozine, la partie russe espère que les otaniens ne parviendront pas à passer cet avertissement «sous silence». En même temps, les milieux de l’OTAN ont réagi positivement au passage de la déclaration du président russe qui disait que la «porte du dialogue restait encore ouverte».

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