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    G8 : Poutine évoque les facteurs clés de la croissance économique mondiale

    G8 : Poutine évoque les facteurs clés de la croissance économique mondiale

    Photo : RIA Novosti
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    Le président russe a répondu aux questions économiques de l’agence RIA Novosti avant le sommet du G8 à Saint-Pétérsbourg.

    Question 1. Vous allez participer au sommet du G8 non seulement en qualité de chef d’un des États-membres, mais aussi en qualité de chef de l’État-président du G20 cette année. À quel point le format du G8 reste-t-il viable encore à votre avis? Voudriez-vous recommander à vos collègues de partager les questions entre le G20 et le G8 concentrant le premier sur les questions économiques et le second – sur les questions politiques? Pourriez-vous esquisser au moment actuel le vecteur général de l’agenda que la Russie proposera au cours de sa présidence dans le G8 l’année suivante ?

    Réponse. Vous avez raison, au sommetde Lough Erne la Russie agira en qualité spéciale – en qualité de président en exercice du G20, ainsi que président future du G8. Cela renferme une responsabilité particulière – nous allons coordonner les actions de ces deux forums l’année courante et en 2014 nous allons continuer au même haut niveau le travail lancé par nos collègues britanniques.

    De mon point de vue – partagé part nos partenaires – le G8 est tout à fait viable. La Russie participe activement à ce club, c’est notamment grâce à nous qu’on entend la voix des pays occidentaux développes, ainsi que la voix des pays à croissance rapide auxquels appartient le rôle de plus en plus visible dans la politique et l’économie mondiale.

    Les discussions menées dans le cadre du G8 sont caractérisées par leur profondeur et confidentialité ce qui permet de résoudre plusieurs questions de manière structurée - même questions politiques les plus aiguës. Ainsi, nous avons l’intention de discuter à Lough Erne la situation en Syrie, au Proche - Orient et en Afrique du Nord, en Afghanistan, etc. À notre avis, le bilan de cette discussion sera utile.

    Encore une caractéristique particulière du G8 consiste en ce qu’elle accorde traditionnellement beaucoup d'attention à la facilitation du développement international – en premier lieu en Afrique, aide les pays en voie de développement. À propos, la conception de cette aide change aujourd’hui sérieusement. Le G8 définie "les problèmes clés" et prépare les programmes d'actions communes pour leur solution sur la base du dialogue direct et de l'interaction avec ces États.

    Au sommet de cette année sur la proposition du président britannique nous allons discuter le perfectionnement des systèmes de taxation et l’amélioration des performances de la gestion de l'État, ainsi que l’élimination des barrières dans le commerce international et régional. Ce qui réunit tous ces domaines est le principe selon lequel il faut utiliser au maximum les ressources intérieures non-employées ou cachées des pays en voie de développement. À notre avis, cela amènera à l’amélioration de la situation avec les budgets nationaux et à la perfection des institutions d’État.

    Maintenant deux mots à propos du partage des questions économiques et politiques entre le G20 et le G8. À mon avis, chacun de ces deux formats a sa "valeur ajoutée" et il ne serait pas juste et correcte de les partager de façon artificielle. Nous tâcherons de le prouver en 2014 au cours du sommet du G8 que nous accepterons chez nous à Sotchi.

    L’agenda concret de notre présidence est encore en train de préparation. Je peux dire maintenant qu’il s’agit de la recherche des réponses aux nouvelles menaces à la sécurité – jusqu’au niveau global.

    Question 2. La question concernant la réforme du Fonds monétaire international est discutée aux réunions du G8 et du G20 voilà déjà quelques années. Mais les discussions concernant la réforme se heurtent à la mauvaise volonté des "pères-fondateurs" du fonds qui ne sont pas prêt à céder leur pouvoir et leur influence. Est-ce que vous penser que le temps est venu de faire quelques pas plus décisifs, par exemple, pour dissoudre le Fonds monétaire international et de repartir à zéro avec l’établissement d’une nouvelle organisation reflétant les réalités financières et politiques contemporaines ?

    Réponse. Le Fonds monétaire international doit être sérieusement réformé. Les actionnaires du Fonds partagent cette opinion. Le problème consiste en ce que le Fonds est souvent de retard, quand il s’agit de la situation dans le domaine des finances mondiaux qui change rapidement - en premier lieu quand il s'agit de la prise des décisions efficaces opportunes. Leur réalisation "cloche" aussi. Un exemple frappant est la crise financière mondiale que le système du Fonds monétaire international n’a pas réussi à prévenir.

    En même temps, je suis convaincu que la création des nouveaux conseils, fonds et d’autres organismes internationaux comme panacée universelle est une erreur. Il est important de continuer son perfectionnement en s’appuyant sur l’expérience unique de coopération dans le cadre du Fonds monétaire international. Il est nécessaire de poser la question sur la reforme intégrée du Fonds, de son ajustement aux réalités économiques contemporaines. Et il est important avant tout de refaire le système de la distribution des permis et des voix au Fonds monétaire international. Il est nécessaire de rendre plus important le rôle des pays en voie de développement, y compris nos partenaires de BRICS.

    Les négociations dans ces domaines sont vraiment compliquées. On peut dire qu’elles ont vraiment stoppé à partir de 2010. Nous ferons notre mieux pour convaincre nos partenaires de trouver des compromis et des solutions mutuellement acceptables avant le sommet du G20 de Saint-Pétersbourg.

    Je voudrais souligner que les changements au Fonds monétaire international ne sont qu’une partie de la réforme d’architecture financière mondiale. Ses autres directions prioritaires concernent la politique dans le domaine des emprunts et la gérance de la dette publique, ainsi que le renforcement de l’interaction des mécanismes régionaux financiers avec le Fonds monétaire international.

    Question 3. La transparence accrue de l'économie mondiale et le renoncement au système offshore ont été proclamés par la Grande Bretagne parmi les priorités de sa présidence du G8. Quels sont les instruments que la Russie peut proposer pour combattre les paradis fiscaux? Et la Russie, va-t-elle proposer lors du sommet de se focaliser plus sur le problème des Ils Vierges britanniques, le territoire sous la juridiction du Royaume-Uni ?

    Réponse. Le renoncement au système offshore est une des conditions qui assure l'élimination des déséquilibres structurelles de l'économie mondiale. Ce n'est pas un secret que ce sont les paradis fiscaux qui accumulent des sommes importantes des capitaux spéculatifs et même des fois criminels. Et les pays et territoires où les fonds sont déposés ont souvent une faible idée de leurs propriétaires et origines. Des injections massives de liquidités, un mouvement non contrôlé de ces ressources, tout cela a un effet nocif sur le système financier global.

    Le transit de capitaux dans les paradis fiscaux affaiblit la base fiscale, entraîne la baisse des recettes fiscales, menace de la perte de la souveraineté fiscale des pays. Dans ce contexte, il est difficile de parler d'un système juste de l'ordre fiscal. Il n'y a pas longtemps, nous avons tous vu le chef d'Apple répondre aux questions embarrassantes des sénateurs concernant le fait que sa compagnie possédait au-delà des frontières fiscales américaines des milliards de dollars qui avaient été gagnés aux États Unis.

    La lutte contre l'évasion fiscale avec l'aide des paradis fiscaux est une tâche difficile et laborieuse. Pour cela il est important d'avoir des instruments de régulation internationaux aussi bien que nationaux.

    Entre autres mesures en vue de combattre les paradis fiscaux, la Russie propose de conclure des accords bilatéraux avec les entités offshore et celles où la fiscalité est faible. Ces instruments doivent viser à lutter contre les schémas grises conçus pour minimiser la fiscalité, prévoir l'échange des renseignements fiscaux, ainsi que l'application des recommandations universelles rédigées au sein de l'OCDE.

    Après la crise financière mondiale, l'intensification de la coopération internationale sur la fiscalité est devenue prioritaire pour le G20. Un travail intensif et fructueux est mené par le Forum global de l'OCDE sur la transparence et l'échange de renseignements à des fins fiscales. Il surveille que la loi des États membres de ce Forum soit harmonisée avec des standards internationaux de la divulgation des renseignements.

    En ce qui concerne les paradis fiscaux qui bénéficient de la juridiction de la Grande Bretagne, c'est David Cameron, l'hôte du sommet du G8, qui a évoqué cette problématique. Le premier ministre britannique travaille d'une façon cohérente pour augmenter la transparence dans la fiscalité (y compris la lutte contre l'évasion fiscale et l'optimisation drastique) non seulement dans le monde entier mais aussi dans son propre pays. J'espère que son appel à intensifier la coopération sur l'échange des renseignements fiscaux et faciliter l'accès des autorités de contrôle aux données sur les ultimes bénéficiaires sera entendu.

    Question 4. L'intensification du commerce international est aussi parmi des tâches prioritaires annoncées par la Grande Bretagne pendant sa présidence. À quel point, selon vous, le problème des barrières commerciales est-il actuel? À quel point sont justifiés les efforts des États, qui possèdent des moyens économiques différents, d'aligner les pays afin de ranimer le commerce mondial ?

    Réponse. Le développement du commerce international est un des préalables essentiels de la croissance. C'est pourquoi nous sommes très préoccupés par la tendance négative du ralentissement de l'économie mondiale jusqu'à 2% en 2012. Les prévisions pour cette année (croissance de 3,3%) ne sont pas encourageantes non plus.

    Cela veut dire que même en pleine crise nous devons concentrer les efforts conjoints sur la promotion du commerce et non pas sur l'adoption des mesures protectionnistes. Un lobbying protectionniste interne aggravé dans certains pays montre qu'une telle menace reste toujours.

    C'est la dialectique des actions conjointes sur laquelle nous avons basé notre proposition aux partenaires du G20 de prolonger le moratoire sur la mise en œuvre des mesures protectionnistes dans le commerce, ainsi que de continuer le suivi de l'application de telles mesures.

    À cet égard, je voudrais souligner que nous considérons l'OMC d'être la base sur laquelle repose tout le système des règles du commerce mondial. Pourtant, malheureusement, nous pouvons constater une certaine stagnation au sein de cette organisation. Mais, encore une fois, cela n'est pas la raison pour "briser" cette institution. Il faut travailler afin de la renforcer et développer. Nous faisons tous les efforts pour convaincre nos partenaires d'achever, le plus vite possible, le cycle des négociations de Doha qui dure déjà pendant 12 années. Nous espérons d'assurer le progrès sur ce sujet lors de la Conférence ministérielle de l'Organisation prévue pour le décembre prochain.

    Maintenant, en ce qui concerne les différences entre les contextes économiques dans tel ou tel pays. C'est justement la raison pour laquelle il existe une nécessité d'établir dans le commerce des "règles de jeu" communs qui seraient claires pour tous les acteurs et qui pourraient faire éviter des approches préconçues et des barrières protectionnistes. L'OMC crée une espace juridique commune et propose des moyens de pression efficaces sur les contrevenants. Tout cela doit rendre le commerce mondial prévisible et stable, assurer son développement plus fort.

    Pourtant, il faut voir la problématique de la libéralisation du commerce et des investissements plus large. Dans le monde un rôle accru est exercé par des associations d'intégration, des zones de libre-échange se forment. Nous promouvons activement le projet de l'Union économique eurasiatique avec la participation du Kazakhstan et de la Biélorussie. C'est un bon exemple d'une vraie abolition des barrières et de l'intensification du commerce. Il est important que les accords sur l'intégration satisfassent les exigences et normes de l'OMC. Et dans le cadre de notre Union douanière nous l'assurons malgré le fait que le Kazakhstan et la Biélorussie n'ont pas encore adhéré à l'Organisation.

    Question 5. La Russie est le membre de l’OMC déjà depuis un an. Un des arguments en faveur de l’adhésion à cette organisation était notre intention d’établir les mêmes "règles du jeu" pour la Russie comme pour les autres pays du monde. À votre avis, ce but, est-ce qu’il a été réalisé ?

    Réponse. L’année dernière nous avons achevé l’adhésion à l’OMC. Au cours du processus de négociation assez difficile et long nous avons coordonné et mis en conformité avec les règles de l’OMC des centaines de nos rubriques tarifaires et la législation nationale. Il ne s’agit pas de changements radicaux et de nouveaux "règles du jeu" après l’adhésion de la Russie à l’OMC. En réalité, nous avons utilisé les normes et les standards de l’OMC assez longtemps. Et le fait que tous les membres de l’OMC ont entériné l’adhésion de la Russie à l’Organisation montre qu'ils avaient reconnu que l’économie russe et prête à travailler dans les conditions nouvelles.

    L’adhésion à l’OMC permet à la Russie de participer à part entière dans le processus d’élaboration et d’amélioration des normes du commerce international. Nous avons encore à apprendre à utiliser pleinement nos possibilités d’emploi de tous les instruments permis pour soutenir les producteurs nationaux, régler les différends commerciaux, protéger les produits russes aux marchés extérieurs.

    En Russie fonctionne un des plus hauts standards de transparence législative parmi les membres de l’OMC, les aspects pratiques de régulation du commerce extérieur sont bien développés. Certainement, on émet des griefs à la Russie à propos d’accomplissement des engagements de l’OMC. Mais je voudrais souligner ici que nous pouvons poser les mêmes questions à nos partenaires. Nous croyons que certains pays bloquent d'une manière injustifiée l’accès pour des produits russes aux marchés intérieurs d’engrais minéraux, de la chimie, de la pétrochimie, du carburant pour des véhicules automobiles, de tuyauterie et de l'industrie métallurgique. Mais c’est une situation de travail: les débats commerciaux sont menés par les États-Unis, la Chine, l’Inde, l’UE et d’autres acteurs du commerce mondial.

    Je voudrais dire encore une fois que nous devons utiliser au maximum les instruments de l’OMC pour protéger nos intérêts commerciaux et économiques, ne pas permettre à nos partenaires d’employer des moyens de la concurrence déloyale.

    Question 6. Une des questions qui seront discutées lors du prochain Forum économique international de Saint-Pétersbourg est de savoir si l’État social peut être économiquement compétitif dans le monde d’aujourd’hui. Est-ce que le modèle européen d’un État social a, à votre avis, un avenir? Ne craignez-vous pas que la Russie ne suive le destin de l’Europe qui souffre de l’inefficacité économique ?

    Réponse. À mon avis, cette façon de poser la question est incorrecte. Est-ce que l’on peut lier le sujet de l’efficacité économique de l’État, de sa compétitivité au renoncement à tous les engagements sociaux? Puisque se soucier de la population, lui garantir la protection sociale est une des fonctions les plus importantes de l’État. Renoncer à le faire veut dire mettre en cause l’existence même de l’État.

    Le problème se pose d'une façon tout à fait différente. Et la crise dans plusieurs pays européens l’a montré d'une manière évidente. Le mot-clé dans ce contexte est l’inefficacité. Ce n’est pas la politique sociale mais la vie au-dessus de ses moyens, la perte du contrôle de la situation économique en général et des écarts structurels qui aboutissent aux conséquences auxquelles l’Europe doit faire face aujourd’hui. En outre, la dépendance s’est épanouie dans beaucoup de pays européens où il est souvent plus avantageux de ne pas travailler. Elle présente une menace non seulement pour l’économie mais aussi pour les fondations morales de la société. Puisque ce n’est pas un secret que beaucoup de citoyens des pays moins avancés viennent en Europe exprès pour "vivre d'allocation sociale", comme le disent les Allemands.

    Une telle approche est inadmissible pour la Russie. Un État sociale n’est pas un caprice mais une nécessité, parce que pendant des plusieurs années les engagements devant le classes les plus vulnérables de la population n'étaient pas respectés et ne sont pas respectés en entier. Nous essayons de garantir un équilibre entre des salaires décents dans le secteur public, un système des pensions normal, des services publics d’une bonne qualité, y compris dans les secteurs de l’éducation et de la santé publique, et une politique budgétaire raisonnable et des mesures visant à stimuler l’économie. Dans le cas contraire, la population ne sera pas sûr de demain, ne fera pas confiance à l’État; et sans ces éléments on ne peut pas parler d'une croissance durable.

    Nous avons fait notre choix depuis longtemps. Nous ne renoncerons pas à nos engagements sociaux. Aujourd’hui, l’augmentation des revenus de la population, de la consommation des ménages, du financement par le crédit bancaire contribuent le plus à la stimulation de l’économie de notre pays. Beaucoup de fonds publics sont affectés à la croissance de l’emploi, à la création d’emplois et la mise en place de programmes de placement. En même temps, le salaire réel ne cesse d’augmenter. Les pensions et les allocations sociales sont indexées à temps; le système de pensions en général devient plus moderne. Par conséquent, le taux de chômage en Russie pendant les quatre premiers mois de l’année 2013 reste au niveau assez bas de 5,7%.

    Nous attachons une grande importance à l’amélioration de la situation démographique, à la modernisation du secteur de la santé publique. Nous réalisons des projets et des programmes nécessaires.

    De notre point de vue, en ce qui concerne l’Europe les pays phares européens mettent en œuvre des réformes structurelles pour augmenter la compétitivité de leurs économies et luttent contre le chômage. En même temps, avec l'amélioration de la coordination de la politique budgétaire et économique l’approche de la discipline budgétaire devient plus flexible. Leurs obligations, ils les ont écrites dans la Stratégie du développement socio-économique de l’UE jusqu’à l’année 2020. C’est pourquoi il ne faut pas "enterrer" le modèle social européen.

    Question 7. Cette année le FEISP propose traditionnellement de se concentrer sur la croissance économique durable et le rôle de la Russie dans l’agenda global. Quelles nouvelles sources de la croissance de l’économie globale existent-elles, à l'avis de la Russie, et quels catalyseurs de changements seront utilisés par la Russie elle-même ?

    Réponse. Aujourd’hui, il est important d’évaluer attentivement les ressources nationales de chaque pays et d’y chercher de nouvelles sources de la croissance. Il s’agit avant tout d’améliorer la qualité de la gestion publique, de développer le capital humain et la concurrence. Il s’agit aussi d’augmenter des investissements dans le secteur social, l’éducation, la science et l’infrastructure. Ce sont les conditions clés de la croissance économique, de la création des technologies innovatrices et de l’apparition de nouveaux emplois.

    C’est pourquoi la question du financement des investissements à long terme est jugée prioritaire dans le programme de la présidence russe dans le G20 cette année. Avant le Sommet à Saint-Pétersbourg nous comptons de proposer des mesures concrètes visant à créer les conditions pour augmenter les investissements dans le secteur réel de l’économie et élargir la panoplie des instruments efficaces du cofinancement des projets d’investissement.

    Une autre source importante de la croissance est le développement du commerce mondial. La situation courante montre d'une façon évidente que certains États ou groupes d’États, qu’ils soient grands ou pas, ont atteint leurs limites de la gestion des processus dans l’économie et les finances. La vie même nous impose un agenda unificateur. On ne peut lutter efficacement contre les défis et les menaces globaux que par des efforts solidaires de tous les États.

    Il nous semble qu’on peut atteindre la future croissance économique progressive et durable en coordonnant la politique économique à l’échelle mondiale par la voie de la réforme du système monétaire et financier et du système de la gestion et du contrôle financiers, de la stimulation des investissements, du renforcement de la confiance, la transparence et la prédictibilité des marchés, y compris des marchés énergétiques.

    On a déjà commencé à travailler dans ce sens. Il est important de mener ce travail jusqu’à son terme et de compléter les démarches faites par des accords universels réfléchis. La Russie qui préside le G20 cette année a l’intention de promouvoir de manière active un tel agenda au futur sommet à Saint‑Pétersbourg.

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