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    Jens Stoltenberg

    Nouveau SG de l’OTAN : nouvelles dépenses pour les pays de l'Alliance

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    L’ex-premier ministre norvégien Jens Stoltenberg vient d’être nommé au poste de secrétaire général de l’OTAN par décision du Conseil de l’Alliance. Selon les experts russes, le nouveau secrétaire général de l’OTAN devra s’attaquer à plusieurs problèmes ardus et notamment obtenir de ses membres une majoration des cotisations.

    Jens Stoltenberg avait pour concurrents l’ex-ministre des AE italien Franco Frattini, le ministre polonais des AE Radoslav Sikorski et le chef de la CE Jose Manuel Barroso. Mais le Conseil de l’Alliance a choisi le Norvégien de 55 ans. Après avoir occupé trois fois de suite le poste de premier ministre, il reste toujours l’homme politique le plus populaire en Norvège.

    Andreï Kortounov, directeur du Conseil russe des relations internationales, estime que Stoltenberg est plutôt une figure de compromis :

    Je crois que c’est une figure de compromis qui fait partie du bloc centriste au sein de l’OTAN. La concurrence pour ce poste était assez serrée et à un moment donné on pensait même le confier à un politique d’Europe Centrale aux opinions plus ouvertement antirusses. J’ai l’impression que ce choix témoigne que l’OTAN n’entend pas procéder à une révision radicale de sa politique.

    Il n’en reste pas moins que Stoltenberg comme nouveau secrétaire général de l’OTAN devra prendre des mesures impopulaires. En réponse à la décision de la Crimée d’adhérer à la Russie, l’OTAN a en fait adopté le politique de son endiguement. Les pays membres devront majorer leurs contributions en conséquence, estime Nikita Zagladine, professeur de l’Institut de l’économie mondiale et des relations internationales :

    Les dépenses supplémentaires seront mal accueillies par la majorité des pays européens surtout ceux qui n’ont pas surmonté les conséquences de la crise globale et dont l’économie est mal en point. Par conséquent, les forces de gauche, les « verts », les pacifistes et les autres militants, exigeront que les crédits soient alloués à des programmes sociaux et non pas à l’accroissement du potentiel militaire.

    Pourtant, dans son intervention à Bruxelles le président Obama a déclaré que l’OTAN allait renforcer les groupements de ses forces terrestres et sa marine en Europe de l’Est pour montrer son soutien aux États baltes, à la Pologne et à l’Ukraine face à la « menace russe ».

    Les experts russes ont interprété ces déclarations comme la tentative des États-Unis d’affaiblir encore davantage l’économie européenne, d’autant plus que les pays de l’OTAN sont de toute évidence incapables de faire vraiment du tort à la Russie.

    Jens Stoltenberg avait pour concurrents l’ex-ministre des AE italien Franco Frattini, le ministre polonais des AE Radoslav Sikorski et le chef de la CE Jose Manuel Barroso. Mais le Conseil de l’Alliance a choisi le Norvégien de 55 ans. Après avoir occupé trois fois de suite le poste de premier ministre, il reste toujours l’homme politique le plus populaire en Norvège.

    Andreï Kortounov, directeur du Conseil russe des relations internationales, estime que Stoltenberg est plutôt une figure de compromis :

    « Je crois que c’est une figure de compromis qui fait partie du bloc centriste au sein de l’OTAN. La concurrence à ce poste était assez serrée et à un moment donné on pensait même le confier à un politique d’Europe Centrale aux opinions plus ouvertement antirusses. J’ai l’impression que ce choix témoigne que l’OTAN n’entend pas procéder à une révision radicale de sa politique. »

    Il n’en reste pas moins que Stoltenberg comme nouveau secrétaire général de l’OTAN devra prendre des mesures impopulaires. En réponse à la décision de la Crimée de se rattacher à la Russie, l’OTAN est de fait passée à une politique d’endiguement vis-à-vis de la Russie. Les pays membres devront donc majorer leurs dépenses militaires, estime Nikita Zagladine, professeur à l’Institut de l’économie mondiale et des relations internationales :

    « Les dépenses supplémentaires seront mal accueillies par la majorité des pays européens surtout ceux qui n’ont pas surmonté les conséquences de la crise globale et dont l’économie est mal en point. Par conséquent, les forces de gauche, les « verts », les pacifistes et les autres militants, exigeront que les crédits soient alloués à des programmes sociaux et non pas à l’accroissement du potentiel militaire. »

    Pourtant, dans son intervention à Bruxelles le président Obama a déclaré que l’OTAN allait renforcer ses groupements terrestres et sa marine en Europe de l’Est pour montrer son soutien aux États baltes, à la Pologne et à l’Ukraine face à la « menace russe ».

    Les experts russes ont interprété ces déclarations comme une tentative des États-Unis pour affaiblir encore davantage l’économie européenne, d’autant plus que les pays de l’OTAN sont de toute évidence incapables de porter un préjudice sérieux à la Russie. T

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