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L’OTAN pousse l’Europe vers une confrontation avec la Russie

L’OTAN pousse l’Europe vers une confrontation avec la Russie

© Photo: Flickr.com/ Marines/cc-by-nc (archives)
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L’OTAN intensifie ses activités aux frontières occidentales de la Russie. Moscou n’en sera pas plus conciliante mais cela rendra moins efficace la lutte contre les menaces réelles.

Les manœuvres internationales d’envergure « Iron Sword 2014 » se déroulent depuis le début de la semaine en Lituanie. Y participent plus de 2 500 militaires de neuf pays de l’OTAN : République tchèque, Estonie, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Canada, Lituanie, Luxembourg, Hongrie et Allemagne. Les militaires s’entraînent à opposer conjointement une riposte face à une « menace » hypothétique depuis l’Est.

L’alliance s’est engagée en vertu de l’Acte fondateur Russie-OTAN de 1997 à ne pas déployer en permanence de forces substantielles de combat sur le territoire des pays membres est-européens. Actuellement l’OTAN ne tient plus sa promesse. Des armements lourds sont redéployés des Etats-Unis en Europe de l’Est, l’aviation et la marine de guerre des alliés intensifient leurs activités.

Le cliquetis des armes est une sorte de message adressé par Washington à Moscou pour le contraindre à céder ses positions géopolitiques. La Russie appliquera sans aucun doute les mesures qui s’imposent pour assurer une protection fiable de ses intérêts nationaux. Or, la Russie décline la confrontation, a déclaré récemment le président Vladimir Poutine.

« Le monde n’est devenu ni plus stable ni plus sûr au XXIème siècle. Les menaces n’ont pas disparu. Un foyer de tension sérieux subsiste aux frontières de la Russie dans le Sud-Est de l’Ukraine. Les tentatives de rompre la parité stratégique continuent.

La Russie n’entend pas se laisser entraîner dans la confrontation. Nous sommes ouverts au dialogue égalitaire fondé sur le respect concernant tous les problèmes de l’agenda global et régional ».

Selon le représentant permanent russe à l’OTAN Alexandre Grouchko, les événements en Ukraine servent à l’Occident de prétexte pour durcir la pression sur la Russie. Ayant eu besoin d’un prétexte convaincant pour reprendre la défense territoriale de l’époque de la guerre froide, l’Occident l’a trouvé.

Cependant, le monde a changé. En arrêtant sa coopération avec la Russie, l’Occident affaiblit le potentiel des efforts internationaux dans la lutte contre le terrorisme, la piraterie, la prolifération des ADM, le narcotrafic, l’instabilité régionale. Quelque puissante qu’elle soit aux yeux de ses apologètes, l’OTAN ne saurait à elle seule faire face à ces défis. /N

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