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Cinq djihadistes français condamnés à mort en Irak ont saisi le Comité contre la torture de l’Onu. Ils dénoncent leurs conditions de détention et demandent à la France de leur assurer une protection consulaire, relate l’AFP.

Cinq Français actuellement détenus dans le centre de haute sécurité de Rassafat ont saisi le Comité contre la torture de l’Onu. Tous ont été condamnés à mort en Irak. Ils dénoncent leurs conditions de vie en prison par l’intermédiaire de leur avocat Me Nabil Boudi:

«Des Français subissent des traitements inhumains et dégradants dans les prisons irakiennes. La France est parfaitement informée de cette situation et n’agit pas en conséquence pour y mettre un terme».

La question sensible du rapatriement

Dans une lettre publiée par Libération en janvier dernier, deux d’entre eux avaient déjà évoqué leurs conditions de détention. Brahim Nejara et Fodil Tahar Aouidate avaient décrit différents sévices physiques et humiliations.
«Certains d’entre nous se sont fait torturer et humilier, la pression est tellement forte qu’il y en a parmi nous qui se sont isolés et se sont mis à parler tout seul».


Leur avocat précise encore que la protection consulaire se doit d’«être accordée à tous les Français sans exception». Il plaide en outre pour que l’Onu condamne la France, qui refuse pour le moment de rapatrier les cinq djihadistes.

Début janvier, la garde des Sceaux Nicole Belloubet avait entrouvert la porte à un possible rapatriement des djihadistes incarcérés en Syrie et en Irak, arguant dans Libération que «la donne avait changé». Le Quai d’Orsay continue, lui, d’affirmer qu’ils devaient être jugés sur place, tandis qu’une majorité de Français s’opposent à leur rapatriement.

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Tags:
ONU, Nicole Belloubet, Irak, rapatriement, djihadisme, ex-djihadistes
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