Afrique
URL courte
Par
494757
S'abonner

Les décisions de politique extérieure prises par Trump, notamment celle concernant la marocanité du Sahara occidental, sont «en cours de révision, et la nouvelle administration rendra un verdict basé exclusivement sur un critère qui est celui de l'intérêt national», a déclaré un responsable de l’équipe de Joe Biden au Washington Post.

Lors d’une déclaration au Washington post, un responsable de l’équipe de transition de Joe Biden a affirmé sous couvert d’anonymat que toutes les décisions de dernière minute prises par Donald Trump en matière de politique extérieure, dont celle de reconnaître la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, étaient «en cours de révision».

«Nous avons pris note de ces manœuvres de dernière minute», informe-t-il, soulignant que «chacune est en cours de révision, et la nouvelle administration rendra un verdict basé exclusivement sur un critère qui est celui de l'intérêt national».

Dans ce sens, le Washington Post estime que «tous ces changements peuvent être annulés, mais chacun complique les défis auxquels le Président Biden sera confronté pour donner sa propre direction à la politique extérieure des États-Unis».

Piéger l’administration Biden?

Outre le conflit au Sahara occidental, Donald Trump a réinscrit Cuba sur la liste des pays sponsors du terrorisme international. Le mouvement Houthi au Yémen a été également classé comme organisation terroriste. Le Président américain a approuvé des ventes d’armes controversées, notamment des avions de 5e génération F-35 aux Émirats arabes unis, et instauré de nouvelles sanctions à l’égard de l’Iran.

Toujours selon le responsable, «beaucoup semblent avoir été prises pour cimenter les priorités de Trump [en vue d’une candidature en 2024, ndlr] et créer des obstacles à de nouvelles directions tracées par la nouvelle équipe Biden».

Quid du rôle de Jared Kushner?

Concernant les ventes d’armes à Abou Dhabi et la reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, le Washington Post souligne le rôle du gendre et conseiller du Président sortant pour le Moyen-Orient dans la prise de ces décisions.

«Jared Kushner a fait pression pour des décisions récentes sur des questions telles que la reconnaissance par Trump de la marocanité du Sahara occidental en contrepartie de la normalisation des relations entre le régime marocain et Israël», écrit le journal, ponctuant qu’il «était également derrière les ventes d'armes aux Émirats arabes unis en guise de récompense pour avoir accepté de normaliser leurs relations avec Israël».

Lors de la signature de l’accord de normalisation entre le Maroc et Israël le 22 décembre à Rabat, les États-Unis, qui ont reconnu la souveraineté du royaume chérifien sur le Sahara occidental, ont promis des investissements à hauteur de cinq milliards de dollars dans le pays et la vente de quatre drones de type MQ-9B Skyguardian.

Lire aussi:

Risque de guerre civile: «La situation est bien plus grave que ce que les gens imaginent», selon Me de Montbrial
Une jeune femme violée dans le métro parisien, son agresseur déjà arrêté 11 fois pour des infractions sexuelles
Un sondage donne la personnalité politique préférée des Français
Tags:
Maroc, conflit au Sahara occidental, Sahara occidental, États-Unis, Joe Biden
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook