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La ville de Bossangoa a été reprise par les forces gouvernementales alors que ce fief de l’ancien Président Bozizé était entre les mains des rebelles. Wilfried Sebiro, ministre délégué et conseiller en communication du Président Touadéra explique à Sputnik que ce jour a été longtemps attendu.

Les Forces armées centrafricaines (FACA), soutenues par leurs alliés, sont en train de reprendre le contrôle de tout le territoire du pays où plusieurs groupes armés détiennent des villes et des villages. La dernière victoire en date, la reprise de Bossangoa à 300 kilomètres de la capitale, est emblématique, explique Wilfried Sebiro, ministre délégué et conseiller en communication du Président Touadéra.

«C’est un événement important pour la République centrafricaine étant donné que Bossangoa est le fief où se trouvaient les éléments de la CPC (Coalition des patriotes pour le changement) et l’ancien Président Bozizé, qui lui-même est originaire de Bossangoa, donc c’est de là-bas que ce groupe armé est né.»

François Bozizé est accusé de soutenir la CPC pour renverser le Président Faustin Archange Touadéra, qui depuis sa réélection reconquiert le territoire centrafricain. Plusieurs villes déjà ont été reprises comme Boda, Boali, Bossembélé, Bossemptélé, Beloko et Yaloké et désormais Bossangoa.

​«Ce jour est l’apothéose»

La ville de Bossangoa était entre les mains des rebelles depuis mi-décembre, mais la région subissait les conséquences de la présence des groupes militaires depuis longtemps, souligne le conseiller du Président Touadéra.

«On peut dire que ce jour est l’apothéose parce que cela fait des années que les Centrafricains qui habitent dans cette région ne pouvaient pas accéder à leurs occupations, même aux champs. Aujourd’hui, c’est une joie et un sentiment de liberté.»

«La peur a changé de camp»

La bonne nouvelle a été annoncée sur la page Facebook du Premier ministre Firmin Ngrébada, «l'ordre sera rétabli à Bossangoa et dans toute la préfecture de l'Ouham», s'est-il félicité, en ajoutant: «Il en sera, désormais, ainsi partout!». Wilfried Sebiro se montre solidaire avec le Premier ministre.

«Pour la suite, je pense que la peur a changé de camp, les rebelles vont réfléchir avant d’annexer une ville. Le FACA (Forces armées centrafricaines) aidé par ses alliés est déterminé et son travail va se poursuivre sur tout le territoire de la Centrafrique.»

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