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Le budget 2021-2022 présenté jeudi dernier devant le Parlement kényan par le ministre des Finances, Ukur Yatani, n'aurait pas répondu aux aspirations et attentes des pauvres, selon des ONGs qui ont pointé du doigt un projet qui creusera davantage le fossé des inégalités.

Antonia Musunga, coordinatrice nationale de la «Kenya Fight Inequality Alliance», a souligné, dans des déclarations relayées par les médias kényans, que le Trésor national a reconduit les mesures de TVA pour la plupart des besoins des ménages, une mesure qui contribuera à maintenir élevés les prix des produits alimentaires de base.

«Les Kényans s'attendaient à ce que le Trésor assouplisse le régime fiscal touchant les biens de première nécessité des ménages comme l'alimentation et le carburant, qui sont devenus trop chers pour les foyers du Kenya qui pâtissent encore de la pression économique de la Covid-19», a déclaré Musunga.

Le Trésor aurait dû apporter des changements structurels à l'économie pour garantir que la «reprise» post-pandémie n'aggrave pas encore les inégalités sociales observées sous l'effet de la Covid-19, a-t-elle fait observer.

Même réaction pour d'autres ONGs qui ont relevé que le budget 2021-2022 augmentera le fardeau fiscal sur le citoyen commun.

«Stop Crime Kenya» (StoCK) estime, à ce propos, que les augmentations drastiques des taxes annoncées dans le budget «obligent des citoyens déjà durement touchés à payer pour l'échec du gouvernement à lutter contre le commerce illicite».

Le président de StoCK, Stephen Mutoro, a déclaré que le coût de la vie augmente pour les Kényans à un moment où la plupart des citoyens arrivent mal à joindre les deux bouts, ajoutant que le budget ne comporte aucune mesure pour renforcer la lutte contre le commerce illicite croissant qui prive le Trésor national d'importantes entrées en impôts.

«Les ménages devront payer plus pour les produits essentiels, y compris le pain, le lait pour bébé et l'huile de table, au moment où le Trésor public continue de perdre plus de 150 milliards de shillings d'impôts par an en raison du commerce illicite», a noté Mutoro.

Il a ajouté que le gouvernement doit prendre des mesures efficientes contre le commerce illicite en «fermant les frontières poreuses du pays et en appliquant les lois commerciales».

«C'est la meilleure et la plus juste manière pour obtenir de l'argent qui servira à construire un Kenya meilleur pour tous», a-t-il déclaré.

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