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La corruption est une gangrène qui a terni l’image et la réputation du Congrès National Africain (ANC), parti au pouvoir en Afrique du Sud, a indiqué le Président Cyril Ramaphosa.

«Alors que nous nous dirigeons vers les élections locales, nous constatons que notre peuple se plaint de deux principaux problèmes: Le chômage et la corruption», a déclaré Ramaphosa, également président de l’ANC, lors d’une allocution à la huitième conférence régionale du parti à Mashabane, tenue lundi.

Il a reconnu que «la corruption est une maladie qui a affecté notre organisation et que nous devons d'éradiquer», relevant que «le prestige de l’ANC n'était pas censé être sacrifié sur l'autel de l'opportunisme politique».

Le président a, à cette occasion, admis que les factions rivales au sein du parti au pouvoir et le déploiement de cadres basés sur l’opportunisme et non sur le mérite ont grandement affaibli le parti. «L’ANC ne pourrait survivre que s'il nomme des personnes intègres, crédibles et disciplinées pour servir le mouvement», a-t-il soutenu.

Et d’ajouter que le programme de renouveau du parti visait à «éliminer la corruption au sein de l'ANC», estimant que «la tendance négative au hooliganisme et à la brutalité n'a pas sa place dans notre organisation".

Plusieurs hauts responsables de l’ANC et de l’Etat sont actuellement traduits devant la justice pour des affaires de corruption, dont l’ex-président sud-africain Jacob Zuma, le Secrétaire général suspendu, Ace Magashule et le ministre sud-africain de la Santé, Zweli Mkhize, qui a été mis en congé spécial par le Président de la République.

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