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Donald Trump a profité de son pourvoir de grâce présidentielle pour pardonner amis, associés et des mercenaires américains de Blackwater. Décryptage de ces choix qui font polémique par Marc Ruskin, ancien agent spécial du FBI, au micro de Rachel Marsden. 

Le Président américain a le droit d’annuler les peines liées à des crimes fédéraux, c’est-à-dire des «crimes commis contre les États-Unis» en accordant des grâces présidentielles. Alors que Donald Trump a gracié beaucoup moins de monde que ses prédécesseurs, le fait qu’un grand nombre d’entre eux soient ses amis ou ses associés fait polémique.

Le père de Jared Kushner, gendre de Trump et conseiller principal de la Maison-Blanche, a été gracié par Trump après avoir été reconnu coupable d’évasion fiscale et avoir purgé 14 mois de prison. Paul Manafort, ancien directeur de campagne de Trump, a été gracié et libéré de prison, où il avait été envoyé pour fraude fiscale et bancaire au cours de l’enquête du procureur spécial Robert Muller sur l’ingérence électorale présumée en 2016.

Roger Stone, un allié politique et ami personnel de longue date de Trump, également pris au piège de l’enquête Mueller, a vu dans un premier temps sa peine de prison commuée par le Président, avant d’être finalement gracié. George Papadopoulos et Alex van der Zwaan, également impliqués dans l’enquête de Mueller, ont aussi reçu le pardon présidentiel.

Mais la grâce présidentielle vraisemblablement la plus controversée a touché quatre anciens mercenaires de la société de sécurité privée Blackwater. Ils avaient été reconnus coupables de meurtre et d’homicide involontaire par la justice américaine en lien avec le massacre en 2007 de 17 civils irakiens sur la place Nisour, à Bagdad, pendant la guerre d’Irak.

Alors que le mandat de Trump touche à sa fin, quels pourraient être les derniers heureux gagnants d’une grâce présidentielle? Marc Ruskin est un Français qui a été 20 ans agent spécial du FBI, carrière durant laquelle il a reçu cinq éloges. Également ancien procureur de district adjoint à Brooklyn, New York, il est l’auteur du livre The Pretender: My life undercover for the FBI (Éd. Thomas Dunne Books). Il commente les récentes grâces liées à l’enquête Mueller sur une prétendue ingérence russe:

«Il y a beaucoup de discussions sur la légitimité de cette enquête et la plupart des grâces données par Trump sont directement liées à l’enquête Mueller.»

L’ancien procureur de district adjoint à Brooklyn pointe néanmoins du doigt d’autres grâces, qu’il juge potentiellement plus problématiques: 

«Les grâces qui sont plutôt questionnables sont celles qui ont à voir avec la compagnie Blackwater, en tant qu’agents de sécurité, mais qui ont été dans une situation qu’il faudrait examiner d’une façon plus approfondie pour décider si Trump est allé trop loin en graciant ces types-là.»

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Blackwater, Donald Trump
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