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Mitch McConnell, leader des Républicains au Sénat, estime que l’ancien Président Donald Trump risque encore des poursuites pénales. Et ce malgré son acquittement au terme d’une procédure de destitution somme toute assez symbolique. Décryptage de la situation par Olivier Piton, avocat et spécialiste des États-Unis, au micro de Rachel Marsden.

Bien que Donald Trump ait quitté la Maison-Blanche le mois dernier et ait été banni à vie de Twitter, la classe politique américaine ne semblait parler que de lui la semaine dernière. L’ex-Président faisait l’objet d’une seconde procédure de destitution au Sénat.

Méticuleux et motivés, les Démocrates avaient compilé une kyrielle d’arguments. Les responsables de la mise en accusation avaient exhibé à l’envi des images de l’assaut du 6 janvier dernier sur le Capitole. Événement justifiant à leurs yeux l’accusation «d’incitation à l’insurrection» contre l’ancien Président. Pourtant, le Sénat n’a pas réuni les deux tiers des voix en faveur de la destitution. En fait, seuls sept Républicains ont fini par voter contre Trump. Pas assez pour faire basculer le procès dans le sens espéré par Nancy Pelosi et ses amis.

Alors, affaire classée? Peut-être pas. Bien que la procédure soit close, le chef du groupe Républicain au Sénat, Mitch McConnell, a par la suite déclaré qu’«il n’y a aucun doute, aucun, que le Président Trump est, dans les faits et moralement, responsable d’avoir provoqué les événements de cette journée» du 6 janvier. Est-ce le signe que la classe politique américaine n’en a pas fini avec le turbulent milliardaire?

Olivier Piton, avocat en droit public, préside la commission des lois à l’Assemblée des Français de l’étranger. Il a publié La Nouvelle Révolution américaine et Les transgressifs au pouvoir: Emmanuel Macron et Donald Trump (Éd. Plon). L’essayiste réagit au discours du chef de file des sénateurs Républicains:

«Mitch McConnell aurait mérité la palme du meilleur acteur puisqu’il a voté contre la destitution tout en tenant un discours qui a été probablement le plus violent du côté des Républicains contre Donald Trump. Comment expliquer ça? Parce que, derrière Mitch McConnell, il y a une fracture au sein du parti Républicain.»

Me Piton revient sur la nature de la faille qui divise le parti à l’éléphant après le départ de Donald Trump de la Maison-Blanche:

«Tant que ces élus Républicains n’auront pas rassuré la base qui est très pro-Trump, cette fracture va perdurer. McConnell est le symbole du fait que les élus Républicains exècrent Donald Trump et ne savent pas comment s’en débarrasser.»

Trump sera-t-il visé par des poursuites pénales? Piton en est «absolument persuadé».

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destitution, États-Unis
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