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Le 31 mai 1916, les flottes britannique et allemande s'affrontaient dans une bataille générale hors du commun.

La bataille des avant-gardes

Tout comme les Anglais, les Allemands n'avaient pas détecté la sortie des forces principales de l'ennemi: les sous-marins avaient repéré l'une des escadres de croiseurs de bataille et huit cuirassés mais le QG de Scheer, manquant de temps et d'information, continuait de penser que seule une partie des forces britanniques se trouvait en mer. Le 31 mai en début d'après-midi, le 1er groupe de reconnaissance allemand faisait cap à 347 degrés à une vitesse de 16 nœuds. Les croiseurs légers du 2e groupe de reconnaissance avaient formé un arc à 8 miles du vaisseau amiral Lützow.

Le SMS Lützow,  croiseur de bataille de la Marine impériale allemande
© Wikipedia /
Le SMS Lützow, croiseur de bataille de la Marine impériale allemande

Pendant ce temps, l'avant-garde britannique se déplaçait en zigzag anti-sous-marin avec un cap général de 86 degrés et une vitesse moyenne de 18 nœuds. A 14h00 les Anglais tournaient vers le nord et commençaient à se rapprocher des forces principales de la flotte royale. La distance entre les navires ennemis les plus avancés était de 16 miles. Par beau temps, cela aurait été suffisant pour détecter son adversaire grâce à la fumée de ses cheminées.

Carte de la bataille du Jutland, 14:00
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Carte de la bataille du Jutland, 14:00

Mais la météo restait mauvaise et les ennemis auraient pu ne pas s'apercevoir. C'était sans compter sur le passage du bateau à vapeur danois N J Fjord entre les deux camps. Le croiseur léger allemand Elbing a été le premier à remarquer le navire neutre, et deux destroyers ont été envoyés pour vérification. Quand le bateau arrêté a relâché la vapeur, il a été aperçu par le croiseur léger britannique Galatea.

Croiseur léger britannique Galatea
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Croiseur léger britannique Galatea

Le combat a commencé à 14h28 par un affrontement entre les forces légères de reconnaissance. A ce moment, les forces principales des avant-gardes manœuvraient pour se placer en meilleure position, sachant que les deux parties se trompaient à cause d'une mauvaise interprétation des signaux — ou faute de signal tout court. Ainsi, le signal de drapeau transmis par Beatty à 14h32 indiquant le virage de l'ennemi vers le sud-ouest n'a pas été aperçu par la 5e escadre de bataille, qui devait se déplacer au nord pendant encore 8 minutes et tourner seulement après un signal du projecteur.

Lützow a d'abord pensé que les forces principales ennemies se trouvaient devant lui à cause d'une lecture incorrecte du message d'Elbing, et les croiseurs de bataille allemands ont fait cap vers l'ouest. Puis, après s'être assuré que seulement des croiseurs légers des Anglais avaient été découverts, le chef de l'avant-garde allemande a tourné en direction du nord.

La situation des deux côtés a été très bien illustrée par la phrase de Hipper lors d'une nouvelle accalmie: "Je suis certain qu'un jour les rats de laboratoire de l'académie militaire chercheront à savoir ce que nous pensions. Alors que nous ne pensions pas. Nous n'avions pas le temps pour penser."

Croiseur léger allemand Elbing
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Croiseur léger allemand Elbing

Les croiseurs de bataille se sont découverts pratiquement en même temps — entre 15h20 et 15h24, et à 15h48, après une nouvelle série de manœuvres mutuelles, les Allemands ont ouvert le feu à une distance de 8,4 miles.

Carte de la bataille du Jutland, 15:00 – 17:30
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Carte de la bataille du Jutland, 15:00 – 17:30

Les deux lignes de combat avançaient en direction sud-sud-est avec des caps se rapprochant progressivement, ce qui a valu à cette phase de combat le surnom de "fuite vers le sud". Malgré la supériorité numérique des Anglais — six croiseurs de bataille (1ère et 2e escadres avec le Lion) et une supériorité considérable par rapport au poids de la bordée — les Allemands ont été les premiers à obtenir un résultat notable: à 16h03, après deux salves consécutives du croiseur de bataille Von der Tann tirées sur l'Indefatigable britannique, ce dernier a perdu le contrôle en quittant la formation pour exploser quelques secondes plus tard. 1107 matelots et officiers ont péri avec le navire. Seulement deux ont pu être sauvés.

Croiseur de bataille Von der Tann
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Croiseur de bataille Von der Tann

Le vaisseau amiral Lion a failli connaître le même sort après avoir été percuté par trois obus de 305 mm lancés par le Lützow. L'un des obus a percé le blindage de la tourelle Q de calibre principal et provoqué un incendie, qui a tué tout le personnel de la tourelle — 106 hommes. L'explosion a pu être évitée grâce au commandant d'infanterie de marine Francis Harvey, mort à son poste de commandant de tourelle. L'artilleur mortellement blessé a eu le temps de donner l'ordre de fermer les portes du sous-sol et de l'inonder. Le Tiger a également été sérieusement endommagé: touché par un obus de 280 mm lancés par le Moltke, il a perdu deux de ses quatre tourelles de calibre principal.

Après le naufrage de l'Indefatigable, les belligérants ont marqué une pause. Mais la 5e escadre est rapidement venue en aide à Beatty et les Britanniques ont repris la bataille avec un atout de taille: des canons de 381 mm et le blindage lourd des tout nouveaux croiseurs. De 16h10 à 16h30, la riposte a été très difficile pour les Allemands: le Von der Tann, en fin de file, pionnier des croiseurs de bataille allemands, était attaqué à la fois par deux cuirassés anglais avec des canons de 381 mm — Malaya et Warspite — et le croiseur de bataille New Zealand.

Cuirassés anglais Warspite et Malaya
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Cuirassés anglais Warspite et Malaya

Deux autres cuirassés, le Barham et le Valiant, avec le croiseur de bataille Tiger, tiraient sur le Moltke allemand. Malgré les caractéristiques imposantes des futures "stars" de la Seconde Guerre mondiale, l'arrivée de la 5e escadre n'a pas apporté beaucoup de succès aux Anglais: les manœuvres habiles de deux croiseurs de bataille de Hipper en fin de file et la mauvaise visibilité les ont sauvés de conséquences désastreuses. Dans le même temps, les Britanniques ont réussi à neutraliser deux des quatre tourelles du Von der Tann. Cependant, les Allemands ont une nouvelle fois réalisé un exploit: entre 16h21 et 16h26, le Seydlitz puis le Derflinger ont touché plusieurs fois le Queen Mary. Ce dernier a connu le même sort que l'Indefatigable: l'explosion de la soute à munitions a détruit le croiseur de bataille, tuant 1 266 membres d'équipage dont 57 officiers; les destroyers d'escorte ont réussi à sauver 20 personnes.

Sur le pont du Lion, Beatty a commenté le naufrage du Queen Mary: "Chetfield! Quelque chose ne tourne pas rond aujourd'hui avec nos foutus croiseurs de bataille, vous ne trouvez pas?", demandait-il au chef de son vaisseau amiral.

HMS Lion à gauche de l'explosion du HMS Queen Mary
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HMS Lion à gauche de l'explosion du HMS Queen Mary

A ce moment, la bataille a été rejointe des deux côtés par des destroyers qui avaient reçu l'ordre de torpiller les navires ennemis mais ni les Anglais ni les Allemands n'ont connu de grand succès, perdant un destroyer de chaque côté — les navires lourds avaient manœuvré à temps pour éviter les torpilles. Cependant, dans l'attaque qui a suivi, une torpille britannique a touché le Seydlitz dont les compartiments avant ont été inondés. Les parois hermétiques ont tenu le coup et pendant un temps le navire allemand continuait de tenir la formation en maintenant une vitesse de 19 nœuds.

Les principales forces de la flotte allemande sont alors arrivées sur les lieux en renversant le rapport de force au profit des Allemands. A 16h40, les croiseurs de bataille anglais faisaient demi-tour et la 5e escadre ignorait de nouveau l'ordre de drapeau, poursuivant pendant encore près de 15 minutes l'échange de tirs avec les navires de Hipper en évitant les torpilles. A 16h54, les navires d'Evan-Thomas ont noté l'arrivée des forces allemandes principales et la 5e escadre a fait cap vers le nord derrière les croiseurs touchés de Beatty. La "fuite vers le sud" était terminée.

Vice-Amiral Sir Hugh Evan-Thomas / Amiral David Richard Beatty
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Vice-Amiral Sir Hugh Evan-Thomas / Amiral David Richard Beatty

La bataille des forces principales

La "fuite vers le sud" a cédé la place à une "fuite vers le nord", phase intermédiaire de la bataille d'une heure vingt minutes pendant laquelle les forces principales et l'avant-garde de l'Allemagne se sont unies pour poursuivre les croiseurs de Beatty et la 5e escadre. A ce moment, les belligérants n'avaient pas perdu de grands bâtiments et les impacts étaient relativement rares: les conditions de visibilité laissaient à désirer. A 17h30, les Anglais ont été rejoints par la 3e escadre de croiseurs de bataille de Horace Hood qui avait hissé son pavillon sur l'Invincible. La visibilité, qui se dégradait, empêchait d'apprécier la situation et entre 17h40 et 18h15 les deux camps ignoraient pratiquement la disposition des forces du camp adverse.

HMS Invincible
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HMS Invincible

A 18h15, les Anglais ont commencé à disposer la formation opérationnelle des forces principales, qui s'étaient regroupées en une ligne de 24 dreadnoughts. Les croiseurs de bataille de Beatty — dont le nombre est passé de 4 à 7 avec l'arrivée de l'escadre de Hood — et la 5e escadre étaient placés devant la colonne des forces principales. A cet instant, Reinhard Scheer a compris qu'il avait affaire à toute la grande flotte royale et a commencé à faire demi-tour pour quitter la bataille en direction de l'ouest. Cette manœuvre se terminera à 18h40. Si les Allemands avaient continué de suivre le même cap nord-est, cela aurait conduit à l'encerclement de leur tête de colonne et à la destruction de leurs navires par le feu nourri d'un ennemi bien plus puissant.

Le regroupement des Anglais s'est également terminé à 18h40 mais à 18h20 déjà le duel d'artillerie avait repris — et les croiseurs de bataille étaient à nouveau les premiers participants. Les Britanniques ont connu un certain succès: entre 18h20 et 18h37, après plusieurs impacts, le vaisseau amiral de Hipper, le Lützow, a été neutralisé. Les nuages favorisaient les Anglais qui se trouvaient du côté sombre de l'horizon.

A 18h30, les nuages se sont soudainement dissipés et le soleil a éclairé le croiseur de bataille Invincible. Le Lützow a tiré trois salves et a touché la tourelle de calibre principal, faisant disparaître le troisième croiseur de bataille britannique de la journée dans le nuage de fumée de l'explosion, emportant 1 026 vies et notamment celle de l'amiral Hood. Seulement six hommes ont pu être sauvés.

Explosion du HMS Invincible
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Explosion du HMS Invincible

La coque du bâtiment a été brisée en deux et les deux extrémités du navire, appuyées contre le fond car la profondeur n'était pas élevée à cet endroit, dépassaient encore de l'eau pendant un certain temps. 10 minutes plus tôt, les tirs des cuirassés allemands ont coulé le Defense, croiseur cuirassé britannique avec un canon principal de 234 mm et secondaire de 190 mm, qui cherchait à achever le croiseur léger allemand Wiesbaden immobilisé et sérieusement touché. Le Defense a explosé. Son cousin, le Warrior, a également subi d'importants dommages et a coulé sur le chemin du retour.

D'autres navires ont également été touchés: les cuirassés britanniques ont endommagé les König, Seydlitz, Derflinger, les cuirassés Markgraf et Grosser Kurfürst côté allemand. Le vice-amiral Hipper a quitté le Lützow touché pour rentrer à la base et s'installer avec son QG à bord du Moltke.

Une guerre des tranchées en mer

Après 18h40, les deux ennemis se sont pratiquement perdus de vue. Jellicoe, qui avait enfin concentré toutes ses forces, n'a pas pris le risque de poursuivre son adversaire, supposant que les Allemands avaient placé des mines en eaux peu profondes à l'est de la mer du Nord. La flotte britannique a donc refait cap vers le sud dans l'espoir de couper de ses bases l'ennemi partant à l'ouest. Après la bataille, la décision de Jellicoe sera fortement critiquée: on lui reprochera d'avoir manqué l'opportunité de rattraper et d'anéantir les principales forces de l'ennemi. Beatty, ayant subi de lourdes pertes et s'étant définitivement affirmé dans le rôle de héros auprès du public, a fait partie de ses plus virulents contempteurs.

Amiral John Jellicoe vers 1925
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Amiral John Jellicoe vers 1925

Cependant, le commandant allemand prendra ensuite une décision difficile à expliquer: à 18h55, il repart vers l'est pour se diriger vers le centre de la colonne britannique. Jellicoe a alors une seconde chance: à 19h10-19h12, les cuirassés britanniques aperçoivent de nouveau leur cible et ouvrent le feu sur les croiseurs de bataille allemands. Le Derflinger perd alors deux de ses quatre tourelles et des dizaines d'hommes — mais sans exploser grâce aux améliorations apportées après la bataille de Dogger Bank.

SMS Derflinger
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SMS Derflinger

A 19h18, prenant conscience de son erreur, Scheer décide de battre en retraite sachant que les croiseurs de bataille les plus touchés — le Von der Tann avait perdu ses quatre tourelles principales mais restait dans les rangs pour attirer le feu ennemi — couvraient le retrait de toute la flotte. L'attaque des destroyers avait permis aux Allemands d'éviter de lourdes pertes — en évitant les torpilles, les cuirassés britanniques reculaient en creusant la distance. En quittant la bataille, les destroyers avaient déployé un écran de fumée et à 19h31 les ennemis s'étaient à nouveau perdus de vue.

Beatty s'est alors lancé à la poursuite des Allemands en ordonnant, à 19h45, de mettre le cap sur l'ennemi. Mais les signaux contradictoires du commandant des croiseurs de bataille et du chef de la 2e escadre de croiseurs légers Goodenough ont embrouillé le QG de Jellicoe: premièrement, deux caps différents sur l'ennemi apparaissaient sur la carte; deuxièmement, dans l'obscurité, on ignorait où se trouvait exactement Beatty, tout comme les Allemands qui avaient disparu dans le brouillard et la fumée. A partir de ce moment-là, la bataille touchait à sa fin et la journée commençait à faire penser aux affrontements de la même période sur les fronts terrestres: peu de résultats au prix de pertes complètement démesurées.

Le contact a été rétabli encore quelques fois, tard dans la soirée, mais personne ne disposait du tableau complet de la situation. A 20h40 les principales forces allemandes ont été aperçues pour la dernière fois mais Jellicoe a décidé de ne pas les poursuivre: le soleil se couchait à 21h07 et on attendait une nuit sans lune. Cela rendait très risquée la recherche de l'ennemi dans une zone où pourraient se trouver des mines et des sous-marins. Après minuit, le croiseur cuirassé Black Prince a soudainement réussi à tomber sur les principales forces allemandes mais a été immédiatement détruit à bout portant par le dreadnought Thüringen, et coulé avec son équipage.

Carte de la bataille du Jutland, 17:30 – 21:00
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Carte de la bataille du Jutland, 17:30 – 21:00

La principale tâche incombait désormais aux forces légères — les destroyers des deux camps ont commencé à chercher l'ennemi pour le torpiller. Pendant cette phase, la chance a davantage souri aux Anglais, qui ont réussi à torpiller un cuirassé pré-dreadnought de classe Pommern à 2 heures du matin. Comme il s'est avéré par la suite, les forces principales des deux camps s'étaient plusieurs fois rapprochées l'une de l'autre durant la nuit, mais la visibilité n'avait pas permis d'obtenir des résultats. Au matin, Scheer a pris la décision de rentrer: les lourdes pertes des navires du 1er groupe de reconnaissance et les réserves de carburant des cuirassés ne permettaient pas de compter sur une reprise de la bataille.

Jellicoe, au contraire, espérait retenter sa chance mais ne pouvait plus retrouver l'ennemi. A 3h30, le 1er juin, la flotte allemande est entrée dans le sillage des dragueurs dans la barrière de mines près de Horns Rev. Le Lützow, dont la proue était complètement inondée, ne pouvait plus avancer et a été achevé par ses propres destroyers après l'évacuation de plus de 1 250 hommes. Le Seydlitz, malgré des dommages très lourds, a réussi à rentrer à la base en s'échouant deux fois. A 4 heures du matin, Jellicoe a reçu un télégramme indiquant, d'après la Room 40, que les principales forces allemandes avaient été aperçues près de Horns Rev à 2h30. Mais une heure et demie s'était déjà écoulée et Jellicoe n'a pu que constater le retour de l'ennemi à la base.

La plus grande bataille navale de l'histoire s'est soldée par une certaine confusion, que les deux parties se sont empressées de dissiper en annonçant leur victoire. Les Allemands pointaient les pertes plus importantes de l'ennemi: les Britanniques avaient perdu trois croiseurs de bataille contre un, et au total six navires de premier rang (trois croiseurs de bataille et trois cuirassés contre un croiseur de bataille et un cuirassé pré-dreadnought). Au total, les Anglais ont perdu 14 navires avec un déplacement d'eau total de 111 980 tonnes et 5 672 hommes. Les pertes allemandes se chiffraient, elles, à 11 navires avec un déplacement d'eau total de 62 233 tonnes et 2 115 hommes. Les pertes totales d'effectifs étaient de 6 945 hommes chez les Britanniques et de 3 058 chez les Allemands.

De leur côté, les Anglais motivaient leur victoire par l'incapacité des Allemands à percer leur blocus, sachant que les navires de la flotte allemande revenus à la base étaient en très mauvais état et nécessitaient de longues réparations, alors que le rapport des programmes de construction navale et des puissances n'était certainement pas en faveur du IIe Reich. Les deux camps devaient dès lors procéder à une longue analyse: les Britanniques se sont aperçus que les investissements gigantesques dans la flotte n'avaient pas été amortis sous la forme d'une victoire décisive; pour les Allemands, la flotte, incapable de percer la défense et de contester la domination britannique en mer, devenait un fardeau détournant les ressources des différents fronts de la guerre sur la terre ferme.

 

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

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