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    LE TOUR D’HORIZON DE LA VIE MUSICALE EN RUSSIE

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    Le IVe concours international des pianistes, qui porte le nom du grand compositeur et pianiste russe Alexandre Skriabine, s’est achevé à Moscou par un concert de gala. Il a rallié la participation de 2O musiciens de Chine, de France, du Japon et de Russie.

    Le IVe concours international des pianistes, qui porte le nom du grand compositeur et pianiste russe Alexandre Skriabine, s’est achevé à Moscou par un concert de gala. Il a rallié la participation de 2O musiciens de Chine, de France, du Japon et de Russie. Tous les prix ont été remportés par des pianistes russes.
    Le professeur du Conservatoire de Moscou Mikhaïl Voskressenski, qui a présidé le jury, est convaincu que Skriabine est joué le mieux dans son pays. Cet avis a été partagé par tous les membres du jury.
    Skriabine est beaucoup joué de par le monde, dit Mikhaïl Voskressenki. Il devient de plus en plus populaire et occupe une place à part parmi les grands musiciens pour avoir poursuivi la ligne de Chopin et de Liszt dans la musique russe et créé son propre univers sonore. Dans ses dernières oeuvres son langage musical a beaucoup changé et ses moyens d’expression sont devenus plus complexes.
    Un extrait du concerto pour piano de Skriabine a été joué par le diplômé du Conservatoire de Moscou Alexei Tchernov, 2e prix du concours.
    Le plus jeune concurrent Dmitri Trifonov, qui n’a que 16 ans, a obtenu le 5e prix. Avant le début des auditions, personne ne le prenait au sérieux, car il est difficile d’imaginer à cet âge une compréhension aussi profonde de la musique de Skriabine . Mais après le I ier tour, il est devenu clair que cet élève de l’école de musique Gnessine fera concurrence aux musiciens accomplis. L’exécution de la 5e sonate au deuxième tour a été décisive.
    Le concours Skriabine a une particularité : le public est autorisé à applaudir après chaque oeuvre jouée.. Aussi les auditions se sont-elles transformées en de véritables concerts avec des ovations et des « bravos ». L’élève de la 2e année du Conservatoire de Moscou Guéorgui Voïlotchnikov, lauréat du Iier prix, en a eu plus que les autres.
    Kazan, ville natale de Fiodor Chaliapine, devient une nouvelle fois la capitale de l’opéra mondial à l’occasion du 135e anniversaire de la naissance de cette basse célèbre. Pour ceux qui participent au festival. qui en porte le nom, c’est un événement des plus marquants de l’année.
    « Le festival Chaliapine a ceci de particulier que le chanteur y tient la vedette. A l’époque, où le metteur en scène est le personnage dominant dans l’opéra, nous cultivons toujours l’art de chant », dit Gusèle Haïboullina , qui dirige la troupe d’opéra du théâtre académique de l’opéra et du ballet du Tatarstan. La magnifique « parade des voix » de cette année n’est pas une exception. Une cinquantaine de stars de l’opéra d’Allemagne, d’Autriche, de Géorgie, d’Italie, de Lituanie, de Russie, de Slovénie et d’Ukraine prennent part aux mises en scène du théâtre : par exemple, la meilleure mezzo- soprano de Russie Irina Makarova, soliste de La Scala, qui sera maintenant soliste de l’opéra de Kazan. Le théâtre de Kazan révèle constamment au public de nouveaux interprètes de talent. Telle est notamment le but de la première de l’opéra de Giuseppe Verdi « La Traviata », créé en collaboration avec le chef d’orchestre italien Marco Bohémi, qui coopère depuis plusieurs années avec le théâtre de l’opéra de Kazan, et le metteur en scène français Jeannette Aster.
    L’opéra de Modest Moussorgski « Boris Godounov, dont ne se passe aucun événement musical de Kazan, est devenu la carte de visite de ce festival. Cet opéra a apporté la gloire universelle à Fiodor Chaliapine, qui demeure de nos jours symbole de l’art musical russe.
    Les célèbres chœurs cosaques du Kouban se produiront pour la première fois au siège de l’OTAN à Bruxelles. Programmé pour fin mars, le concert fera partie de la tournée commémorative du collectif de Krasnodar, consacrée au 7Oe anniversaire du directeur artistique des chœurs, compositeur et folkloriste Victor Zakhartchenko.
    L’histoire des chœurs cosaques du Kouban remonte à 1811. Victor Zakhartchenko, chercheur et collectionneur infatigable de l’art folklorique, le dirige depuis bientôt 35 ans. Le répertoire des chœurs est immense : musique sacrée, oeuvres de classiques et d’auteurs contemporains et, naturellement, des chansons folkloriques, non seulement celles des Cosaques, mais aussi celles des autres régions de Russie et d’Ukraine. « Nous essayons de faire en sorte que chaque programme nouveau ne ressemble pas au précédent, a déclaré le maestro. Les voix de nos artistes sont pures, claires, sonores, ont une palette riche et brillante et une multitude de nuances. En outre, nous tachons de transformer chaque oeuvre de musique en un mini-spectacle, a déclaré Victor Zakhartchenko.
    Les chœurs cosaques du Kouban sont le deuxième collectif choral à se produire à la résidence de l’OTAN à Bruxelles. Les concerts, donnés en mai 2OO7 par les célèbres cœurs de l’armée russe Alexandrov, y ont connu un succès retentissant.

    - Le projet intitulé « Les premières du théâtre Marie à Moscou » a servi de prologue au festival théâtral national « Le masque d’or » qui se tient tous les ans. Il a été ouvert sur la scène du Bolchoï par une des meilleures réalisations de la troupe petersbourgeoise de la dernière saison – l’opéra de Richard Strauss « Elektra » , présenté pour le prix « Le masque d’or » dans 5 nominations. Larissa Gogolevskaia a mérité ce prix pour l’exécution du rôle principal dans cet opéra insolite et le plus lugubre de Strauss.
    Jusqu’à présent « Elektra » n’a été mise en scène en Russie qu’une fois, en 1913, également au théâtre Marie sous la direction de Vsevolod Meierhold. Depuis, aucun théâtre russe ne s’était plus adressé à l’histoire antique d’Electre, dévoré par l’amour de son père assassiné et assoiffée de haine envers sa mère . La nouvelle mise en scène au théâtre Marie a été réalisée par le Britannique Jonathan Kent, nominé également pour le « Masque d’or », tout comme le décorateur Paul Brown.
    -Le directeur artistique et chef d’orchestre principal du théâtre Valéri Guerguiev, qui a dirigé la première à Moscou, dit :
    « Elektra » est faite à l’européenne, par de très grands maîtres. Mais je pense que Larissa Gogolevskaia et ses collègues de la troupe du théâtre Marie atteignent les plus grandes hauteurs dramatiques. Grâce à la musique de Strauss, des personnages presque mythiques reviennent au XXIe siècle.
    A l’affiche musicale de février on voit la première de l’oratorio d’Hector Berlioz « L’Enfance du Christ », que fait connaître au public de la capitale le Grand orchestre symphonique Piotr Tchaïkovski sous la direction de Vladimir Fedosseiev.
    Hector Berlioz a écrit « L’Enfance du Christ » en 1854 dans l’esprit de deux oratorios anciens. Dans l’ Evangile, le récit de l’exode de la Sainte Famille en Egypte n’occupe que quelques lignes- chez Hector Berlioz c’est une immense oeuvre musicale de 9O minutes, exécutée par un orchestre symphonique, 8 solistes et deux chœurs : une chorale d’enfants, qui représente les anges, et une chorale mixte. Le plus difficile, selon Vladimir Fédosseiev, était de trouver les chanteurs. Le maestro a invité ceux de France et de Suisse, qui avaient déjà interprété cet oratorio dans leurs pays. Presque tous ils sont venus pour la première fois en Russie et se produisait pour la première fois avec le Grand orchestre symphonique sous la direction de Vladimir Fedosseiev. Après le concert, la basse française Nicolas Courjal a remarqué : « Cet un orchestre puissant, mais son jeu a du raffinement, si nécessaire à l’interprétation de la musique française ».
    « L’Enfance du Christ » n’est pas interprétée souvent. En décidant de le présenter au public, Vladimir Fedosseiev a défini la mission civilisatrice de son orchestre, en rappelant un fait intéressant :
    Avant d’être reconnu en France, Berlioz l’a été en Russie. Il a séjourné en Russie, qui a été la première à le saluer , lui et son oeuvre.
    - Vladimir Fedosseiev partage l’avis d’un autre classique français Camille Saint-Saëns, qui considérait que par sa simplicité et sa tendresse captivante l’oratorio « L’Enfance du Christ » a fait mentir l’opinion toute faite de Berlioz comme un amateur de bruit. L’esprit austère de la légende biblique et les descriptions pastorales de la nature se sont pliés devant son génie. ¬ C’est une musique divine, estime Vladimir Fedosseiev

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