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    Le Bolchoï » de Moscou préfigure l’ouverture de la nouvelle saison par une premi

    Le Bolchoï » de Moscou préfigure l’ouverture de la nouvelle saison par une première internationale : la troupe de ballet du « nouveau théâtre national de Tokyo » présente pour la première fois à l’étranger un spectacle inspiré du roman d’Alexandre Dumas fils « La dames aux camélias ».
    Au Japon, le ballet tient l’affiche depuis deux ans, et son succès évident auprès du public est assuré par des artistes russes, interprètes des rôles principaux, qui collaborent depuis plusieurs années avec le théâtre de Tokyo comme « principales vedettes invitées ». Ce sont le premier danseur du théâtre Mariinski de St. Petersburg Denis Matvienko et la star du Bolchoï Svetlana Zakharova
    A la veille de la première moscovite, Zakharova a fait part à notre correspondant de ses impressions de travail avec des collègues japonais.
    Nous avons pu voir dans ce spectacle comment les Japonais ont maitrisé la culture européenne et apprécier ce peuple laborieux. Les danseurs japonais dévorent du regard nos pédagogues et artistes, répètent immédiatement leurs mouvements, apprennent beaucoup et cherchent à atteindre la même perfection. Certes, le ballet au Japon est très jeune, mais les écoles de danse se développent et forment d’excellents acteurs, dit Svetlana Zakharova.
    La « Dame aux camélias » japonaise est réalisée dans les traditions du ballet classique européen, que le pays du Soleil levant commençait à assimiler il n’y a pas longtemps avec une participation active des pédagogues et danseurs russes.
    La première au Bolchoï est consacrée au 5Oe anniversaire de la coopération russo-nipponne en matière de ballet. Les meilleurs artistes de la troupe Moscovite avaient créé l’école de ballet de Tokyo qui devait constituer le noyau de la troupe de « Tokyo Ballet ».
    L’orchestre du Bolchoï sous la direction de Pavel Sorokine a préparé pour le spectacle une partition, créée sur la base de la musique du compositeur romantique français Hector Berlioz.

    « Quand je joue du violon ou dirige l’orchestre j’ai l’impression de planer quelque part entre ciel et terre… » — dit Vladimir Spivakov, musicien honoré du titre d’Artiste du monde par l’UNESCO. Il vient de célébrer ses 65 ans.
    Quand on passait devant les affiches avec le portrait de Spivakov, on avait parfois envie de lui faire un clin d’œil polisson et amical parce que, il faut bien le dire, le charme humain et masculin que se dégage du musicien défie toute posture d’adoration mêlée de trépidation. C’est quelqu’un de très démocratique à mille lieues de vous bassiner et c’est pour cela qu’il semble si proche et que tous ses projets sont bien accueillis par le public.
    Ses collègues se sont empressés de féliciter le musicien, comme son jeune ami le pianiste Denis Matsouev qui est venu de Sibérie pour participer au concert anniversaire….
    65 ans, mais c’est absolument incroyable! Quand on voit Spivakov sur la scène et surtout après le concert dans sa loge, quand on voit sa silhouette fine et musclée, on se dit que c’est une erreur, qu’il ne peut pas avoir 65 ans!
    C’est un vrai compliment surtout dans la bouche de ce sibérien de 30 ans taillé en athlète et mesurant près de 2 mètres! Cela signifie que le maestro peut être fier de sa forme physique pour ne rien dire de ses qualités professionnelles! Sa vie est encombrée au point que chacune de ses minutes est comptée à plusieurs années de distance. Il dirige l’Orchestre philharmonique national de Russie, le célèbre orchestre de chambre « Les virtuoses de Moscou », la Maison internationale de Musique, située en pleine Moscou, et enfin, une fondation caritative qui porte son nom et à laquelle il se donne vraiment à fond. Il faut aussi y ajouter les festivals internationaux : plusieurs en Russie et un à Colmar en France, plus l’arbitrage aux concours de violonistes, les master classes à Zurich et les tournées à travers le monde entier! Nonobstant tout cela, il trouve le temps pour contacter personnellement les jeunes boursiers de sa fondation, aider les uns à sélectionner et à faire l’acquisition d’un bon instrument et venir en aide aux autres en cas de maladie. « Vous ne pouvez pas imaginer le bien que me fait la possibilité de rendre heureux les autres, — dit Spivakov à propos du travail réalisé par sa fondation. – En 15 ans 91 enfants ont été opérés, 10 000 on reçu une assistance matérielle et 800 sont devenus boursiers de la fondation.
    C’est déjà dans l’enfance que Vladimir Spivakov se distinguait des autres par sa forte personnalité. « Quand nous étudions à l’école, nous autres gamins juifs, étions tout le temps rossés par une bande d’énergumènes se souvient-il. Un beau jour j’en ai eu marre et me suis inscrit dans un club de boxe. Trois mois plus tard, quand nous étions une fois de plus confrontés à la bande, j’ai soigneusement mis mon violon par terre et pour la première fois de me vie, j’ai infligé une bonne riposte. J’ai dû depuis recourir plus d’une fois à mes réflexes de boxeur ». Par exemple, Spivakov a pu tenir tête à un mufle aviné alors qu’il voyageait dans un avion ou à une bande de braqueurs dans un boyau sombre de Paris. Il était également capable de se montrer résolu dans d’autres circonstances. Par exemple, pendant les années indigentes de la perestroïka, il a fait sortit son orchestre « Les virtuoses de Moscou » en une sorte d’émigration créatrice en Espagne par souci de préserver cette formation musicale. Plus tard il a renoncé à un million de dollars qu’on lui donnait pour que les « Virtuoses de Moscou » deviennent « Virtuoses de Barcelone ».
    On l’appelle souvent le lion mondain, mais il affirme qu’il a la vie mondaine en horreur. « J’aime le silence, surtout dans la vie privée », dit-il. Il aime s’entourer de belles choses sans leur vouer un culte et préfère une cuisine simple et le pain bis. D’après le musicien, il est très heureux en secondes noces. « J’aime chez Sati une combinaison de beauté et d’intelligence, — dit-il de sa femme. Je lui sais gré de me faire toujours confiance et de me donner la possibilité de rester seul. C’est nécessaire pour moi ». Et pour cause! L’Artiste est toujours entouré de gens et a en plus une grande famille : quatre filles dont une adoptive et un fils des premières noces. Il y encore un personnage vivant, c’est le violon qui est presque le membre de sa famille! Spivakov l’appelle amoureusement « ma petite Liouba ». Le grand Stradivari, pouvait-il imaginer que son instrument serait un jour appelé d’un nom russe?

    Un cocktail d’œuvres de différentes cultures, époques et nationalités est proposé aux auditeurs par les participants au XIIe Festival international de musique ancienne « Earlymusic », qui se tient à St. Petersburg. « Un carrefour de cultures » — tel est le thème du festival cette année.
    Quelle musique jouait-on à la cour du roi français Louis XIV et dans les palais des Empereurs japonais? Que jouait-on au Moyen Age à la guitare espagnole, à quoi ressemblent les pantomimes cérémoniales avec des chansons en Chine ? Le directeur artistique du festival Andrei Réchétine dit : le désir de présenter les cultures traditionnelles de l’Asie en plus des cultures européennes est venu avec la décision de montrer à ce festival la musique nationale des peuples de Russie. Le tableau est devenu complet.
    En 174O la tsarine Anna Ioanovna a organisé un premier festival des peuples de Russie dans un style baroque, remarque Andrei Réchétine, et il explique : le spectacle s’appelait « Les noces du fou des Golitzyne ». Deux représentants de chaque peuple — un homme et une femme — en costumes nationaux ont défilé avec des chansons et des danses devant St. Petersburg, comme devant toute l’Europe. Le plus important dans ce festival, poursuit Andrei Réchétine, est d’unir les époques — notre temps et tout ce qui nous unit au passé, en l’occurrence — à la Russie du XVIIIe siècle.
    Le festival s’achèvera le 26 septembre, Jour de l’Europe.

    Andrei Réchétine dit que ce jour sera consacré à Dmitri Kantémir, homme qui unit trois cultures et peut-être même plus. Son palais à St. Petersburg est un remarquable monument de culture et d’architecture russe. Auteur de la notation turque et de l’hymne de l’Empire ottoman, c’était un des meilleurs héraldistes de son temps. A Paris, à la bibliothèque Sainte Geneviève, son nom est gravé à côté de ceux de Leibnitz et de Newton.
    Aussi le programme consacré à Dmitri Kantémir comprend-il un concerto d’œuvres du romantique italien Alessandro Rolla, qui était, d’ailleurs, le professeur de Nicolo Paganini, de la musique du temps de l’Empire ottoman par un ensemble de Turquie, ainsi qu’une prestation du collectif russe « Les solistes de Catherine la Grande » avec « La musique des propriétés russes ».

    Le programme « Les grandes personnalités de la culture russe — aux missions diplomatiques et organisations internationales, accréditées à Moscou » a dernièrement été présenté dans la capitale de Russie.
    Ce festival grand et beau, qui s’ouvrira le 26 septembre, durera 3 mois. Les diplomates seront invités dans les meilleurs théâtres et salles de concert, les musées et les galeries d’art, où ils verront et entendront la fine fleur de la culture moscovite. Conçu par le Fonds de soutien de l’art classique « Les Muses du monde » et l’organisation internationale « Rousski Mir », ce projet est parrainé par le Ministère des Affaires Etrangères de Russie. Andrei Nesterenko, chef du département d’information et de presse, considère que la dimension culturelle est une des plus importantes dans le travail diplomatique.
    Le service diplomatique ne peut pas se développer séparément de la culture et de l’art. Aussi la grande mission de la diplomatie nationale est de permettre au corps diplomatique de notre pays, ainsi qu’à nos amis et partenaires de l’étranger de mieux connaitre notre patrimoine culturel – entendre la belle musique, créée par nos classiques, s’initier à la prose, à la poésie et à l’art contemporain de Russie….
    Dans le cadre du projet « Les muses russes — au monde », des artistes de Russie se produisent dans différentes missions diplomatiques — dans leur pays et à l’étranger. Leur talent fait un apport très positif à l’image du pays. La belle Ekatérina Metchétina, une des meilleurs pianistes de la jeune génération, est en mesure d’éveiller par son jeu de 3O minutes plus de bons sentiments envers la Russie que les diplomates et les politiques les plus chevronnés.
    J’ai participé au cycle de concert « Les muses russes — au monde » et me suis produite dans les ambassades en Italie et en Allemagne. J’ai été frappée par l’atmosphère qui régnait à ces concerts, par la bienveillance et la convivialité. Les représentants des missions diplomatiques ont été heureux de saluer les artistes et les organisateurs du projet.
    Donc, le 26 septembre, le corps diplomatique, accrédité à Moscou, est invité à la Maison internationale de musique …







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