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    Une « troika russe » à la Mostra de Venise

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    Trois réalisateurs représenteront la Russie à la 68ème édition du Festival de Venise, le plus ancien des festivals du film au monde qui se déroulera du 31 août au 10 septembre dans l’île de Lido.

    Trois réalisateurs représenteront la Russie à la 68ème édition du Festival de Venise, le plus ancien des festivals du film au monde qui se déroulera du 31 août au 10 septembre dans l’île de Lido.

    Le nom du premier réalisateur de « la troïka russe » est connu depuis le printemps dernier. C’est le grand cinéaste russe Alexandre Sokourov qui présentera, en compétition, son film « Faust » qui était encore en plein chantier au printemps. Sokourov a l’intention d’entrer en lice pour le grand prix du festival, le Lion d’or.

    Ses deux collègues russes vont suivre des parcours différents. C’est ainsi qu’Alexeï Fedortchenko participera pour la deuxième fois au festival comme arbitre dans le jury du meilleur début cinématographique. D’ailleurs, son propre début a justement eu lieu en 2005 à Venise et était plus que réussi. Son film « Les premiers sur la Lune » avait alors reçu le prix du meilleur film documentaire. Mais son vrai triomphe, il l’a connu l’année dernière avec son film « Le Dernier Voyage de Tanya » qui a décroché trois prix : de la presse, du jury oecuménique et « Ozella » pour le meilleur travail de cameraman. Dans « Le Dernier Voyage de Tanya », qui voyage depuis un an d’un festival à l’autre, le réalisateur s’est encore livré à une mystification en montrant au public la vie d’aujourd’hui d’un peuple qui n’existe plus depuis des lustres.

    « Nous avons tourné ce film en nous conformant à l’expression « transformer la tristesse en tendresse » que j’ai tirée du livre du scénariste Denis Ossokine », - raconte Alexeï Fedortchenko. C’est un film-requiem qui place l’homme dans un monde idéal, une sorte d’univers parallèle parce que le monde réel est si repoussant qu’il dégoûte si on regarde sa version télévisée ou cinématographique. J’aime bien mon métier parce qu’il permet de créer des espaces parallèles et y habiter un moment pour transformer la tristesse en tendresse.

    Les espaces parallèles intéressent également le documentaliste Victor Kosakovski, le troisième participant russe au Festival de Venise. De toute façon, son nouveau film « Vive les antipodes ! » en parle justement. Comme il dit lui-même, il y est question des « axes verticaux » qui traversent de part en part le globe terrestre en liant entre eux les espaces géographiques opposés - l’Argentine et la Chine, la Nouvelle Zélande et l’Espagne, la Sibérie et le Chili, les Hawaï et le Botswana. « Les Antipodes » est le dixième film de Victor Kosakovski qui est sans doute promu à un succès encore plus retentissant que son film « Les Belov » qui a un bel assortiment de prix internationaux. Or, « Les Antipodes » ne brigue justement aucun prix au Festival de Venise. Le film a le privilège d’inaugurer le concours de même que le film de fiction de George Cloony « Les Ides de Mars ».

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