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    • Ivan Aïvazovski «Le coucher de soleil sur la Grande Laure. Le mont Saint Athos» © Photo: echo.msk.ru
    • Photo: RIA Novosti
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    Ivan Aïvazovski «Le coucher de soleil sur la Grande Laure. Le mont Saint Athos» © Photo: echo.msk.ru

    Un tableau dont le prix estimé par ses propriétaires ne dépassait pas 10.000 euros a été vendu 920.000 euros par une maison de vente aux enchères de Stockholm. Il s’agit de la toile du célèbre peintre mariniste russe Ivan Aïvazovski «Le coucher de soleil sur la Grande Laure. Le mont Saint Athos».

    L’histoire de cette oeuvre que l’expert de la maison de Stockholm date de 1846 et considère comme «une des plus précoces, belles et importantes oeuvres d’Aïvazovski vendues ces dernières années aux enchères», est énigmatique. Il se trouve qu’avant d’apparaître aux enchères, tableau avait passé 60 ans dans un village norvégien, passant de mains en mains. Au début des années 1950 son propriétaire qui ignorait le trésor artistique qu'il possédait s’en est servi pour ... payer son dentiste. Par ailleurs, les cent premières années de cette toile sont également couvertes d’un épais voile de mystère, dont la façon dont elle s’est retrouvée en Norvège.

    L’expert Ivan Samarine n’exclut pas que le tableau «Le coucher de soleil sur la Grande Laure. Le mont Saint Athos» ait été exposé en 1846 à Théodosia, la ville natale de l’artiste au bord de la mer Noire. Le musée qui s’y trouve actuellement abrite plus de 400 toiles d’Aïvazovski ce qui est la plus grande collection au monde. Mais les oeuvres du grand mariniste ne manquent pas non plus dans d’autres galeries et collections privées. Aïvazovski, c’est toujours «une marque de qualité et de valeur artistique», affirme la critique d’art Marina Matskévitch.

    On connaît bien la prolixité d’Aïvazovski qui estimait lui-même avoir peint environ 6000 tableaux mais on en trouve beacoup plus sur le marché de l'art.

    «D’ailleurs, le mariniste Ivan Aïvazovski a vécu sa vie comme un grand voyage en mer», précise Marina Matskévitch.

    Il sillonnait les mers et avait même peint le tableau «Les monts de glace de l'Antarctique» sans jamais gagner le continent de glaces. Il avait néanmoins traversé l’Atlantique, visité l’Amérique et pris part aux débarquements tout en restant un observateur au-dessus de la mêlée. Ses oeuvres étaient évidemment le condensé de ses impressions qu’il pouvait garder de la Mer Rouge, de la Méditerranée ou de la Baltique. Un jour la presse européenne a répandu la nouvelle de sa mort dans un naufrage dans le golfe de Biscaya. Ce jeune artiste jouissait déjà d’une grande renommée. Sa célèbre toile «La lame de fond» a vu le jour après ce naufrage.

    La manière propre à Aïvazovski est facilement reconnaissable dans le tableau «Le coucher de soleil sur la Grande Laure» vendu 920 000 euros à Stockholm. On y voit une mer démontée vivement éclairée par le soleil couchant derrière le Mont Saint Athos. La toile mesure 83 centimètres sur 117, une taille moyenne pour Aïvazovski. Le nouveau propriétaire a dû évaluer sa beauté à juste titre parce qu’il l’a payé 300.000 euros au-dessus de sa valeur estimée.

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