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    La Russie a "perdu" plus de 300 technologies dans la sphère militaire (expert)

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    Poussée à réduire ses efforts dans la sphère militaire, la Russie a renoncé en quelques années à la mise au point de plus de 300 technologies en matière de défense antimissile et d'aviation, a déclaré jeudi le général Anatoli Sitnov, ex-responsable du ministère russe de la Défense chargé des armements.

    Poussée à réduire ses efforts dans la sphère militaire, la Russie a renoncé en quelques années à la mise au point de plus de 300 technologies en matière de défense antimissile et d'aviation, a déclaré jeudi le général Anatoli Sitnov, ex-responsable du ministère russe de la Défense chargé des armements.

    "Nous avons perdu plus de 300 technologies uniques en leur genre ayant trait à l'aviation et à la défense antimissile", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse à Moscou.

    Selon le général, il s'agit notamment d'un module de transport spatial foncièrement différent des navettes américaines, du gros-porteur aérien Mriya [code OTAN: Cossack, ndlr], d'une station orbitale militaire et de certains développements dans le domaine du matériel balistique.

    "Qui domine l'Espace, domine le monde. Quand nous testions des lasers spatiaux de combat, on nous a dit que l'Espace devait rester libre d'armes, et nous avons cessé ces essais. Or, les Etats-Unis, les ont commencés et ils continuent de tester ce type d'armement", a constaté M.Sitnov.

    Selon lui, la construction de systèmes de défense spatiale n'intéresse absolument pas les milieux d'affaires, car ce domaine n'offre pas de retour rapide sur investissements.

    "La création de systèmes de défense antiaérienne et spatiale nécessite de sérieuses recherches scientifiques. Il s'agit de mettre au point de nouveaux matériaux, de nouvelles substances chimiques, de nouveaux moyens de télécommunications. Ces recherches n'intéressent pas les entrepreneurs actuels, car elles demandent des investissements considérables et ne promettent pas de bénéfices rapides", a souligné le général.

    Et d'ajouter que les sociétés privées se lançant dans ce type d'activités "ne cherchent qu'à se partager au plus vite les fonds publics affectés à ces travaux".

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