Ecoutez Radio Sputnik
    Bouclier antimissile : la cible n’est pas bonne

    Bouclier antimissile : la cible n’est pas bonne

    Défense
    URL courte
    0 1 0 0

    Le sommet de l’OTAN à Chicago auquel l’Alliance atlantique accorde une très grande importance, a été « salué » par le pays hôte par un autre pas en avant dans le déploiement du système de défense antimissile en Europe.

    La Missile Defense Agency américaine rapporte que le missile d’intercepteur Standard Missile 3-Block IB a atteint la cible située à proximité d’Hawaii. C’est ce type de missile qui devra intégrer d’ici à 2015 le bouclier antimissile en Europe, plus précisément en Roumanie et en Pologne.

    Est-ce cet essai du Standard Missile 3-Block IB influencera les négociations entre l’OTAN et la Russie ? L’opinion de Sergueï Oznobischev, directeur de l’Institut russe des analyses stratégiques :

    « La réponse est, bien évidemment, positive. Cet essai sera utilisé par tous ceux qui créent un climat de tensions autour du bouclier antimissile. Ce climat, est l’œuvre des deux parties. Il résulte, avant tout, des agissements maladroits des politiques américains et ceux de l’OTAN qui ne tiennent pratiquement pas compte de la position de la Russie qui perçoit, elle, l’OTAN comme son partenaire. Mais si on est partenaires, il faut lever toutes les ambigüités. Faute de quoi, on se retrouve dans une impasse en provoquant une autre vague de délire et d’idéologisation de nos relations. Cet essai sera, bien évidement, perçu par la Russie comme une autre preuve de ce que son opinion n’est pas prise en compte et comme un signal de ce qu’il faudra préparer des contre-mesures ».

    Autrement dit, si la cible militaire est atteinte, la cible politique, elle, n’est pas bonne et ne correspond pas aux exigences de la situation actuelle.

    Il n’est pourtant pas trop tard pour trouver un accord, estime l’expert. D’ailleurs, lors de la récente Conférence internationale de Moscou consacrée justement aux problèmes de système de défense antimissile le secrétaire du Conseil de sécurité de la Russie, Nikolaï Patrouchev, a proposé d’élaborer une conception qui aurait pour effet de garantir la sécurité de tous les pays du continent européen sans exception. Il serait bien dommage si cet appel de Moscou n'était pas entendu à Chicago.

    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik