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Plus de 30 drones de reconnaissance devraient faire partie de l’armement de l’armée russe d’ici à la fin de 2014, avec notamment la livraison de systèmes Aileron.

Ce sont des systèmes de reconnaissance de courte portée. Le contrat à cet effet sera réalisé par la société Enix, basée à Kazan. La large gamme d’appareils de la mini-classe élaborée par la société comporte notamment la modèle Aileron-3SV et Aileron-10SV, souligne l’expert des systèmes sans pilote Denis Fedoutinov.

« La version Aileron-3SV de ce drone est destinée spécialement à l’armée. Le complexe a passé les tests dans les divisions militaires et a été sensiblement modernisé. Ces appareils pèsent à peine quelques kilogrammes et sont destinés à des missions de reconnaissance dans un rayon allant de 5 à 20 kilomètres. L’appareil peut également fournir des photos et des images vidéo en temps réel. Le complexe sera utilisé par les subdivisions des grades les plus bas du peloton ou de la compagnie. »

Le principal avantage de l'utilisation de ces drones est leur efficacité. Et les unités des grades inférieurs ne dépendront pas de l’information reçue par les grades plus élevés. Le système Aileron est adapté au montage de charges utiles modulaires interchangeables, notamment des appareils photo, des caméras thermiques, et des caméscopes avec un grossissement de dix fois. L'appareil a une vitesse maximale de 130 km/h etpeut atteindre une altitude de 4000 mètres. Le prix du complexe est sensiblement plus bas que celui des complexes Zastava, fabriqués en Russie en vertu du contrat passé entre la société Oboronprom et le groupe israélien IAI. Mais il convient de noter que ce qui coûte le plus cher dans ces systèmes, ce n'est pas les drones, mais leur charge utile, à savoir les caméras photo et vidéo, ainsi que les systèmes de transfert des commandes et des données depuis le drone vers le sol. Outre les appareils de la classe mini, les sociétés russes spécialisées dans l’armement, sont en train d’élaborer des appareils lourds de la classe MALE. Il s’agit des avions de la classe moyenne de très grande portée en vol, explique Denis Fedoutinov.

« Les travaux sur le drone pesant environ une tonne sont menés par Transas, une société de Saint-Pétersbourg. Quant aux systèmes pesant environ cinq tonnes, c’est Sokol, une société basée à Kazan, qui s’en charge. Evidemment, le projet qui intrigue le plus, c’est la collaboration avec Sukhoï. On ne peut que faire des suppositions par rapport à ce projet. Selon les analystes, il s’agirait d’un des drones les plus lourds élaborés en Russie, ayant une masse entre 10 et 20 tonnes.»

La durée de vol des deux premiers drones peut atteindre 20 à 30 heures. En ce qui concerne les appareils fabriqués par Tranzas et Sokol, il s’agirait de la volonté des militaires russes de se doter de systèmes analogues à Predator et Reaper qui existent déjà aux Etats-Unis. Ils sont utilisés avec succès par les Américains lors des campagnes militaires de ces dernières années, notamment en Irak et en Afghanistan. Predator est équipé de deux missiles antichars Hellfire. Quant au véhicule aérien sans pilote Reaper, plus lourd, il peut même être équipé de bombes à guidage laser.

L’avion lourd sans pilote va avoir une portée de vol différente du véhicule aérien sans pilote de la classe MALE. Mais il aura pour avantage la furtivité pour les radars ennemis. Il aura une vitesse plus importante et pourra porter une charge plus lourde. Pour l’instant il n’y a aucune information sur son équipement militaire, mais il n’y a aucun doute que cet équipement sera puissant et efficace.   N

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