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En service depuis 1985, le Giuseppe Garibaldi a combattu au Kosovo en 1999, en Afghanistan en 2001 et en Libye en 2011. Ce porte-avions désormais obsolète pourrait toutefois servir encore à l’armée italienne, une fois modernisé en rampe de lancement flottante pour les fusées.

Au sein de l’armée italienne, un nouveau porte-avions, le Trieste, est en construction et pourrait entrer en service dès l'année prochaine. Alors que l’Italie vise à maintenir deux navires de cette classe en service, l’arrivée du Trieste va mettre à la retraite le Giuseppe Garibaldi, actif lors des guerres au Kosovo, en Afghanistan ou encore en Libye. La flotte pourrait mettre hors service l'ancien porte-avions... ou lui trouver une seconde vie, indique la revue officielle de la marine italienne.

En effet, l’armée italienne envisage de modifier le navire pour qu'il fonctionne comme une rampe de lancement flottante pour les fusées spatiales.

«L'hypothèse envisagée d'utiliser le Garibaldi comme plateforme de lancement a une valeur stratégique considérable pour le pays», a expliqué le magazine de la marine. «Car elle permettrait à l'Italie d'avoir une capacité d'accès autonome à l'espace, ou d'être en mesure de décider quand mettre des satellites en orbite quelles que soient les priorités fixées par l'Union européenne - ou sans avoir à attendre la fenêtre d'assignation (et de partage) de la seule base de lancement actuellement utilisable, à savoir la base française de Kourou».

L’Italie privée des Polaris dans les années 1960

Après la Seconde Guerre mondiale, la Marina militare a modernisé un croiseur alors âgé de 25 ans - également nommé Garibaldi - avec quatre tubes de lancement pour les missiles balistiques américains Polaris. L'idée était que le croiseur devienne un navire de frappe nucléaire, fait savoir la revue.

«Les essais des puits de lancement ont été effectués, qui ont été suivis, jusqu'en août 1962, par les lancements d'essai, à la fois lorsque le navire était à l'arrêt et en mer», note le magazine. Les États-Unis ont finalement refusé de vendre les Polaris à l'Italie, et en 1975, Rome a mis fin à son programme d'armes nucléaires.

«L'utilisation d'un navire comme plateforme de lancement - ce que font déjà un certain nombre de pays et d'entreprises - garantit l'accès aux positions de lancement les plus avantageuses. Naviguez jusqu'à l'équateur et lancez dès que le temps le permet», commente Forbes.

Le prix d’une modernisation et conversion du Garibaldi en plateforme de lancement spatial n’est pas connu. «Il pourrait être moins coûteux et plus facile d'acquérir un navire commercial pour le même but», conclut le média.

Ambitions de la marine italienne

Depuis quelques années, l’Italie ne cache pas ses ambitions navales. D’après un communiqué de MBDA, l’entreprise fournira à la marine italienne le nouveau système antinaval Teseo Mk2/E.

Outre les nouveaux équipements, l’Italie augmenter son activité navale. Le 1er mars, les chefs d'état-major de la marine française, Pierre Vandier, et italienne, Giuseppe Cavo Dragone, se sont mis d’accord pour renforcer leur coopération en Méditerranée, dans le golfe de Guinée et dans la corne de l'Afrique.

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Tags:
Italie, barge flottante, centrale nucléaire flottante, base spatiale, porte-avions nucléaire, porte-avions
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