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    La Russie peut devenir le 15e exportateur du monde en 2004

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    MOSCOU, 24 novembre - RIA-Novosti. La Russie peut devenir le 15e exportateur du monde en 2004. C'est ce qu'a déclaré le directeur adjoint du département des relations économiques extérieures au ministère russe du Développement économique et du Commerce (MDEC) Alexandre Pakhomov.

    Il a indiqué que la Russie occupait aujourd'hui la 17e place pour les exportations et qu'il espérait qu'elle monterait à la 15e place à la fin de l'année en cours.

    Selon lui, les échanges commerciaux de la Russie ont augmenté de 27 pour cent au cours des neuf premiers mois de 2004, ce qui dépasse de trois ou quatre fois les rythmes de croissance du PIB. "Cette tendance se maintiendra au moins durant les deux années à venir", a dit Alexandre Pakhomov.

    Pour les importations, la Russie occupe actuellement la 23e place au monde. Par ailleurs, Alexandre Pakhomov a relevé que la Russie n'utilisait pas encore pleinement son potentiel dans le commerce des services. Le domaine des services représente 55 pour cent du PIB, les chiffres sont les mêmes quant à l'emploi dans ce secteur. Mais le commerce des services ne représente que 20 pour cent de l'ensemble des échanges commerciaux. La Russie est le 29e exportateur et le 22e importateur des services au monde.

    D'après Alexandre Pakhomov, le commerce des services financiers, de transports et d'affaires constitue une réserve du développement de l'activité économique extérieure. Selon le ministère du Développement économique et du Commerce, la Russie "manque à gagner" quelque 10 ou 15 milliards de dollars dans les exportations des services.

    Le responsable a exprimé la certitude que la décision sur la livraison de combustible nucléaire vers les pays de l'UE serait prise dans un proche avenir.

    "Les négociations sont en cours, et nous espérons leur succès," a dit le directeur adjoint du département des relations économiques extérieures du MDEC. Il a relevé que cette question serait examinée au cours du sommet Russie-UE qui aura lieu les 25 et 26 novembre.

    Il s'agit de fournir du combustible nucléaire aux centrales nucléaires des pays d'Europe orientale qui ont adhéré à l'Union européenne au printemps dernier, a expliqué le responsable. "Nos partenaires traditionnels en Europe orientale ont adhéré à l'UE, et celle-ci a une législation très stricte en la matière", a précisé Alexandre Pakhomov.

    Il souhaite régler cette question de façon à ne pas nuire à la Russie.

    Le responsable a fait ressortir que les positions de la Russie et des Etats-Unis à l'égard de la protection des droits de propriété intellectuelle s'étaient rapprochées, bien que le problème persiste.

    Selon lui, la question d'exclure la Russie du système général des préférences (qui permet à la Russie d'importer en franchise des droits et taxes aux Etats-Unis toute une série de produits) est reportée à plusieurs mois.

    Alexandre Pakhomov a qualifié de constructif le dialogue en cours avec les Américains. Selon lui, la mise au point par la Russie de lois sur les droits d'auteur et le secret commercial y a beaucoup contribué.

    Moscou propose également aux hommes d'affaires américains de lancer en Russie la production particulièrement sensible du point de vue de la protection de la propriété intellectuelle.

    La Russie pourra gagner des milliards de dollars grâce au commerce de la propriété intellectuelle, a indiqué Alexandre Pakhomov tout en relevant qu'il n'y avait pas de statistiques concernant le commerce de la propriété intellectuelle même au niveau international.

    Selon lui, à l'heure actuelle, le potentiel en la matière est réalisé en Russie très faiblement.

    Le problème consiste dans le fait que tous les résultats des recherches financées par l'Etat constituent, en vertu de la loi, la propriété publique et ne peuvent pas être vendus par leurs propriétaires réels, a expliqué le fonctionnaire. Il a rappelé que le ministère de l'Education avait déjà mis au point un paquet de documents appropriés. L'année prochaine, cette question serait résolue : les détenteurs réels des droits d'auteur concernant les objets de propriété intellectuelle (instituts de recherches et bureaux d'études) auront le droit des les insérer dans le circuit économique.

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