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    L'inflation a dépassé le niveau prévu par le gouvernement

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    MOSCOU, 8 décembre - (RIA-Novosti). En 2004, l'inflation en Russie s'élèvera à presque 11,5%. Ces chiffres ont été cités par le président de la Banque centrale, Sergueï Ignatiev.

    Il était prévu de réduire l'inflation jusqu'à 8% ou 10%, mais ces plans ont échoué. Le chef de la Banque centrale en a parlé au cours d'une séance plénière de la Douma d'Etat (chambre basse du parlement russe) en présentant les Options principales de la politique nationale unique monétaire et de crédit pour 2005 mises au point par la Banque de Russie.

    Il a fait savoir que les prix à la consommation avaient augmenté de 10,5% au cours des onze premiers mois de 2004.

    Selon Sergueï Ignatiev, l'année dernière l'inflation s'est chiffrée à 12%.

    Parmi les causes essentielles de la baisse trop lente de l'inflation, le responsable a cité la croissance rapide des prix à la consommation, avant tout des prix de l'essence.

    D'après la Banque centrale, les prix de l'essence ont augmenté de 33,6% au cours des onze premiers mois de l'année. Or, ces prix participent à la formation des prix des autres marchandises.

    L'année prochaine, l'inflation devrait osciller entre 7,5% et 8,5%.

    Aux dires de Sergueï Ignatiev, l'objectif principal de la politique monétaire et de crédit en 2005 est de limiter la croissance des prix à la consommation.

    Le président de la Banque centrale a indiqué que les prévisions pour l'année prochaine étaient élaborées sur la base de cinq indices du prix du pétrole Urals : de 22,5 à 35 dollars le baril.

    Suivant ces indices, l'accroissement des réserves de change constituera en 2005 de 7,4 milliards à 34 milliards de dollars, celui de la masse monétaire, de 20 à 32%.

    Au cours des onze premiers mois de l'année en cours, les réserves de change en Russie ont augmenté de 40,5 milliards de dollars. Sergueï Ignatiev a précisé que dans la période analogue de 2003, les réserves avaient augmenté de 20,4 milliards.

    Il a également relevé que l'accroissement de la masse monétaire s'était chiffré à 23% au cours des onze premiers mois de 2004. Selon les prévisions, la masse monétaire augmentera de 35 à 40% à la fin de l'année.

    Le responsable a précisé qu'en 2003, la masse monétaire avait augmenté de 50%.

    Au terme des onze premiers mois de 2004, le taux de change effectif réel du rouble a augmenté de 4%. Sergueï Ignatiev a rappelé que conformément à la politique nationale unique, la Banque de Russie cherchait à empêcher un renforcement du taux de change effectif réel de plus de 7%.

    Il a également indiqué que le taux de change réel moyen du rouble avait augmenté de 6,2% par rapport à l'année dernière, ce qui correspond aux prévisions.

    S'agissant du volume de monnaie étrangère détenu par la population, Sergueï Ignatiev a précisé que celui-ci avait diminué de 3 milliards de dollars au cours des onze premiers mois de l'année.

    En 2003, ce volume avait diminué de 6,6 milliards de dollars.

    La Banque centrale cherche à réduire l'inflation et à empêcher en même temps un renforcement brusque du rouble, selon le responsable.

    Aux dires de Sergueï Ignatiev, une réduction trop rapide de l'inflation pourrait entraîner un renforcement brusque du taux de change effectif réel du rouble, ce qui risque de provoquer une stagnation de la production.

    Ayant reconnu que la baisse de l'inflation et l'arrêt du renforcement rapide du rouble sont des objectifs antagoniques, le président de la Banque centrale a déclaré par ailleurs que la Banque de Russie s'apprêtait à remplir ces deux tâches. D'après lui, dans le contexte d'une énorme dépendance vis-à-vis des prix mondiaux du pétrole, il faut non seulement veiller à l'inflation, mais aussi influer sur l'évolution du cours du rouble.

    Sergueï Ignatiev a souligné que, selon les prévisions de la Banque de Russie, des prix mondiaux réduits du pétrole n'auront pas d'impact sur le cours du rouble, tandis que si les prix du pétrole augmentent, celui-ci pourra se renforcer, mais pas au-delà des 8%.

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