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    Les banques publiques et étrangères domineront le secteur bancaire russe

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    MOSCOU, 21 décembre - RIA-Novosti. Dans les années à venir, l'économie russe sera toujours basée sur la production et l'exportation de matières premières et les banques publiques et étrangères prédomineront dans le secteur bancaire de la Russie.

    Telle est la principale conclusion tirée par les auteurs de l'étude "Evaluation du secteur bancaire de la Fédération de Russie", menée sur commande du ministère fédéral des Finances, par trois consultants ( sociétés d'audit et de conseil KPMG et FBK et par le Centre d'études des rapports budgétaires), rapporte le journal Vremia Novosteï.

    De l'avis des experts, la diversification économique et la croissance soutenue sont impossibles sans des banques fortes, alors que le système bancaire demeure étriqué, à risque et peu réformé.

    Les auteurs de l'étude jugent que le scénario suivant est le plus probable : si les secteurs des matières énergétiques restent prédominants, l'Etat "met en oeuvre des mesures visant à instaurer un climat propice au développement économique". Ce scénario prévoit la création en Russie d'un système de banques privées mais suppose que le marché soit dominé en premier lieu par des banques publiques russes et des banques étrangères qui sont les seules en mesure de financer les grosses entreprises industrielles".

    "On s'attend toutefois à ce que l'influence accrue des banques étrangères prive les banques publiques russes de leurs positions de leader en matière de réalisation des opérations universelles", lit-on dans l'étude. L'adhésion de la Russie à l'Organisation mondiale du commerce et la libéralisation de la législation des changes devraient y contribuer.

    Cette prévision ne semble pas correspondre aux prévisions officielles : les fonctionnaires n'en finissent pas de disserter sur la nécessité de développer le système bancaire national. Depuis des années, le gouvernement met le cap sur le désengagement de l'Etat vis-à-vis des banques. Mais tout porte à croire que ce modèle se réalise pour l'instant mal et que le l'Etat ferait bien de projeter une nouvelle réforme.

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