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    La méfiance des Occidentaux handicape les entreprises russes (Vedomosti)

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    MOSCOU, 23 avril - RIA Novosti. La Russie fait face à de nouveaux défis mondiaux. La conjoncture pétrolière ne sera pas toujours favorable, et l'intégration du pays dans l'économie mondiale doit s'accélérer après son adhésion à l'OMC. Dans les nouvelles conditions, c'est la compétitivité des compagnies russes qui arrivera au premier plan.

    Le facteur confiance et image de marque reste important sur le marché international. D'après une étude réalisée par Trust Barometer, seulement 18% (résultat le plus bas) des tops-managers des pays industrialisés font confiance aux milieux d'affaires russes. Dans le courant de 2006 et de janvier 2007, selon le groupe analytique M&A-Intelligence de la revue Fusions et absorptions, les compagnies russes ont raté 13 transactions internationales pour un montant total de 50,2 milliards de dollars.

    Mais il faut savoir que ce n'est pas l'expansion des entreprises russes en tant que telles que redoutent les Occidentaux, mais leurs particularités de gestion nationales. Or, le dialogue avec les partenaires et le rapprochement des règles du jeu avec les investisseurs potentiels sont indispensables pour déboucher sur un avantage économique direct.

    Cependant, en dehors des investissements, les exportations et les importations peuvent influer sur la compétitivité des compagnies davantage que la clarté des règles du jeu ou la transparence.

    Seulement 20% à 25% des entreprises russes peuvent se considérer comme compétitives. Tel est le résultat d'une étude des industries de transformation russes réalisée en 2005-2006 par le Haut collège d'économie et la Banque mondiale. Toutefois, si une compagnie exporte une partie de sa production, même très faible, sa compétitivité augmente fortement. Dans l'industrie chimique, par exemple, les exportations assurent 20,6% des recettes, et la part des entreprises compétitives du secteur dépasse 45%. Dans le secteur alimentaire, les exportations représentent 2,4% des recettes, et la part des entreprises compétitives varie entre 10% et 12%.

    Les importations ont également un impact sur la compétitivité. L'étude susmentionnée montre que les compagnies les plus compétitives diffèrent des outsiders par la part des importations dans leurs coûts d'achat d'équipements: plus la part des importations est importante, plus l'entreprise est compétitive. Dans le même temps, la structure des importations russes laisse à désirer. Entre 1999 et 2006, le chiffre d'affaires des importations russes a été multiplié par plus de 3, voire par 7,5 dans le secteur des constructions mécaniques. En sept ans, la part des biens d'investissement (par exemple, les machines) dans les importations est passée de 70% à 49%, tandis que celle des biens de consommation a presque triplé en passant de 14% à 39%.

    La même étude montre que les compagnies à participation étrangère parviennent plus facilement à diversifier leurs débouchés, et leurs exportations sont plus nombreuses.

    Cet article est tiré de la presse et n'a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.

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