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    Changements climatiques: le protocole de Kyoto pourrait rapporter 400 millions d'euros à la Russie (interview)

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    MOSCOU, 14 janvier - RIA Novosti. Les projets conçus dans le cadre du Protocole de Kyoto attireront 350 à 400 millions d'euros d'investissements étrangers en Russie, a confié à RIA Novosti Andreï Gorkov, directeur général du Fonds énergétique carbonique relevant du géant électrique russe RAO EES Rossii.

    Le 1er janvier 2008, les dispositions du protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre sont entrées en vigueur. Aux termes de ce document, les Etats signataires se sont engagés à ramener ces émissions à une valeur établie individuellement pour chaque pays par rapport au niveau de 1990.

    Le Protocole de Kyoto permet à la Russie d'attirer des investissements étrangers dans le cadre d'une stratégie dite "d'application conjointe". Cette stratégie autorise les Etats signataires du protocole à financer la modernisation écologique des entreprises dans les pays en développement et à considérer ensuite comme leurs les réductions d'émissions obtenues dans ces pays à l'aide des fonds engagés. La préparation et l'enregistrement de ces projets en Russie sont à la charge du Fonds énergétique carbonique de RAO EES Rossii.

    "De 2008 à 2012, les réductions des émissions de CO2, que nous pourrons réaliser dans le cadre des 94 projets en cours de réalisation, atteindront 55,9 millions de tonnes", a constaté M. Gorkov.

    Selon lui, la réduction d'une tonne d'émissions dans le cadre de la stratégie d'application commune coûte environ 7 euros. "Cela signifie que nous obtiendrons 350 à 400 millions d'euros d'investissements dans notre économie", a souligné le directeur du Fonds énergétique carbonique.

    Selon lui, les petites et moyennes entreprises gérées par les municipalités constituent un potentiel important en matière de réduction d'émissions de gaz à effet de serre. Or, les efforts déployés en ce sens par les PME sont gênés par la complexité des exigences techniques formulées envers les "projets de Kyoto".

    "Le problème, c'est que de nombreuses municipalités se montrent hostiles au Protocole de Kyoto, car les mécanismes de son application sont trop bureaucratisés. Toutes les PME ne sont pas aujourd'hui prêtes à payer 50.000 euros pour la préparation et l'enregistrement des documents, les expertises, etc.", a constaté M. Gorkov.

    "Si nous souhaitons réduire réellement les émissions de gaz à effet de serre, nous devrons simplifier les mécanismes de réalisation de ces projets et diminuer les frais de préparation et d'enregistrement. Nous devons simplifier au niveau national et international les modalités de réalisation des projets conçus dans le cadre de la stratégie d'application commune du Protocole de Kyoto", a conclu le directeur général du Fonds énergétique carbonique.

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