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    Gaz: la Hongrie devient le maillon clé de South Stream (Kommersant)

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    Le gazoduc South Stream (382)
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    MOSCOU, 28 janvier - RIA Novosti. Après la signature vendredi des accords avec la Serbie et l'Autriche, la Hongrie doit devenir le dernier élément du gazoduc South Stream. Selon les analystes, dans cette situation, elle "peut demander n'importe quel prix", surtout dans les conditions des critiques acerbes énoncées par les Etats-Unis au sujet de la loyauté des pays européens envers Gazprom, lit-on lundi dans le quotidien Kommersant.

    L'accord conclu entre la Russie et la Serbie a assuré à Gazprom des conditions très favorables pour le travail dans ce pays. Le géant gazier a racheté à bas prix la compagnie publique NIS et bénéficié d'avantages en matière d'accès au tronçon serbe du futur gazoduc South Stream.

    Les positions de Gazprom sur le marché de distribution du gaz en Europe ont également été renforcées par un accord de coopération signé vendredi avec la compagnie autrichienne OMV. Ce document prévoit le transfert au monopole russe du gaz de 50% de Central Europe Gas Hub (CEGH), filiale d'OMV Gas International. CEGH, dont le siège se trouve dans la ville autrichienne de Baumgarten, est une des plus importantes places de vente de gaz en Europe.

    Les adversaires du renforcement de Gazprom en Europe n'ont pas tardé à réagir à ces accords. Les Etats-Unis y ont vu "l'accroissement de la dépendance économique" de l'Europe vis-à-vis de la Russie. Les autorités américaines ont manifesté une inquiétude particulière au sujet du développement de la coopération énergétique entre la Russie et la Bulgarie et rappelé à l'UE que le projet de gazoduc de Nabucco, destiné à acheminer du gaz en Autriche via la Bulgarie, la Roumanie et la Hongrie était le meilleur moyen "d'assurer la diversification des livraisons de ressources énergétiques vers l'Europe".

    Nabucco doit être mis en service deux ans plus tôt que South Stream, c'est-à-dire en 2011, bien que le projet ne se développe pas très rapidement. Cependant, la semaine dernière, les autorités iraniennes ont annoncé être prêtes à accorder des ressources pour Nabucco.

    Le dernier obstacle principal à South Stream reste la nécessité de conclure un accord avec la Hongrie. Ces dernières années, Gazprom n'a réussi à mettre en oeuvre aucun projet dans le cadre de son partenariat avec le hongrois MOL, malgré des pourparlers sur l'acquisition d'une partie des actifs de transport et boursiers de la compagnie hongroise qui devait, en outre, dresser le dossier de faisabilité de South Stream.

    Mikhaïl Kortchemkine, directeur d'East European Gas Analysis, estime que dans la situation actuelle où la Hongrie, traditionnellement peu encline à se montrer loyale envers la Russie, reste le dernier maillon dans la création de South Stream, Budapest "peut demander un prix fou pour son secteur". D'ailleurs, si les parties ne parviennent pas à s'entendre, Gazprom peut utiliser un itinéraire alternatif passant de la Bulgarie en Grèce puis, par la Méditerranée, en Italie. Mais, dans ce cas, le projet de gazoduc en Serbie sera dans l'impasse.

    Cet article est tiré de la presse et n'a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.

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