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    Croissance russe: 2009, année noire en perspective (journal)

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    L'année 2009 sera la plus morose des dix dernières années pour l'économie russe: la croissance ralentira, tombant à 5% dans le meilleur des cas, et la Russie pourrait entrer en récession selon un scénario plus pessimiste, estiment des économistes interrogés par le journal russe Vedomosti.

    MOSCOU, 27 octobre - RIA Novosti. L'année 2009 sera la plus morose des dix dernières années pour l'économie russe: la croissance ralentira, tombant à 5% dans le meilleur des cas, et la Russie pourrait entrer en récession selon un scénario plus pessimiste, estiment des économistes interrogés par le journal russe Vedomosti.

    Selon l'agence russe des statistiques, Rosstat, la crise d'août-septembre s'est pour l'instant peu répercutée sur l'économie russe, le ralentissement des investissements, de l'industrie et des revenus réels ayant débuté dès le printemps.

    L'économiste de l'agence "Tsentr Razvitia" Valeri Mironov rappelle toutefois qu'au second trimestre, le ralentissement a touché frontalement l'ensemble des secteurs de l'économie. L'intensification de la tourmente n'a toutefois pas concerné l'économie réelle, même si l'expert n'exclut pas une chute de tous les indices en fin d'année.

    L'économiste en chef de la banque d'investissements Troïka Dialog, Evgueni Gravilenkov, estime que la situation en Russie dépendra des marchés internationaux. Si les turbulences mondiales ne durent pas plus de six mois, selon un scénario optimiste, et que les mesures des autorités s'avèrent efficaces, la Russie peut espérer une croissance à 5-5,5%, estime-t-il. Si la crise de confiance se poursuit et que le système de crédit n'est pas renfloué, la croissance pourrait s'enliser à 2-3% voire entamer une récession.

    Si ce n'était la crise mondiale, la Russie pourrait espérer un atterrissage en douceur, la croissance pouvant passer de 7,5% en 2008 à 7% en 2009, estiment les analystes de Goldman Sachs; désormais, une croissance nulle n'est pas à exclure.

    Suite à la crise de 1998, la croissance russe avait atteint son plus bas niveau en 2002, à 4,7%, rappelle Kirill Tremassov de la Banque de Moscou. "Le cycle d'affaires standard dure entre 7 et 11 ans, et nous arrivons tout juste à la 11e année. Nous devrions toucher le fond en 2009", a-t-il indiqué, rappelant que la fuite des capitaux et la baisse du pétrole allaient fortement ébranler l'économie russe.

    Selon les calculs de Ioulia Tsepliaïeva, spécialiste de Merrill Lynch, le solde commercial russe devrait rester positif (65 milliards de dollars) même avec un pétrole à 50 dollars le baril. Cette situation devrait toutefois se répercuter sur les importations. En outre, le gel des projets d'investissement devrait frapper de plein fouet l'automobile et l'équipement, qui constituent plus de la moitié des importations, et le coup de frein au crédit et aux salaires ralentira la demande de produits de consommations importés, estime-t-elle.

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