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    Tony Blair devient conseiller économique du président du Kazakhstan (Presse)

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    L’ex-premier ministre britannique Tony Blair dirigera un groupe de conseillers chargé d’élaborer un programme de réformes économiques pour Noursoultan Nazarbaev, président du Kazakhstan, écrit lundi le quotidien Kommersant . Le nouvel "emploi" de Tony Blair a été annoncé par son porte-parole Matthew Doyle.

    L’ex-premier ministre britannique Tony Blair dirigera un groupe de conseillers chargé d’élaborer un programme de réformes économiques pour Noursoultan Nazarbaev, président du Kazakhstan, écrit lundi le quotidien Kommersant.

    Le nouvel "emploi" de Tony Blair a été annoncé par son porte-parole Matthew Doyle.

    "Blair a aidé à rassembler une équipe de conseillers et de consultants internationaux pour le Kazakhstan. Ils accomplissent un travail important destiné à soutenir les réformes", a-t-il déclaré. Selon le quotidien britannique The Telegraph, le Kazakhstan est très content de Tony Blair.

    "Ses conseils dans le domaine économique et politique sont inestimables", a déclaré une source locale. Les prix des "conseils inestimables", est également plus ou moins connu. Selon certaines fuites d’information, pour ses services de consultant Tony Blair recevra 8 millions de livres par an. Toutefois, l’entourage de l’ex-premier ministre ne le confirme pas.

    The Telegraph rappelle une histoire touchante, lorsqu’en 2000, pendant la visite de Noursoultan Nazarbaev en Grande-Bretagne, "le premier ministre lui a permis de bercer dans ses bras son fils Leo âgé de 6 mois". Depuis, les deux hommes politiques ont établi un "bon contact". Après sa démission en 2007, Tony Blair s’est rendu au Kazakhstan à plusieurs reprises.

    L’activité tumultueuse de Tony Blair en tant que consultant économique et financier après son départ de Downing Street est devenue une fable du quartier. Il a réussi à faire fortune grâce à cela, qui est estimée à 20-50 millions de livres. La banque d’investissement américaine JP Morgan et le groupe d’assurance suisse Zurich Financial Services font partie des clients de l’ex-premier ministre. De plus, Tony Blair est à la tête de la société Tony Blair Associates, qui consulte, en particulier, le gouvernement du Koweït et le fonds d’investissement d’Abu Dhabi Mubadala.

    L’homme politique entreprenant n’est pas très pointilleux dans le choix de ses clients.

    Selon la presse britannique, en se tournant vers Nazarbaev, Blair a trouvé un remplaçant pour le colonel Kadhafi. Les communiqués au sujet de ses relations étroites avec l’ancien régime de Tripoli ont déjà provoqué des grands scandales. Ainsi, en 2010, le fils de Mouammar Kadhafi, Seif al-Islam, actuellement recherché par les nouvelles autorités, a déclaré que Tony Blair était un conseiller financer de son père. A l’époque, le porte-parole de Blair a réfuté ses informations. Mais en Grande-Bretagne on soupçonne réellement que l’ex-premier ministre a contribué à la libération de l’organisateur de l’attentat à Lockerbie, Abdel Basset Ali al-Megrahi.

    Ces hypothèses ont été alimentées par informations disant que Blair se serait rendu en Libye à 5 reprises en 14 mois, qui précédaient la libération du terroriste. Les Britanniques ont également rapporté qu’en 2009 Blair avait tenté de jouer le rôle d’intermédiaire dans une transaction de plusieurs milliards entre Libyan Investment Authority et le russe RusAl (le géant russe de l’aluminium), qui a d’ailleurs échoué.

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