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    La récidive de « l'influenza » financière

    La récidive de « l'influenza » financière

    Economie
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    « L’avenir de l'Espagne est en jeu », a annoncé aux parlementaires - le Premier ministre Mariano Rajoy. Le signal d'alarme a été donné aussi par la Banque de l'Espagne qui a annoncé un grand déficit de liquidité des institutions de crédit du pays. La menace de la nouvelle épidémie financière de « la grippe espagnole » devait obliger les élus nationaux à sanctionner la réduction suivante de 10 milliards des dépenses budgétaires sur la santé publique et la formation. Le sujet sera continué par le commentateur Sergei Gouk.

    Les informations décevantes viennent également de l'Italie. Le pays n’a pas connu depuis longtemps autant de problèmes, y compris ceux essentiels – deux millions de chômeurs et la chute du niveau de vie.

    Les économistes internationaux en vue, notamment le milliardaire George Soros ou l'ancien chef de la Banque Mondiale Josef Stieglitz, Prix Nobel, sont persuadés : l'Europe suit un mauvais chemin. « Le surdosage et l'austérité ne font qu’aggraver davantage la situation », trouve Stieglitz. Il n'y a pas eu de cas où les diminutions des salaires, des pensions et des allocations sociales ont assaini une économie malade. Le pacte fiscal demande aux pays avec de grosses dettes des mesures dont même les États plus forts ne sont pas capables. Voilà l'opinion de Natalia Kondratieva, chef du Centre de l'intégration économique de l’UE à l'Institut de l'Europe : il est impossible de réduire les dépenses et demander la croissance en même temps.

    « L'Union Européenne connaitra une longue période de redressement, d'austérité. Certes, on ne peut pas s'attendre à ce que l’UE ait les grands rythmes de croissance, ou les même moyens. C'est tout à fait évident ».

    À vrai dire, l'Institut allemand de l'économie voit « des germes timides » de l’amélioration de la situation sur le flanc du sud de l’UE : l'Espagne, le Portugal et la Grèce ont réduit le déficit de la balance commerciale. Seulement, la question se pose : comment le feront-ils, si le volume des ventes n'a pas augmenté considérablement ? Aux frais de la réduction de l'importation : au Portugal, par exemple, de 5 %, en Grèce – de 14 %. Mais le cap sur la réduction totale des dépenses, mis par le brise-glace nommé l'Allemagne, est condamné, en fin de compte, Stieglitz en est persuadé.

    Les fondateurs de l'union monétaire promettaient l'arrivée de l'ère de l'harmonisation de l'économie européenne. En fait, l'Euro a lié les mains aux membres du club élitaire, ayant ôté la possibilité des manœuvres financières. Les différences entre les économies des pays de la zone Euro ne font qu’augmenter. Mais le Sud affaibli entrainera dans le précipice aussi ses voisins du Nord, y compris l'Allemagne, met en garde le Président français de l'Académie Européenne Jean-Luc Schaffhazser. Toutefois les investissements du Nord, riches dans les branches d'exportation de l'économie des méridionaux peuvent corriger les déséquilibres économiques.

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