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Une nouvelle Route de la Soie reliera l’Asie à l’Europe

Une nouvelle Route de la Soie reliera l’Asie à l’Europe

fatboyke/flickr.com
Economie
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Les pays de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) pourront rétablir la Route de la Soie sous forme d’un corridor de transport spécialement aménagé. Le ministre chinois de la Recherche et des Technologies, Wang Gang, a annoncé vendredi au sommet de l’OCS à Bichkek (Kirghizie), que ce projet a rencontré le soutien de tous les pays membres de l’organisation. La Route de la Soie rénovée reliera la Chine à l’Europe via la Russie et les Etats d’Asie centrale.

Les membres de l’OCS sont prêts à développer les échanges économiques et commerciaux. Durant les trois derniers mois, des spécialistes de Chine, qui a pris l’initiative de ressusciter la Route de la Soie, ont visité les pays d’Asie centrale – le Kazakhstan, l’Ouzbékistan et la Turkménie. Des ententes ont été conclues au sujet de la réalisation des projets communs pour plusieurs dizaines de milliards de dollars. L’aménagement d’un corridor de transport reliant l’Asie à l’Europe est l’étape suivante de l’essor de ces rapports, remarque Sergueï Sanakoïev, secrétaire de la Chambre sino-russe.

« Il s’agit de créer un corridor transnational traversant le territoire du continent eurasiatique. Comme toujours, l’aménagement de tels corridors en plus de rendre possible la circulation des marchandises et des services prévoient aussi la création de grappes d’entreprises industrielles, de nouvelles productions, de technologies de pointe. Cela veut dire que cela ouvre de plus larges possibilités de coopération dans le cadre de l’OCS lors de la mise en œuvre de cette initiative. »

Le projet est censé mettre en place un réseau routier reliant le Pacifique à la mer Baltique, lever les barrières commerciales, réduire les délais de livraison des marchandises et augmenter les règlements mutuels en monnaies nationales. L’une des variantes possibles de la future Route de la Soie est le corridor de transport « Europe –Chine occidentale ». Il passera par le Kazakhstan, s’approchera de la frontière de la Russie et se prolongera par Orenbourg et les autoroutes fédérales vers Saint-Pétersbourg et le Golfe de Finlande et la mer Baltique. La longueur de ce parcours pourra atteindre près de 8 500 km. Voici le commentaire d’Alexandre Potavine, analyste de la compagnie « RGS – Gestion des actifs ».

« En regardant la carte du monde et en évaluant les possibilités d’aménager une telle route, on verra que les marchandises chinoises seront livrées via la Russie, l’Asie centrale en Europe. Ce projet profite évidemment à la Chine. Il permet de minimiser les frais de transport, étant donné que la Grande Route de la Soie est d’environ un tiers plus courte que la voie maritime, contournant l’Asie et la péninsule Arabique. »

Si on réussit à mettre en œuvre cette conception, la Chine réduira les délais de livraison de ses marchandises. Actuellement les frets parviennent à l’Europe par mer au bout de 45 jours, par le Transsibérien – cela prend deux semaines. La nouvelle voie sera la plus courte et ne prendra pas plus de dix jours. En plus de la Chine le corridor de transport pourra s’étendre à d’autres participants qui gagneront sur le transit et la logistique, et attireront des investissements chinois pour leurs projets de transport, remarque Sergueï Sanakoïev. T

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